18/01/2013

Tout et son contraire.

Je me réjouis de voir mes petits-enfants aller à l’école. Ma génération fût le cobaye de la réforme permissive demandée par les pédagogues de la révolution culturelle de 1968 et mes enfants sont les absents du nivellement par le haut d’un système scolaire sclérosé par des théories contradictoires.

Les activités hors écoles mettent l’accent sur l’absence de limite des jeunes. En classe, les problèmes de discipline sont sans cesse évoqués mais à en croire Le Matin on-line de ce jeudi 17 janvier, rien n’est prêt de changer.

http://www.lematin.ch/suisse/concept-consternant/story/19... 

En effet, les professionnels de l’enseignement qui comptent, ceux qui siègent au Grand Conseil genevois, s’élèvent contre le franc-élève. Pourtant loué comme exemplaire dans les niveaux élémentaires, les récompenses hebdomadaires fonctionnent sur un principe identique; susciter l’intérêt!

Au lieu de cela, c’est tout le contraire qui se produit. Pourtant, avec un langage adapté à la compréhension des 10-12 ans, cette méthode est combattue sous prétexte d’exclure la relation humaine. Je pose la question; qu’est-ce qu’une relation humaine gratuite et fondée sur un sentiment réciproque ? A part l’amitié, "genevois" pas…

Mais le pire est à venir. Comme il n’est pas commun de se rétracter, ce procédé verra sa peau vendue avant même d’avoir pu démontrer son bien-fondé, simplement parce que ceux qui comptent ne savent pas se récuser à temps, afin de prendre le recul nécessaire entre leur fonction de député et leur profession.

Alors si le franc-élève n’est pas la panacée, il a le mérite de très vite mettre chaque élève du cycle primaire face à une réalité; tôt ou tard, il deviendra un contribuable.

 

                                                                                                       Antonio GAMBUZZA

08:38 Publié dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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