23/09/2012

Air du temps d’ici et d’ailleurs, d’ailleurs.

Un coup d’œil dans le rétro de la semaine pour constater que la situation est critique. Elle se mure dans une guerre de tranchée entre partisans d’une lecture commune mais stricte de leurs dogmes. Il est légitime de défendre ses intérêts et, dans le concert international, la planche est plus savonneuse où la misère règne en toile de fond.

Comment ne pas s’offusquer de déclarations orientées qui haranguent l’appel des peuples souffrant du manque de confiance en leur avenir, de prestations sociales, en quête permanente de stabilité, fuyant leur condition de vie parfois indigne.

La dignité de chaque individu trouve la force de continuer son chemin dans un espoir de vie meilleur. Cette dignité est implacablement limée par la force de conviction des dirigeants en place, cherchant à sauvegarder les valeurs traditionnelles de l’institution qu’ils endossent, plus qu’ils représentent. A tel point qu’ils discréditent leurs propres fanatiques afin de ne pas heurtés les indolents de régions se situant à des milliers de kilomètres et qui eux encouragent des actions punitives.

Dans ce concert de tambour en cacophonie, l’expression contemporaine des rythmes nationaux éclaire une nouvelle foi l’adage ; qui paie commande. Contrôler une capitale sportive est synonyme de contrôle d'un pays. 

Pendant le développement de l’ère industrielle, la puissance militaire a permis, à ce qui deviendra l’occident, de conquérir des pays et, dans une stratégique de bonne gouvernance, se partager le tiers-monde. Ce même tiers-monde qui dépasse ses propres limites, puisque toutes nos ficelles économiques y sont fidèlement reproduites, en se plaçant dans la continuité de notre dépendance énergétique. Le Maitre devient peu à peu le domestique et, se faisant, adoptent une position de sollicitude afin de préserver l’essentiel de son lustre passé.

A y regarder d’un peu plus près, le constat d’abandon des valeurs républicaines héritées des lumières est patent et, dans leur propre patrie, les garants de notre liberté individuelle sont cloués au pilori sous prétextes de conciliation et de maladresse.

Lors des précédentes conquêtes, la population avait le mérite de regarder son ennemi avant de le combattre. Aujourd’hui, pire que les armes de destructions massives, l’économie écrase l’homme de la rue d’ici et ailleurs, le comprime dans son carcan opérationnel, en réduisant à néant les aspirations légitimes de chaque région du monde.

 

 

Antoine GAMBUZZA

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