06/11/2012

Pendant ce temps, la Chancellerie prépare le bloc opératoire.

De quoi en faire rêver certains ou en effrayer d’autres, c’est un constat sans appel: La Ville est à 100% à gauche. Le PDC genevois est une force politique qui se situe à gauche de ses camarades de l’Entente; le cœur à gauche et le porte-monnaie à droite. Si cela ne suffit à les taxer de gauchiste, c’est bien leur explication du centre. En politique démocratique, le centre n’existe que dans le fantasme redondant d’un passé bolchévique. Au début du XXIème siècle, ère de la Chine capitaliste, la crainte d'être taxé de cocos fait toujours sensation. 

Leur filiation chrétienne semble instiller un noble sentiment de supériorité qui devrait rendre leurs détracteurs moins séduisants, inférieur voire pleutre… Force est de constater que ce n’est pas encore d’actualité. L’attitude « junior partnaire » du PDC semble être mue par une indicible volonté d’en faire un avantage qui au final affaiblit son action.

Si je m’échine à faire cette démonstration, c’est suite à un article paru dans Le Matin du lundi 5 novembre et qui met le feu aux poudres. Selon les dires de Mr BARAZZONE, en terme de sécurité il faut travailler avec l’Etat, mais également les communes. C’est pourquoi il s’entretiendra avec le magistrat cantonal en charge de la sécurité avant d’entreprendre son action (sic).

A moins que j’aie mal compris, Mr MAUDET aurait la compaisante tâche autoproclamée sans base légale, de planifier une sécurité en Ville avec les deniers des 45 contributeurs de la République. Gendarmerie et APM Ville-de-Genève main-dans-la-main sous la houppe du Canton, pendant que le dernier élu de la première ville romande comptera les jours et que les autres magistrats communaux danseront le Picoulet. 

Ajoutez-y les propos tenus par notre brillant magistrat cantonal sur La Première: A l’aube de leur majorité, les jeunes devraient s’engager pour la sécurité; déclaration à laquelle il a ajouté l’idée d’une force para-sécuritaire cantonale. Certes, il n’est pas de gauche et ne cautionne pas le service civil, il fait mieux; il donne l’image d’une république sans morale ni éthique, séduisant les électeurs sans avenir, suscitant l'admiration chez les belles-mères en puissance.

Les premières questions que je me pose sont: sous quel uniforme, avec quel argent et quelles prérogatives? Si l’impact financier est encore mal défini, c’est faire fi de notre identité fédérale. Sa position en faveur d’une armée de 80'000 hommes rend l’idée même d’une défense nationale obsolète. Pas très adroit ni très à droite mais très mégalo ! Enfant de la télé, je me permets de lui affranchir le conseil de visionner un chef d’œuvre du cinéma des années 40 ; Le Dictateur

Les Caciques de l’Entente propulsent Guillaume et Pierre en faire-valoir d’un lobby bien plus sournois; la Genfereï. Se servent-ils d’eux afin de satisfaire leur propre égo? Rien n’est plus probable. Une chose est sûre, Genève n’est pas prête d’avoir un candidat crédible au Conseil Fédéral, pas sur une liste du PLR Suisse dans tous les cas.

Concernant le dernier élu de notre Chef-lieu, les levées de déchets du bout du lac seront son passe-temps quotidien. Si ce chapitre fût le tremplin des renforts de police municipale obtenus par son prédécésseur, il est à parier que le tri sélectif occupera tout son temps. Si ce n’est pas de l’écologie de base, je ne m’y connais plus.

Alors franchement, lorsque l’Entente veut prendre la mesure de la droite décomplexée en un combat singulier, au final c’est une querelle de cours d’école, dont le plus costaud fait sensation dans une lutte à sens unique. Les forces de l'Alternative ont clairement lu dans un jeu qui n’a passionné, je le rappelle, que 27.02% de l’électorat communal.

Enfin, la gestion des deniers privés oriente déjà ma réflexion sur les raisons de la future hausse d’impôts que la classe moyenne devra supporter et à ce jeu, le vainqueur aux points est bien entendu Mr BARAZONNE qui aura dépensé CHF 22,63 par électeurs avec des fonds privés alors que l'indépendance d'un ancien PDC en adéquation avec son terroir aura mis CHF 2,55 par électeur mais de sa poche. Cela fait chère la servilité...

En spectateur attentif, l’Alternative aura pris une leçon de testostérone, leçon post-grade s'il en est mais une leçon gratuite. Lorsque c’est pour mener une mission divine, il faut croire que rien n’est suffisant pour pénétrer l’impénétrable.

  

Antonio GAMBUZZA

20:12 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.