19/03/2013

Mais quel sujet pour un blog.

Entre la défaite du PLR au Conseil d’Etat valaisan, la volonté de retirer l’exploitation du réseau ferroviaire suisse aux CFF, l’élection du Pape François, le congrès des Verts, des Socialistes, le psychodrame du budget genevois ou le drame humain qui se déroule en Syrie, mon cœur balance...

C’est pourtant le Pape qui retient mon attention. Non que j’aille un regain d’amour pour le clergé universel mais cet homme humble, fils d’immigré, sachant qu’il sera plus utile vivant que mort a fait face à ses responsabilités en se confrontant aux dictatures les plus féroces du continent sud-américain. Combien de cardinaux peuvent se prévaloir d'un tel acte?

Cet homme réclame l’attention des fidèles pour déclarer le message de l’église qu’il représente. La meilleure manière de manipuler l’opinion ? Une volonté immédiate et sincère pour se démarquer ? Une invitation à communier ensemble et se tourner vers les valeurs humanistes de ces deux derniers siècles?

Personnellement je penche pour la dernière possibilité.

 

Pourquoi choisir l’érudition d’un homme proche des gens, qui vit selon un plan d’existence calqué sur l’humilité et la pauvreté d’un homme ou d'un mythe qui a lui-même tout abandonné, qui s’inspire des difficultés de sa condition humaines pour dépasser ses instincts alors que, lâchement, il aurait pu sauver sa peau en demandant l’exil! Tout porte à croire qu’il aurait rencontré l’Agneau dans sa vie physique.

Hormis la nouveauté du courant religieux qui investi pour la première fois la charge pontificale, je me réjouis de constater que cet homme ne renonce pas à sa simplicité et encourage les fidèles à le suivre. Les prières qu’il réclame sont autant de soutiens que de chemins de montagnes sur lesquels se déversent les pluies de nos espoirs. N’est-ce pas le rôle d’un chef de convaincre par ses actes?

Alors si je n’avale toujours pas les couleuvres de la profession de foi traditionnelle, cet homme me donne envie. Envie de lire, de partager, de rencontrer, de pardonner, de prendre des risques, de me surpasser mais surtout d’être fier de mon histoire, de ma culture, fier de mes erreurs et de mes réussites. Et l’envie de les multiplier, pour le bien commun.

 

 

Antonio GAMBUZZA

14:02 Publié dans Air du temps, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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