28/07/2013

Echec suréchec

Il m’est difficile de contenir mon émotion face à la sanglante répression qui agite l’Egypte.

Je ne partage pas les idéaux des victimes de violences policières, ce qui ne m’empêche pas de souhaiter une transition du pouvoir politique avec leur destin commun en ligne de mire.

Nier les responsabilités politiques sur les exactions en place devant la face du monde est une insulte à l’intelligence des moins instruits. Ne pas accuser l’armée est un aveu de faiblesse. Tirer sur une foule afin de lui faire comprendre la vie n’a jamais rien apporté, même auprès des tenants d’une vérité révélée. Leur prouver qu’ils ont raison et les encourager à mourir pour leur cause ne permettra pas l’évolution de leur société. Notre histoire le prouve encore.

Dans nos contrées, le poids de la religion et de l’obscurantisme s’est allégé au fil du temps, après une instruction donnant les mêmes chances à chacun et qui a vu les résistances au début s’aiguiser pour devenir insignifiantes. L’usure du temps à fait son effet parce que celui que l'on nomme le souverain a été intégré dès le départ.

Face à l’immigration et l’accueil de nouveaux arrivants en quête d’une vie meilleure, les exactions en cour dans le bassin méditerranéen nous promettent de futures intégrations dans la douleur, une fuite programmée de ces régions devenues instables et la cristallisation des cultures qui s’entrechoqueront encore quelques temps. Croire que cela ne nous atteindra pas est une douce illusion dont il faut se débarrasser.

Que le gouvernement égyptien se réveille des ses méthodes héritées d'un passé délétère, que le sens du mot laïque devienne universel et que les plus fervents croyant d’une vérité céleste ne craignent pas de côtoyer des mécréants. Je rêve, mais celui qui ne rêve pas est déjà mort !

 

 

Antonio Gambuzza

05:54 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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