22/07/2013

La messe est dite.

Alors que le petit moineau sur la branche compte fleurette à la rue des Noirettes, la TdG nous rapporte que des gabelous européens travaillant pour le compte d’une nation voisine, auraient espionné l’entrée du parking de la prestigieuse banque Pictet. En jouant la carte de l’investigation, ce merveilleux journal se met enfin dans la peau du 4ème pouvoir sans état d’âme.

 

Le creux de l’été se fait sentir et les canicules annoncées permettront une investigation sans fard pour une affaire déterrée du fond de corbeille du MPC. Notre système juridique est déjà court-circuité par la diplomatie qui doit se sentir pousser des ailes. L’étendue de leur compétence sera utilisée afin de faire entendre raison à un pays qui ne fera que ce qui lui est coutumier.

 

C’est poliment que nos diplomates et leur ministre de tutelle seront reçus par une commission de haut rang qui classera sans suite le cahier de nos doléances, à tout le moins, jusqu’à ce que nous revenions à la charge. Pourtant, en traquant les puissants sur notre territoire, c’est notre capacité à nous autodéterminé qui est remise en cause. Chaque fonctionnaire chargé de la sécurité Nationale française le sait ; c’est d’un coup d’épaule que les contreforts helvétiques seraient vaincues.

 

En signant des traités de coopération dans le domaine de la sécurité en Europe, les chambres fédérales ont pris le pari de diminuer notre facture militaire. Nos officiers généraux ont optés pour des choix tactiques basés sur la formation de moins d’hommes mais sur des armes plus sophistiquées. Tout ronronnait pour qu’une réforme soit ne soit nécessaire avant l’horizon 2030 au moins. Il semble que ces même chambres devraient reconsidérer les options qui s’offrent à elles afin d’assurer l’autodétermination des suissesses et des suisses pendant ces trois prochaines décennies.

 

Nos  deux nations partagent une histoire dense mais, au fond, cherchent leur point d’équilibre à leurs frontières. En rendant le statut de frontalier moins attractif, la France pourrait bien réussir à diminuer le coût de la vie dans les régions limitrophes de la capitale du Léman. Par effet de domino, il faudrait alors construire du logement sur des terres fertiles et nous exposer d’avantage aux importations alimentaires.

 

Ce petit miracle que vit Genève est au fond un sortilège auquel nos considérations ne sont que politique et économique. A quand un retour de la géographie dans l’enseignement des branches principale ?

 

Antonio Gambuzza

10:30 Publié dans Air du temps, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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