23/09/2012

Politique, Argent et presse-papier.

Alors que le budget 2012 est loin d’être sous toit et, voulant précéder le mécanisme de frein à l’endettement afin de mener en tête une campagne qui légitimera la diminution de prestations sociales, tel les frères Dalton, la droite part en ordre de bataille avec la conviction que leurs deux blocs suffiront à faire vaciller le vote du souverain.

Si personne ne mord la main qui le nourri, il n’est pas nécessaire de l’embrasser non plus. Cet avilissement à l’argent exogène en devient presque indécent. Mieux, j'en ai vu certains se faire le chantre de la morale... Contrairement à une nation, la richesse d’un peuple se mesure aux conditions-cadres qui prévalent à ses emplois, ses infrastructures et son filet social mais également à sa représentation politique. Pour se faire, le pays doit être économiquement viable et les conditions-cadres qui font le succès de notre pays sont dues à ECONOMIESUISSE plus qu’au génie de leurs représentants politiques.

En ces temps de crises répétées, notre souveraineté fiscale et financière aurait pu se prollonger de vingt ans, en ne meurtrissant pas le sentiment patriotique par une capitulation devant un « machin » historiquement fait pour se prémunir des géants mondiaux de l’acier.

Mais le couperet est tombé et notre légitimité est insignifiante car ce n’est pas la somme des fortunes sous gestion qui donne du poids politique mais les alliances militaires. Et là aussi, on ne se mélange pas. Les puissances nucléaires européennes nous ont fait reculer fiscalement et politiquement sous couvert de standards de l’OCDE. Personne n’est dupe mais bizarrement cela n’est jamais évoqué.

S’il devait y avoir qu’une seule proposition du bloc populiste à retenir, c’est une armée conventionnelle capable de stopper des attaques directes sur toute notre frontière. Pour le reste cela s’arrête là. Nous rendrions ainsi confiance aux clients d’une Suisse réellement indépendante et neutre, adoucissant même le discours de certains dirigeants à notre égard, tout en soutenant notre population présente dans nos montagnes. De la diplomatie musclée et du soutien à la vie rurale. Certes cela à un coût mais cela rapporte bien plus et surtout, c'est aussi cela la Suisse.

Et à l’intérieur de nos frontières, quel visage pour la police ? A Genève, bien que cela ne soit pas simple, la base des deux corps de police doit être commune. Une formation, une mission, une seule grille salariale, une centrale d’appel mais deux employeurs. L’un cantonal et l’autre communal, chacun dans ses locaux, avec ses horaires et sa gestion du personnel.

Alors que les partis traditionnels, de la gauche à la droite, désertent le sujet et envoie au casse-pipe leur champion ou préfèrent les fauteuils cossus des autres dicastères, seul le bloc populiste de droite s’approprie cette thématique et peut compter sur une presse plutôt favorable à leur coup d’éclat, soit par fascination, soit idéologie.

Mais quand les journalistes jouent à Machiavel, la question des dérives et des abus ne se limitent pas qu’aux délinquants financiers. Mais ça, c’est un autre débat.

 

 

                                                                                           Antoine GAMBUZZA

18:22 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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