01/09/2012

Le bien-être n'est pas égal au PIB

Comment sortir d’une spirale de croissance du PIB pour entrer dans un cercle vertueux du bien-être des populations ?

La question semble peu à propos mais les défis du futur devront se gérer ainsi. Nous pouvons opposer chaque virgule, chaque syllabe à cette équation encore vierge d’analyse économique mais la croissance du PIB n’a aucune incidence sur notre confort de vie.

A cela, je n’oppose ni les lois du libre marché, ni les velléités de bolchévisme primaire ou encore le discours moralisateur de l’écologie. Cela ne supporte non plus aucune stratégie diplomatique. Le bien-être des personnes se mesure simplement à leur foi en leur propre avenir et ceux de leur descendance.

Je suis satisfait que les banques cherchent à augmenter leur capital. Heureux tant qu’elles se limitent à la spéculation du superflu. En revanche, je doute fortement que la monétisation des matières premières vivrières soient de bon augure pour notre qualité de vie. Il ne faut pas oublier que les accords entre  nations se dénoncent unilatéralement. Le droit de succession entre la France et la Suisse en est une illustration. Le vol de données privées par des états tiers en est une autre.

Alors, en tant que pays souverain, nous avons l’obligation de prévoir ces changements de paradigmes qui pourraient « survenuire » et plonger notre système civique dans un chambardement sans précédent.

Le logement, mais aussi les surfaces d’assolement, la puissance industrielle ou financière et le filet social devraient être les indicateurs de nos politiques publiques. C’est à l’aune de ces indices que nous aurons acquis le droit de nous réclamer du groupe des pays industrialisés.

Et le système actuel alors ? Il a fait son temps. Son point d’orgue se répertorie en pleine guerre froide et il n’a plus de raison d’être. Pour que les emplois du tertiaire comme du primaire soient une réalité de demain, soutenu par une volonté éthique et souverainiste, il se pourrait que l’envie d’agir, comme notre îlot en est capable, fasse des émules car la réussite n'en est pas une, tant qu'elle suscite la jalousie; nous devons susciter l'envie.

Et la fiscalité dans tout ça ? Une logique souverainiste fournie toutes les raisons de laisser la responsabilité de chaque état face à sa population. La capacité de survivre dans un monde qui fait fi des simples règles du bien-vivre ensemble sont le pacte social entre les entités politiques et la population.

Plus l’impôt est confiscatoire, plus la dépendance au PIB est grande, et plus nous avons d'ennemis potentiels...

 

Antoine GAMBUZZA

01:09 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Tu parles de la politique avec poésie ; qu il est toujours aussi interrassant de lire ! Mais ce n est pas pour autant qu il m est facile de dire ce que j en pense!

Écrit par : valérie | 01/09/2012

Ma foi, certaines personnes préfèreraient que je me limite à la poésie et je devrais les écouter.

Il est plus facile de parler de sexe que de religion. Alors la politique...
Mais si tu as tant de peine à t'exprimer, avec la crainte de me blesser, prends un pseudo...

Écrit par : Toni | 01/09/2012

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