19/09/2012

Liberté religieuse, liberté de la presse et liberté de penser ?

Cet été, j’ai lu dans un mail: «  la laïcité n’était pas une opinion mais la liberté d’en avoir une ! »

Les divergences entre les religions, tout le monde connaît. Sans vouloir être blasphémateur, encore que, pour parler de l’Islam il faut être musulman, la force surnaturelle qui est défendue par le Coran ne devrait-elle pas faire valoir ses attribus sans intervention humaine? Les insultes devraient donc se payer comptant lors du passage dans l’au-delà ? Alors, qui a-t-il à gagner ? Quelle est la faute à expier ? Pour attirer quelle faveur, l'assassinat se justifie-t-il?

Qu’elle est la force qui peut guider un peuple si ce n’est la profondeur de sa tradition. L’islam (comme le judaïsme ou le christianisme) est une religion totale. Elle donne les modalités de penser, de se marier, de vivre ensemble en favorisant la bonne entente entre coreligionnaires et codifie les habitudes alimentaires. Pas très clair pour une personne qui ne choisi pas sa consommation de protéine animal en fonction de la forme des sabots de sa pitance.

En fait, la force de la foi devrait se mesurer à ce qu’elle nous permet d’être, de surmonter. De part et d’autre, les surréactions ne sont rien d’autre que de la manipulation de masse et du bigotisme intéressé.  "-Si tu brûles un drapeau occidental, je te donne de la nourriture " ou "- je me fais explosé pour ta cause et tu préserves ma famille du besoin" … "-Je défends ta vision du blasphème et j’ai l’exclusivité de commerce sur ta production de pétrole de mai à juillet." ou "- J'assure tes combats contre tes frères et te protège de mon arsenal nucléaire." N’est-ce pas là nos seules préoccupations sur un monde mettant en scène sa propre fin ?

Dans notre contexte social, tous les courants religieux se soutiennent et condamnent plus ou moins fermement les attaques dirigées contre les pactisants. Je peux comprendre que certains fidèles puissent se sentir mal à l’aise avec des publications outrancières à desseins mais ils regardent volontairement une expression artistique qui rendra publique leurs états d’âmes. Rien ne les y oblige mais ils le font…

De même, le rédacteur en chef d'un journal indépendant et commercial qui publie une provocation artisitque sur un sujet qui divise et exacerbe, comment cherche-t-il à rendre convivial la vie entre personnes de culture différente ? Mais est-ce son rôle, sa mission ?

En outre, comment affirmer que ma foi laïque est heurtée à chaque signe ostentatoire, peu importe le culte et la personne ?

Finalement, c’est toujours celui qui parle le plus fort ou qui paie le juste prix qui influence les choix quotidiens de peuples qui ne demandent qu’une seule chose ; vivre souverainement et sans influence extérieur.

 

 

Antoine GAMBUZZA

21:51 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.