23/09/2012

Rue piétonne, non et alors ?

Le refus du projet de financement des 50 premières rues piétonnes est enterré. Est-ce le choix des premières rues concernées, la compensation des places de parkings qui a divisé les partisans, l’effet NIMBY ? Ne serait-ce pas simplement du à un très mauvais calendrier ?!

La congestion du trafic pendulaire, l’absence de transport collectif performant comme le CEVA et, peut-être, un euro qui encourage la désertion des commerces de la place pour s’adonner à cœur-joie au tourisme d'achat n'auraient pas simplement eu raison d'une bonne gestion de sa propre vie de quartier? Même l’essence y devient concurrentielle, sans compter sur la légitime question; et si un jour j’irai vivre là-bas ? Bref, des questions qui ont eu raison de la logique du bien-être chez soi.

Certains auront pris cette question très à cœur en se sentant méprisés, traités comme des moins que rien, des cochons de payants ai-je même pu lire. En réalité, la circulation professionnelle ne peut que s’améliorer si le trafic individuel se voit reléguer aux second plan et aux loisirs. Le libre choix du mode de transport ne veut pas dire que l’habitant des Grottes doit supporter un trafic pendulaire incessant et, soyons positif, appelé à se développer jusqu’en 2017 au moins. 

Alors quand je lis que les bourgeois-bohèmes de la Cité sont des égomaniaques centrés sur la branchitude, je me pose la légitime question ; est-ce un mal ? Les Chamoniards se battent contre le trafic poids-lourd et ne sont pourtant pas taxé de gauchiste, de khmer vert ou mieux encore, d’ayatollahs de la décroissance!

Le commerce de détail, les livreurs, les artisans souffrent de la circulation dense des heures de pointes et ne dérange pas le quidam qui se procure son pain frais avant de partir au travail. Il est certain que l’anarchie du transit genevois perdure et que le moment pour lancer une telle initiative ne pouvait pas mieux tomber.

Son application si précoce frise, il est vrai, l’entêtement. La campagne n’a pas su convaincre les genevoises et les genevois de la comme du bout du lac que le trafic pendulaire commence après son propre pâté de maison. Et quelque chose me dit que ce n’est pas près de changer.

 

 

                                                                                   

                                                                                                Antoine GAMBUZZA

21:09 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.