Antonio Gambuzza

  • L'effronterie, Me Poggia et le principe de Peter

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    Me Poggia sur son séant installé ne supporte plus le contrôle parlementaire. Rien de plus normal quand le parti que vous représentez fonctionne de manière verticale.

    Notre chevalier blanc de la santé accompli un travail qui se remarque au point que les lobbys de cette branche ont obtenu l’augmentation des franchises pour gagner une meilleure rente légale, à son nez, à sa barbe et sa lutte contre la Lamal.

    Si son approche de la loi sur la police est pragmatique, ses échanges avec le Président de l’ACGe fructueux, il ne peut balayer d’un revers public de la main les critiques de son organe de contrôle. Puisqu'une coalition d’élus s’opposent à la nomination de son conseiller, il faut alors leur expliquer quels seront les tâches et les objectifs en précisant quels résultats sont attendus.

    La légèreté du ton employé par la Presse laisse à penser que Me Poggia prend la chose par-dessus la jambe et pourtant. Jusqu’à présent il a su se préserver des écarts politiques pour se placer dans la droite ligne du ni de droite ni de gauche.

    Avec la LPol, c’est de droite et de Gauche que se fondera le compromis. On peut donc se demander quelle est son intention première d'embaucher le stratège du désastre de cette loi. Faut-il lisser le terrain de cet universitaire pour son accession à de plus hautes fonctions fédérales, laver son honneur et sa réputation, faire valoir une clause contractuelle du précédent contrat ou pire, une volonté de faire ressortir du contour de cette loi des éléments accablants afin d’enfoncer la tête d’un adversaire politique qui ose encore bouger après sa raclée administrative?

    A vouloir prendre dans son équipe au minumum son égal et flirtant avec le principe de Peter, je souhaite au Magistrat Poggia d’avoir dans les mains autre chose qu’un pétard mouillé car je doute qu’après une déconvenue sur la refonte de la LPol il puisse se représenter à une élection ou même pratiquer librement son art oratoire, hors Revue G’nevoise bien entendu.

     

    Antonio Gambuzza    

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  • Hodgers, des panneaux et du béton

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    Diable, la révolution de palais n’a pas pris. Notre système de souveraineté populaire aura mis du temps pour écarter les écueils juridiques et les lois contestable. Non que la volonté des Conseillers d’Etat ne soit pas ferme mais elle s’affirme dans un équilibre triangulaire ceint des électeurs et des élus mais également du courant politique de l’instant. La sensibilité environnementale s’exprime depuis la fin des années soixante mais elle a longtemps véhiculé des à priori rétrogrades et anti capitaliste.

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  • Dal Busco, Maudet et les Blues Brothers.

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    Décidément, la République est une institution qui reflète mal la décence et la rigueur qui animent l’Exécutif de notre canton. 

    La question qui secoue la blogosphère est pourquoi un groupe hôtelier dirigé par deux sociétés d’investisseurs avec lesquels Monsieur Dal Busco aurait forcément eu des relations professionnelles lui a versé 10’000.- 

    La société Manotel décide d’optimiser sa fiscalité au nez et à la barbe du Ministre sortant des Finances et de l’Economie. A ce stade, on peut se demander si ce don est bien arrivé sur le compte courant privé du Magistrat ou sur son compte personnel de campagne. 

    Tout ceci se déroule au début de l’été et visiblement cet argent en repart à la fin; première hypothèse, les vacances et l’envie de faire une pause, de s’éloigner et de peaufiner sa communication ont ralenti les démarches. Deuxième hypothèse, le parti souhaite garder cet argent et Monsieur Dal Busco refuse vu les liens entre son département et la qualité du donneur. 

    Troisième hypothèse, Monsieur Dal Busco souhaite redonner cet argent au parti et ses dirigeants refusent vu la qualité du donneur. Quatrième hypothèse, ne pouvant et ne voulant utiliser les données de son département, il prend contact avec le donneur et lui demande son numéro de compte afin de lui restituer cet argent. Bien évidemment on peut imaginer le manque de motivation du donneur de récupérer son argent pour mille et une raisons qu'il appartient à la justice de comprendre.

    En regard des coûts de campagne, la somme engagée n’est pas importante mais son acceptation pourrait tomber sur le coup de l’acceptation d’un avantage. A ce stade toujours, l’ambiance au sein du parti était surtout focalisée sur le soutient formel d’un certain Barthassat Luc, candidat sortant. La base grinçait des dents car elle préférait présenter des personnes rigoureuses et visionnaires qui honore une idée de la politique et de l'histoire du pays. 

    A l'automne 2019, il est légitime de se demander si l’on a élu les bons représentants politiques  mais une chose est certaine, la répartition des pouvoirs fonctionne. Il est rassurant que tout ne soit pas toléré pendant que la Presse veille au grain pendant que la justice ne fait par de différences entre le citoyen lambda et nos autorités politiques.

    Je ne suis pas un ami personnel de Monsieur Dal Busco mais son parcours professionnel, son accession au pouvoir par le travail, le rassemblement autour de projets et d’idées, son envie de préparer l’avenir et sa rectitude ne permettent de l’éclabousser par l’opprobre et la calomnie.

    La justice enquête, elle reconstituera un pan de faits et d’intentions afin de protéger une idée de la démocratie et du droit. Comme tout un chacun qui a conscience que la justice doit écarter les soupçons qui pèsent sur soi, cet épisode peut s’avérer douloureux et difficile mais si l’envie d’en découdre prime sur la volonté de répondre de ses actes, alors une certain idée du bien-commun est reléguer au second plan et alimente la vindicte populaire. 

    Jusqu’à présent, l’action et le discours de Monsieur le Conseiller d’Etat n’ont que rarement faillis. Tout comme pour son collègue, je me réjouis de voir la distance se creuser entre Monsieur Dal Busco et les turpitudes du soupçon et des irrégularités afin de voir la sérénité prendre le pas sur le doute et la suspicion.

     

    Antonio Gambuzza