30/10/2012

La formation continue

La qualité de l’enseignement n’est pas identique partout. Les universités économiques du pays font notre renommée depuis un canton traditionnellement tourné vers la broderie, mais elles souffriraient d’un manque d’intérêts de ses élèves naturellement tourné depuis leur bassin linguistique. A l’inverse, chez les welches, les élèves obtenant une maturité fédérale se retrouvent au chômage après leur parcours universitaire car la création d’emplois intellectuels se cantonne dans les idiomes du langage germanique.

Alors, comment inverser la tendance du chômage universitaire? En abaissant les exigences côtés alémaniques ? Adieu leur réputation de gestion. En diminuant les places universitaires chez les grecs helvétiques ? ça commence à prendre forme.

Mais le pire dans tout ça, c’est bien l’aveugle persévérance que préconise le Conseil Fédéral en misant sur un modèle économique qui se met en quatre pour se sauvegarder alors que les fonds qui le nourrissent deviennent exsangues sous nos latitudes. 

Le produit du pétrole se tourne vers d’autres places économiques, non par perte de notre secret bancaire, mais bien pour des intérêts particuliers et légitimes. Les pays producteurs de pétroles sont acteurs de leur succès et préfèrent être cotés en bourses dans un environnement qu’ils maitrisent plutôt que chez des mécréants impérialistes qui se fourvoient dans la création de produits structurés toujours plus complexes et qui finissent par nous sauter au visage. A chacun sa politique de terre brûlée mais je doute que ces même pays apprécieront de se faire tondre à chaque bulle spéculative. Après tout, c’est aussi cela, la souveraineté.

En résumé, il nous faut des matusards alémaniques pour l’aveugle respect de la hiérarchie et des manoillons romands pour la maitrise verticale de la population. Dans la hiérarchie, mondiale, nous ne pesons pas lourd. Il va s’en dire que l’orientation de Monsieur SCHNEIDER-AMMANN se profile avec cette même logique et le dernier de ses mohicans est bien romand.

 

                                                                                                     Antoine GAMBUZZA

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14/10/2012

Constitution bis

Alors que l’heure d’été continue à rythmer notre quotidien, le peuple genevois s’est prononcé en faveur d’un nouveau texte constitutif.

Signe des temps, le pour et le contre étaient au coude à coude. La différence s’est jouée sur le fil, dans une campagne mensongère qui a distingués les belligérants sur des principes futiles.

L’argument le plus fallacieux en faveur de ce nouveau texte fondateur fût la promesse de nouveaux logements, car dans les deux cas, la loi en vigueur ne sera pas modifiée et le temps qui séparera les déclassements en constructions habitables ne changera pas d’un iota.

Ce que nous gagnons, c’est la personnification du pouvoir. Désormais, un homme sera Monsieur Genève aux yeux de la Suisse et du monde. Dans notre belle république, c’est connu, les hommes de valeurs et de morales sont légions. Il faut espérer que les lois qui régiront ce nouveau statut sauront préparer la population à une mesure de destitution pour des fautes reconnues comme étant grave.

Mais passons au camp des opposants. Durand la campagne, ils ont martelé que chaque argument avancé par les supporters du oui apportait une pierre à leur édifice. Force est de constater que les aveux de faiblesses ne convainquent plus le citoyen-électeur. Le temps disponible à une cause ne suffit plus à faire recette.

Une campagne se prépare comme une bataille rangée. Il me semble qu’une société de communication et des moyens financiers pour épandre cette bonne parole devraient faire leur apparition car les arguments bisounours sur l’état de la planète ne rendent pas service à une cause encore plus importante que ces différents politiques ; la maitrise de notre destin, que les vainqueurs du jour n’assurent guère mieux, mais qu'ils vendent avec conviction.

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09/10/2012

Constituons notre avenir.

A 6 jours d’une votation historique, 10% de la population s’est prononcée pour ou contre une nouvelle constitution.

Les arguments pour sont légions et ceux contre le sont tout autant. Alors pourquoi si peu d’intérêt pour un texte fondateur ? La modification des armoiries ne plait-elle pas ? Zurich ne les arborent pas sur son étendard. Le langage héraldique fait-il défaut ? L’apparentement à une bourgeoisie médiévale n’est plus d’actualité !

Alors quoi ? Les mensonges de certains opposants, l’absence de campagne médiatique ou encore le manque de clarté pour la mission des constituants ? 

Finalement, peu importe les raisons de dire oui ou non, ce qui compte c’est l’action civique afin de faire mentir un vide que l’ancienne et la nouvelle mettent en avant ; le quorum participatif.

Comment peut-on qualifier la distorsion qui existe entre les obligations d’un groupe associatif pour siéger dans un hémicycle et le vide obligataire que ces mêmes élus se permettent de laisser envers le corps électoral.

Il est certain que ce quorum ne pourrait se limiter au 7% nécessaire à la réussite électorale et qu’il serait illusoire de le multiplier au nombre de formations élues. Il en est ressorti 11 formations associatives, issues des partis traditionnels ou non, voire en listes subsidiaires, pour se réunir pendant 4 ans afin de nous faire oublier un texte qui semble avoir pris la poussière.

11 formations qui devraient s’attendre un raz de marée pour atteindre le nombre de 77% de participation et se sentir pleinement satisfait du devoir accompli! ... limitons l’écueil à 77% des 32.93% d’électeur qui avait participés au lancement des travaux le 19 octobre 2008 et espérons que le quorum sera atteint…

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