25/09/2012

Ecce homo sweet homo

Intéressant sujet qu’est l’homoparentalité. Pour commencer, l’adoption par un célibataire homosexuel est parfaitement légale. Que se passe-t-il lorsque le choix de se mettre en couple se présente, l’enfant est-il retiré ? Même pas. Alors quel effet à cela ? La morale mon bon monsieur.

Car finalement, quoi d’autre que la morale pourrait guider la réflexion. Les phénomènes de société ne sont pas là pour dicter l’agenda politique, encore moins les textes de lois. Canonique dites-vous? 

Il est parfois édifiant de constater que la loi civile endosse aisément les vices de ses paires religieux. En se sentant la responsabilité séculaire de la stabilité humaine, où se situe la différence entre le spirituel et le temporel ? Mais je m’égards…

Pas tellement si je considère que l’évolution selon Darwin si chère à la société publique, pousse vers le changement. Mais voilà, serions-nous tellement dévalorisé si cela devait s’avérer avilissant pour une frange de la population? L’évolution doit-elle ressembler à un record du monde, la performance se doit -elle d’être remarquable et toujours plus difficile à surpasser ? Alors que les comportements sociaux innés, avant même l’avènement de l’humanité, ont toujours régis les codes entre groupe, voilà qu’une majorité de personne, élues, s’élèvent en chantre de la bonne mesure et du bon goût. Leur côté jet-setter sans doute!

Étonnamment, tout ce qui aurait trait au sexe ne serait pas considéré comme faisant partie de l’évolution mais de dégression. En effet, il s’agit rien de moins que de botter en touche les droits qui régissent les fondements universels de chacun et qu’il faut administrer tel un remède aux identités sexuelles, marginales et marginalisées dans ce contexte.

Donc, selon l’avis qui prévaut dans le camp conservateur, l'Homo ne vaut guère mieux qu'un alcoolique, un sdf ou un cas social. Il mériterait, selon certains, la citoyenneté à l’essai et une mise sous tutelle de ses débordements affectifs. Je me demande même pourquoi le droit supérieur lui octroi la possibilité d’adopter des animaux. Mais non, soyons magnanimes, tant que ce même Homo ne trouble pas l’ordre public, ne l'aliénons pas trop…

Je suis parfois "caricaturâle" et rarement je m’intéresse à ce qui agite le pantalon de la personne avec qui je travaille ou je bois un verre. Cependant, la loi doit faire respecter la sphère privée et doit faire abstraction de cet aveu. De la même manière que je ne soupçonne pas l’oncle de chaque amie de l’avoir abusée ou chaque personne de retour de ses vacances balnéaires d’être un dangereux terroriste, je ne fais pas de procès d’intention.

Alors par souci affectif pour les uns ou par logique de faire appliquer ce qui leur serait agréable pour les autres, ouvrons le droit à l’adoption pour tous sans état d’âme. A moins qu’une prime SDF (sans droit de filiations) soit versée à titre de dépend, à défaut de prestations d’invalidités !

 

 

Antoine GAMBUZZA

17:54 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

C est bien joli tout ça ! Enfin surtout la dernière partie! Je maintiens toujours ma pensée , du moment qu il y a un équilibre autour de l enfant , je ne vois pas pourquoi on priverai un Homo à devenir parent!
Tout le monde juge sans connaître , et cela deviens désespérant
!

Écrit par : MOA | 25/09/2012

Je regrette, je ne comprends pas votre commentaire. L'équilibre auquel vous faites allusion se définit comment et sur quel critère?

Écrit par : Toni | 25/09/2012

Les commentaires sont fermés.