31/01/2013

Le nez dans le guidon

Ce qui me désole, c’est le manque de créativité. Toutes ces années d’études pour lesquelles il aura fallu, à chaque semestrielle, promettre allégeance à un courant de pensée. Les "matusards" compulsent des données telles que les bancs d’écoles leurs auront montré la voie. A aucun moment, lors de leur mise en pratique ils s’interrogent, chiffres en main. 

Pourtant, un matin d’automne, je me suis réveillé avec l’idée saugrenue de développer les propos entendu la veille sur La Première: financer le transport collectif par une charge sociale. Avec un accès à l’office cantonal de la statistique, j’ai pu me livrer à l'addition de données, sur le nombre d’abonnements UNIRESO annuels ou mensuels livrés dans le canton, le nombre de personnes inactives ou encore le nombre d’apprentis.

De manière factuelle, j’ai additionné le tout et, résultat surprenant, pour un coût sensiblement identique, le canton économiserait au bas mot 106 millions de francs pour l'année 2006. Je me suis pourtant gardé d'être trop optimiste car en additionnant tous les chiffres, l’économie aurait pu se monter à presque 150 millions sur une aide totale de 163 millions versée par le canton.

Dans les faits, des transports collectifs qui s’autofinancent, avec, par effet de domino, une circulation pendulaire moindre et une qualité de l’air qui se stabilise, voire qui s’améliore.

Alors je suis peut-être idéaliste, mais la responsabilité individuelle passe aussi par le porte-monnaie et, sans vouloir être monomaniaque, je pense que le canton a la responsabilité d’appliqué le libre-choix de transport en tenant compte des effets collatéraux.

Une assurance transport qui profite au plus grand nombre, ça ne vous rappelle rien ?

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24/01/2013

Les « à suer rance » sociales ont mals.

Sans détour, les assurances sociales qui sont en mains privées ou gérées par des fondations sous tutelle de la loi fédérale souffrent.

Et les raisons sont multiples. Pour le deuxième pilier, l'investissement dans un portefeuille d’actions est formellement recommandé par la dite loi fédérale mais surtout, le risque est rendu obligatoire. Au lieu de se limiter à définir la stratégie de diversité des risques, la loi contraint les fondations de prévoyances selon un schéma bien établi. De facto, elles sont dans l’obligation d’investir dans le commerce privé avec des fonds publics. Car il faut le savoir, si les caisses se sont faites douchées par la gestion de tiers, eux n’ont pas souffert en percevant leur commission et ne sont pas redevable sur les pertes subies. Alors si pour cette catégorie de personne il est facile de poursuivre leur travail, je suis interloqué par l’attitude de leurs représentants politiques qui se veulent sauveurs de la veuve et l’orphelin en prétextant que c’est avec l’argent du contribuable que l’opération sera conduite. Gros payeur d'impôts, c'est surtout avec le leur!

Rongé de remords ou touché au cœur de leur amour propre, la médiocrité de la Lamal, voulue par le parlement fédéral et sauvée par Monsieur COUCHEPIN, la voilà mise en défaut par l’aile la plus sociale de notre Entente cantonale. Cette volonté d’organiser le gel du paiement de la péréquation financière masque mal la responsabilité engagée qui pèse sur les trop-payés des cantons abritant les hôpitaux formateurs de notre pays. Le sommet de l’hypocrisie est fondé sur la légalité originelle de la non-rétrocession du trop-perçu car dès l’entrée en vigueur de cette Lamal, il était question de solidarité, valeur fondatrice de la Suisse moderne.

De nouveau, les pères de notre prospérité étaient doté d’un sens pratique qui met au défi les hypothèses d’universitaires qui, trop souvent, vivent en théorie, pays voisin de l’utopie.

 

                                                                                   Antonio GAMBUZZA

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18/01/2013

Tout et son contraire.

Je me réjouis de voir mes petits-enfants aller à l’école. Ma génération fût le cobaye de la réforme permissive demandée par les pédagogues de la révolution culturelle de 1968 et mes enfants sont les absents du nivellement par le haut d’un système scolaire sclérosé par des théories contradictoires.

Les activités hors écoles mettent l’accent sur l’absence de limite des jeunes. En classe, les problèmes de discipline sont sans cesse évoqués mais à en croire Le Matin on-line de ce jeudi 17 janvier, rien n’est prêt de changer.

http://www.lematin.ch/suisse/concept-consternant/story/19... 

En effet, les professionnels de l’enseignement qui comptent, ceux qui siègent au Grand Conseil genevois, s’élèvent contre le franc-élève. Pourtant loué comme exemplaire dans les niveaux élémentaires, les récompenses hebdomadaires fonctionnent sur un principe identique; susciter l’intérêt!

Au lieu de cela, c’est tout le contraire qui se produit. Pourtant, avec un langage adapté à la compréhension des 10-12 ans, cette méthode est combattue sous prétexte d’exclure la relation humaine. Je pose la question; qu’est-ce qu’une relation humaine gratuite et fondée sur un sentiment réciproque ? A part l’amitié, "genevois" pas…

Mais le pire est à venir. Comme il n’est pas commun de se rétracter, ce procédé verra sa peau vendue avant même d’avoir pu démontrer son bien-fondé, simplement parce que ceux qui comptent ne savent pas se récuser à temps, afin de prendre le recul nécessaire entre leur fonction de député et leur profession.

Alors si le franc-élève n’est pas la panacée, il a le mérite de très vite mettre chaque élève du cycle primaire face à une réalité; tôt ou tard, il deviendra un contribuable.

 

                                                                                                       Antonio GAMBUZZA

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