11/11/2012

Pierre WEISS et le club house.

Je ne sais quoi penser de cet article paru dans la tribune de Genève du 6 novembre qui met en avant une lecture de notre administration que j’ignorais. Le droit d’entrée de notre société coûte CHF 25.- par an. Je cite la TdG, -"C’est le tarif minimum pour profiter des prestations de l’Etat."

Je ne commenterai pas les propositions du PLR qui abat ses cartes en soufflant le chaud et le froid sur la République, non. Je tiens absolument à disséquer ce commentaire qui n’a appelé, à ma connaissance, aucun correctif de la part de l’intéressé.

Pour commencer, le sens, même multiple, des mots est important et utiliser le verbe profiter apparaît comme un choix peser, délibérer. Comme n’importe qui, j’ai lu l’article sans relever de particularité qui ferait du PLR une force politique nouvelle. Et tout à la fin, je me suis regardé dans la glace non comme un acteur de la communauté mais comme un profiteur. Je tiens ici à rendre hommage à ce fin sociologue qui n’a pas oublié le côté subversif de ses études.

Alors que notre société repose sur la solidarité et le sens commun, le monde selon Pierre WEISS m’autorise à payer un droit d’impôt avant de m’acquitter de mon tribut, pour donner ses moyens de fonctionnement à l’état et à Pierre WEISS soit dit en passant.

Il y a pourtant un détail qui me reste en travers de la gorge. Cette vision du droit servile, entretenu et non contesté par les formations dites conservatrices. Je vis dans une république qui se veut laïque et je n’ai pas à justifier mon existence par une taxe qui se veut différente de l’impôt sur les chiens par exemple. Pour mémoire, un impôt est progressif alors qu’une taxe est forfaitaire. Mais quand l’Etat entretien le flou, c’est pour mon bien.

J’eusse préféré être assimilé à un animale de rente qui, lui, se gouverne. A quoi l’intéresser me répondrait sans doute qu’il se préfère... Comme je le comprends.


Antonio GAMBUZZA

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Commentaires

Le monde selon Weiss:
Si les pauvres ne profitaient pas honteusement des riches, ceux-ci seraient beaucoup plus nombreux. Ce serait donc l'âge d'or enfin réalisé sur Terre. Quels salauds, ces pauvres!

Écrit par : Mère-Grand | 13/11/2012

Il m'est difficile de se faire une idée précise sur la vision du monde idéal d'une personne que je ne connais pas. Je n'ai fais que réagir à une déclaration faite dans un contexte difficile de budget cantonal.

Écrit par : Toni | 13/11/2012

@Toni
Votre commentaire concernant le monde idéal me fait penser que vous avez peut-être pris mon commentaire pour un trait d'ironie à votre égard. Ce n'est pas le cas. Ironie il y a, mais elle porte sur la vision de Monsieur Weiss, qui défend, et il en a tout à fait le droit, les intérêts de son club.

Écrit par : Mère-Grand | 13/11/2012

Mère-Grand, j'ai saisi la portée de votre commentaire et ne me suis nullement senti ironisé mais ne connaissant pas l'être, je ne peux que me faire une idée de la "bête" politique. Ses déclarations ont également du choquer le journaliste puisqu'il a mis l'accent sur ce point là.

Je ne partage pas ses convictions mais je suis moi-même peu enclin à soutenir la confrontation des clans. Je supporterais que l'administration soit la référence pour tout, en sachant que je ne militerai jamais contre la condition humaine.

Écrit par : Toni | 13/11/2012

Pierre Bourdieu parlait en des termes très élogieux des sociologues vendus au système ... il les qualifiait de 'jaunes'.

Écrit par : Djinus | 13/11/2012

Djinus, il avait de bonnes raisons. Cela dit, pour faire avancer des idées, il n'est jamais bon de braquer ses pré-oppinants, sans nourrir d'illusion pour ses propres idées.

Écrit par : Toni | 13/11/2012

"Des goûts et des couleurs ..."
Sous le règne de Ziegler, le sociologue rouge, la vie ne devait pas être drôle pour le blanc ... pas étonnant que, vert de rage, il n'ait plus été capable de rire que ... jaune.

Écrit par : Mère-Grand | 13/11/2012

Toni, pour une fois que je ne prends pas les choses trop au sérieux, je me trouve face à quelqu'un qui tient à rester sérieux même face à des positions aussi extrêmes que celles que vous avez relevées.
Mais je me sens presque honteux de m'être laissé aller. Mais je me pardonne aussitôt quand je revois la figure de certain édile qui défend d'un air compassé des positions de pur intérêt matériel en se drapant, métaphoriquement, bien sûr, dans la toge d'un moraliste de l'Antiquité.

Écrit par : Mère-Grand | 13/11/2012

Disons que vous pensiez avoir un moment de récréation.

L'intérêt de la démocratie est de convaincre les votants. La gauche est face à un cas d'école. Les étudiants ne veulent pas fournir tout ces efforts pour rien ou pour la cause d'un autre.

Une foi en place, ils se sentent la force de se subroger à l'action administrative. Belle illusion de toute puissance à laquelle les forces de gauche sont toujours dans leurs fondamentaux qui ne convainquent plus personne.

Écrit par : Toni | 19/11/2012

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