25/02/2013

Wahlen et le plan de la LAT

L’objectif avoué de cette loi est de reprendre la main sur notre souveraineté alimentaire. Alors pourquoi les partisans d’une Suisse indépendante s’opposent à cette loi ? Petit retour sur l’origine de cette mesure qui avait pour cadre la seconde guerre mondiale.

Nous étions alors seuls contre tous, pays d’émigrations et peu peureux, pendant que le secret bancaire n’était pas encore une institution. Et aujourd’hui ? La situation politique n’est plus comparable, le pays n’encourt pas même de sanctions économiques de ses principaux partenaires économiques. Pourquoi donc les milieux populistes avancent le diktat du fédéralisme comme principal argument ?

S'il est aisé de constater que cantons et communes ont failli dans leur mission de développement du territoire, c'est surtout sur la gestion des surfaces d’assolement que celles-ci ont démérité.

Contrairement à ce qui est dit, leurs prérogatives actuelles ne sont pas contestées, sauf qu’il ne sera plus possible de déclasser des terrains par complaisance. Pour ce faire, il devra y avoir une volonté de développement, avec des projets et un échéancier. Si les communes continueront de gérer leur zonage territorial, c’est bien dans la mise en pratique des plans localisés de quartiers que se concentreront les principales innovations.

Et si l’espace dévolu à l’agrandissement des villes est indispensable, c’est la qualité des plans urbanistiques et leur densification qui sera revue. Cette loi sert d’aiguillon, tout en veillant à se suffire en subsistance indispensable à l’indépendance régionale du pays. A Genève, si l'immobilier n’est pas touché, c’est bien dans l'agriculture que nous sommes appelés à performer.

Alors si je suis un raisonnement Pavlovien, c’est à un énième exercice de pompier-pyromane auquel se livre les partisans du NON. Et dans cette affaire, le masque de ces derniers s’étiole chaque jour qui nous rapproche de l’échéance du 6 octobre. Cette loi nous évitera un scénario digne de la crise des subprimes, à notre échelle nationale.

                                                                   Antonio GAMBUZZA

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18/02/2013

La démesure, l’argent et les autres.

Alors que chacun affutes ses arguments sur l’initiative Minder, voilà que les idées s’échauffent autour du revenu que touchera Mr VASELLA pour ne pas travailler 6 ans durant.

Contractuellement, les traders et autres employés sont soumis à une part variable de leurs revenus. Il est donc possible que des employés gagnent plus que leur boss. Alors ce qui choque les partisans du NON ne réside pas dans le montant qui sera versé au futur retraité mais bien l’inféodation de Novartis aux stratèges d'Economiesuisse.

Dans quelques jours se déroulera l’assemblée générale du géant de la pharma. Afin de parvenir à la décharge des comptes, cette information devait filtrée avant cette échéance afin que les actionnaires puissent prendre leur décision en pleine connaissance de cause. C’est l’oublier ?

En réalité, ce qui doit vraiment leur faire mal, c’est la somme investie, comme si cette campagne stoppait le cours du monde. Penser que Novartis a fait un enfant dans le dos d’Economiesuisse c’est accorder à cet organe de promotion économique la surface d’influence qu’elle souhaiterait s’arroger; le petit poucet menacerait l'ogre, on croit rêver.  

C’est donc un sursaut d’orgueil qui alimente le débat et, à celles et ceux qui clament déjà la victoire du OUI, je leur rappelle que le match n'est terminé que lorsque l'arbitre siffle la fin de la rencontre. Les arguments retords de la classe politique en faveur d'un statu quo pourraient influencer certains indécis, ceux-là même qui préfèrent remettre leur choix dans le pari d'une bonne météo.

Ce qui plombe la gouvernance politique n’est pas les mensonges des uns face aux rêves des autres mais le manque d’autocritique. L’on peut bien rire de l’éventuel retour del Cavaliere en Italie mais la personnification du débat rend la critique affable. 

Voter pour Berlusconi ou suivre les recommandations d’Economiesuisse est la garantie de poursuivre dans la voie du mensonge, de la politique des petits copains mais surtout de l’emprise d’une minorité sur nos économies et nos retraites. Il y a d’un côté celles et ceux qui nous font miroiter le retour des beaux jours si la ceinture des ménages se serre toujours un peu plus et les autres… 

Au final, nous entretenons une société gagnée par la gangrène endémique de vieux modèles d'affaires et maintenu en vie par la grâce de soins intensifs que certains voudraient rendre pérenne. L'acharnement thérapeutique doit cesser et cela commence le 3 mars. 

Antonio GAMBUZZA

http://www.dailymotion.com/video/xxl4jf_le-parachute-dore-de-daniel-vasella_fun#.USJtmqU__Mo

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16/02/2013

2013, année balèze.

Symptomatique de notre mode de vie, la pression des gros industriels sur leurs fournisseurs ne produit pas toujours le résultat escompté.

Acte 1. Au final, Nestlé s’est fait rouler dans la farine par un conglomérat d’acheteurs en tous genres qu’il fallait rémunérer, dans chaque pays, comme des salariés à haute valeur ajoutée. Mais dans cette histoire se dégage la volonté de s’enrichir sur le dos des consommateurs et, dans cette guerre commerciale, la logique de croissance a rendu l’opération d’achat trop onéreuse. Pour que chacun y gagne son pain, c’est la qualité du produit qui baisse.

Acte 2. La tromperie ne porte pas sur un produit impropre à la consommation mais bien sur les marges et la chimie des ingrédients. Cela pourrait même être échafaudé par un concurrent afin de regagner des parts de marchés et décrédibiliser le leader mondial de la nourriture industrielle…

Entracte. Cet épiphénomène nous permet d’oublier que notre monde change. Non pas qu’il devient meilleur, non. Il change car le Pape démissionne afin de protester contre l’hégémonie des hommes sur le corps de l’église, que les pourfendeurs du secret bancaire sont ses anciens adeptes les plus encenseurs alors qu'ils le livrent aujourd'hui sur l’autel de l’internationale économique, il change en nous faisant croire que notre développement personnel sera le moteur d’un monde meilleur, comme si ce qui nourri l’instinct de survie était en passe d’être éradiqué. Un génial coup de maître car le bluff et la ruse resteront les fondamentaux d’une espèce humaine pas si éloignée du règne animale.

Final. La naïveté de nos universitaires de montagnes est presque touchante et, c’est le cœur léger qu’ils se dirigent à l’abattoir, nous conduisant vers une réalité pas si lointaine dans laquelle nous devrons parcourir le monde pour gagner notre pain.  

Epilogue. In fine, c’est le discours des décroissants qui se renforce car il est possible de faire aussi bien, avec moins d’intermédiaires et un contrôle probant entre le producteur et le consommateur. Un marché global fait de productions locales… Est-ce si illusoire ?

Antonio GAMBUZZA

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