25/11/2012

Des maux gracient

La liberté des peuples s’organise autour d’un modèle de société qu’eux-mêmes choisissent. Le notre nous étouffe au point de rendre la politique spectacle comme étant notre seul remède. Des commentateurs aguerris sur des sujets brûlants ou insignifiants nous encourageant à comprendre les enjeux d’une politique qui ne fait de sens que pour les caciques de partis.

Les perdants du 6 décembre 1992 ont pris le contrôle de notre politique internationale, nationale et cantonale. Des femmes et des hommes qui ont fréquenté les bancs d’écoles et appris les méthodes financières des fossoyeurs de nos caisses de pensions, de l’économie mondiale et de nos institutions politiques dirige et sont aux affaires.

Notre course effrénée à vouloir adhérer à toutes sorte de clubs internationaux; l’ONU, l’UE ou l’OCDE connait le même effet boomerang, avec la certitude que c’est de l'intérieur que l’on peut influencer le cours des choses. Les évènements donnent tord à cette vision du monde.

Des tractations qui ont mis à genou le secret bancaire, à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU, en passant par le prix des bilatérales, l’appareil politique se moque de l’avis de la population. L'exemple anglais est celui qui devrait nous inspirer. Même la France s'est laissée séduire par les sirènes de l'indépendance en adoptant un commandement militaire unifié avec son ennemi de toujours. Des actes, des objectifs clairs, une indépendance garantie par notre motivation patriotique, voilà ce qui fait avancer la Suisse.

L’avènement d’une ère populiste est en marche car de slogans, les helvètes en on cure. A ce jour, les pouvoirs exécutifs romands tournent à la farce en désignant des présidents en place pour une législature pleine et entière. Ces mêmes partis craignent de voir des personnes aussi détestables qu’inutile émerger du vide politique qu'elles nourrissent. L’agitation autour des taxis de l’aéroport qui encouragent les gesticulations d’un homme rejeté par ses pairs en est l’expression, le jalon. 

Lorsque les personnes élues interprètent à leur avantage l’expression des urnes, qu’ils défient l’intelligence des citoyennes et des citoyens en s’appropriant le pouvoir, jamais ils ne doivent oublier qu’un vortex attire tout en son centre pour au final, maintenir à l’extérieur les limailles et autres scories inertes. Aujourd’hui, l’Alternative en a fait les frais. Et demain?

 

                                                               Antonio GAMBUZZA

23:00 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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