20/11/2012

Le péage urbain, la solution irresponsable pour notre canton

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/P01844.pdf

Avec le péage urbain, les autorités feront front aux courroux des automobilistes-scootéristes pendulaires, des professionnels de la route, des artisans et des commerçants. Le point commun des professionnels sera de répercuter son coût sur le prix de leurs prestations. Les résidents qui, dans les modèles existants, ne seront pas épargnés par cette taxe seront certainement les premiers à monter aux barricades contre le paiement dans le vide d'un énième impôt ciblé.

En suivant le lien ci-dessus, vous découvrirez une invitation à changer de paradigme en matière de déplacement pendulaire mais également un encourgement envers les résidents urbains à se mouvoir collectivement. Cette proposition accorde l’avantage aux transports publics en mettant en avant les nouvelles infrastructures comme le CEVA, le premier tram transfrontalier du XXIème siècle entre « Les Palettes et St Julien en Genevois » ou encore les plateformes multimodales existantes et futures.

Notre territoire n’est pas extensible et la mobilité constitue un enjeu majeur pour une qualité remarquable des futurs quartiers du Grand Genève. A ce chapitre, nos voisins connaîssent des étendues territoriales qui nous font défaut. La France taxe ses entreprises d'un pourcentage sur leur recettes afin de soutenir les infrastructures de mobilité collective (bus, voie ferrée etc.) alors que chez nous, celles-ci appartiennent à l’opérateur désigné par l’Etat et financées par les utilisateurs.

Cette proposition de vente captive est sulfureuse certes, mais elle surf par-dessus les différences structurelles qui subsisterons longtemps dans notre région, tout en faisant la part belle aux quartiers et ses habitants.

Qui apprécie le trafic pendulaire en bas de ses fenêtres ? Qui ne rêve pas d’une déambulation dans ses rues sans courir le risque d’un accident ou en ayant simplement la quiétude de respirer un air de qualité ?

Même si être pendulaire commence en bas de chez soi, le trafic de quartier est inévitable, parfois légitime. Aussi, cette proposition offre une alternative nouvelle à nos complexes soucis de mobilité; le vrai libre choix d’un mouvement mécanisé ou piétonnier dans une ambiance saine pour l’être humain.

 

 

                                                                Antonio GAMBUZZA

14:06 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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