14/10/2012

Constitution bis

Alors que l’heure d’été continue à rythmer notre quotidien, le peuple genevois s’est prononcé en faveur d’un nouveau texte constitutif.

Signe des temps, le pour et le contre étaient au coude à coude. La différence s’est jouée sur le fil, dans une campagne mensongère qui a distingués les belligérants sur des principes futiles.

L’argument le plus fallacieux en faveur de ce nouveau texte fondateur fût la promesse de nouveaux logements, car dans les deux cas, la loi en vigueur ne sera pas modifiée et le temps qui séparera les déclassements en constructions habitables ne changera pas d’un iota.

Ce que nous gagnons, c’est la personnification du pouvoir. Désormais, un homme sera Monsieur Genève aux yeux de la Suisse et du monde. Dans notre belle république, c’est connu, les hommes de valeurs et de morales sont légions. Il faut espérer que les lois qui régiront ce nouveau statut sauront préparer la population à une mesure de destitution pour des fautes reconnues comme étant grave.

Mais passons au camp des opposants. Durand la campagne, ils ont martelé que chaque argument avancé par les supporters du oui apportait une pierre à leur édifice. Force est de constater que les aveux de faiblesses ne convainquent plus le citoyen-électeur. Le temps disponible à une cause ne suffit plus à faire recette.

Une campagne se prépare comme une bataille rangée. Il me semble qu’une société de communication et des moyens financiers pour épandre cette bonne parole devraient faire leur apparition car les arguments bisounours sur l’état de la planète ne rendent pas service à une cause encore plus importante que ces différents politiques ; la maitrise de notre destin, que les vainqueurs du jour n’assurent guère mieux, mais qu'ils vendent avec conviction.

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