05/01/2013

Sécurité dans le nez

Aujourd’hui, chaque parti politique se profile sur la sécurité. Intéressant de comparer l'opposition de style de chacun. Ce qui est désolant, c’est que les arguments des uns ne sont plus compris mais relayés de manière trompeuse et déformée, comme si les errances qui pèsent sur  la population était le fait d’un seul parti politique.

Une poignée de licenciés universitaires jouent avec la sécurité sur la gamme de leur propre peur. Ils confisquent la force de notre démocratie directe en lobotomisant la pensée populaire. Leur crainte de n’être qu’une demi force politique est patente et cette volonté de ramasser deux fois leurs morts confine à la sottise la plus raffinée. 

Le nivellement par le bas est beaucoup moins vendeur mais ça les rassure… Cela dit, chaque régime démocratique devenu totalitaire a connu une déchéance aussi foudroyante que son ascension. La lumière dont tout le monde parle dans les dictatures éclairées je présume…

Ce qui me désole plus encore, c’est le fâcheux mimétisme institutionnel dont s’affuble notre république en prenant exemple sur une puissance nationale avoisinante (sic). En effet, quoi de plus inintelligent que de reprendre le régime présidentiel français, antidémocratique au possible, à la majorité confiscatoire et au pouvoir démesuré d'un seul courant de pensée. L'officialisation de notre quotidien en somme... Sauvons-nous la face en gardant voix au chapitre sur les 6 autres ministres? Un pis aller, tout au plus!

Pourtant, dans l’ombre des grandes déclarations, un petit bout de femme a réussi un tour de force aussi flamboyant que mésestimé. Paris a reconnu l’urgence de nous envoyer des renforts de gendarmerie dans le bassin Annemassien. Efficace ? Il semble que leur venue est couplée a une mission claire; répondre favorablement à la coopération transfrontalière, ce qui sous-entends une amélioration de la communication entre les parquets de l’agglomération. 

Il faut relever ici que tout fut conduit avant l’acceptation de la nouvelle Constitution genevoise. Et si notre fier et grand voisin accède aujourd'hui à nos requêtes parce que nous connaissons enfin un régime présidentiel, les députés franco-suisse sont les dignes héritiers des agents d’influences américains agissant dans les dictatures non éclairées de leur sud continental. 

Et si ces binationaux quittaient la scène politique genevoise, quelles seraient les idées dominantes? Et si leur objectif était de consolider leur présence dans une région qui connaît une croissance du PIB faisant écho à leur esprit libéral? Qu’ils soient les bienvenus mais leurs idées combattues! Devons-nous agir en peuple soumis et vaincu, leur offrant les clés de nos institutions et l’âme de nos différences? Sous notre latitude, tant que l’argent suit leur venue, l’honneur est sauf...

 

                                                                       Antonio GAMBUZZA

15:58 Publié dans Air du temps | Tags : croissance, constitution, élection. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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