02/10/2013

Ma ladie

Etrangement, les difficultés liées au financement des soins sont identiques selon que cela relève du privé ou du public. Les similitudes semblent s’arrêter au type de financement et pourtant, d’un côté l’action politique régule les pertes et de l’autre les bénéfices.

Si l’on compare le « trou » de la sécurité sociale française qui se monte à 13mrd d’Euros et un record d’exercices négatifs consécutifs et le model confédéral, y’a pas de quoi rugir dans la fosse aux ours.

Ce n’est pas la faible augmentation attendue en 2014 qui m’étrangle. J’ai appris, par la RTS et son journal d’information que l’action pour limiter la hausse « déprimes », se cantonne à l’utilisation des bénéfices gagnés sur les marchés financiers.

Je pourrais m’épancher sur mon incompréhension de voir ma prime augmenter de 2,4% alors que je ne me suis pas rendu chez mon médecin traitant mais je n’en ferai rien. Ce qui me chiffonne, c’est que les assureurs maladies utilisent à bien plaire ma prime pour la placer sur les marchés financiers.

Le bobo que je suis le prend assez mal. Que dirait-on à une vendeuse de remettre une marchandise sans l’enregistrer dans sa caisse ? Que c’est un vol doublé d’une fraude fiscale à la TVA. Ce qui est retord c’est que les caisses maladies sont autorisées à transformer mes primes d’assurance dument enregistrées comme telle pour les « placer » sans l’accord explicite de quiconque. Une nuance qui fait la différence dans bien des domaines ; le don d’organe notamment.

Sans connaitre la date arrêtée pour me prononcer en faveur de la caisse publique d’assurance maladie, je me dis que ces messieurs de la Berne fédérale vont apprécier le résultat de la lutte contre le crétinisme alpin organisée dans les groupes scolaires élémentaires d’après-guerre, campagnes qui touchaient toutes les catégories d’enfants.

Si cet objet remporte le plébiscite populaire attendu, les primes cantonales financeront des réserves cantonales, qui seront placées en obligations pour servir des patients cantonaux, de manière équivalente dans tous les cantons Suisses.

Alors, la caisse maladie comme nouvel outil de cohésion nationale?

Antonio GAMBUZZA

 

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