16/02/2013

2013, année balèze.

Symptomatique de notre mode de vie, la pression des gros industriels sur leurs fournisseurs ne produit pas toujours le résultat escompté.

Acte 1. Au final, Nestlé s’est fait rouler dans la farine par un conglomérat d’acheteurs en tous genres qu’il fallait rémunérer, dans chaque pays, comme des salariés à haute valeur ajoutée. Mais dans cette histoire se dégage la volonté de s’enrichir sur le dos des consommateurs et, dans cette guerre commerciale, la logique de croissance a rendu l’opération d’achat trop onéreuse. Pour que chacun y gagne son pain, c’est la qualité du produit qui baisse.

Acte 2. La tromperie ne porte pas sur un produit impropre à la consommation mais bien sur les marges et la chimie des ingrédients. Cela pourrait même être échafaudé par un concurrent afin de regagner des parts de marchés et décrédibiliser le leader mondial de la nourriture industrielle…

Entracte. Cet épiphénomène nous permet d’oublier que notre monde change. Non pas qu’il devient meilleur, non. Il change car le Pape démissionne afin de protester contre l’hégémonie des hommes sur le corps de l’église, que les pourfendeurs du secret bancaire sont ses anciens adeptes les plus encenseurs alors qu'ils le livrent aujourd'hui sur l’autel de l’internationale économique, il change en nous faisant croire que notre développement personnel sera le moteur d’un monde meilleur, comme si ce qui nourri l’instinct de survie était en passe d’être éradiqué. Un génial coup de maître car le bluff et la ruse resteront les fondamentaux d’une espèce humaine pas si éloignée du règne animale.

Final. La naïveté de nos universitaires de montagnes est presque touchante et, c’est le cœur léger qu’ils se dirigent à l’abattoir, nous conduisant vers une réalité pas si lointaine dans laquelle nous devrons parcourir le monde pour gagner notre pain.  

Epilogue. In fine, c’est le discours des décroissants qui se renforce car il est possible de faire aussi bien, avec moins d’intermédiaires et un contrôle probant entre le producteur et le consommateur. Un marché global fait de productions locales… Est-ce si illusoire ?

Antonio GAMBUZZA

11:15 Publié dans Air du temps, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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