14/01/2014

TPG, paiement à la sortie!

Ce message ne se veut pas être un missile à l’encontre du commandant Bonzon mais un hommage à un homme qui a su redonner de la sérénité à son personnel, tous étages hiérarchiques confondus. 

Conduire une entreprise publique de premier plan sous le regard croisé de milliers d’utilisateurs, satisfait ou non et qui se muent volontiers en conseiller de la circulation pour qui le risque de se tromper n’entre pas dans l’équation, de politiciens plus ou moins acquis aux transports publics, de Directeurs, cadre supérieur et autres chefs, les employés anonymes, sans oublier la carte de visite des tpg, les conducteurs n'est pas chose aisée.

Arrivé dans la régie publique comme Directeur des ressources humaines, il a su maintenir une forme de cohésion dans le collège de Direction pendant que l’ancienne Directrice générale et l’ancien Directeur Exploitation se querellaient parfois publiquement et divisaient le personnel.

Suite à leurs départs simultanés, il endosse l’habit de Directeur Général ad interim et, après avoir passé une sélection ouverte dans un cabinet de recrutement de la région lausannoise, obtient le prestigieux poste de Directeur général pour le public mais de concierge politique au service des vents contraires de multiples partis.

Je connais peu cet homme et les rares occasions pendant lesquelles j’ai pu échanger quelques mots avec lui, j’ai eu l'occasion de rencontrer un homme posé, qui s'oriente vers les solutions les plus avantageuses selon les éléments en sa possession, un homme d’une parfaite intégrité morale qui sépare toujours avec bienveillance travail et loisirs, qui sait user du tutoiement lorsque celui-ci s’impose et marquer la distance qui sied entre deux personnes lors de réunions professionnelle.

Un homme qui n’a jamais chercher à profiter du plus faible et qui a toujours, même en qualité de Directeur général, admis les limites de ses propos. L'augmentation de sa visibilité et de ses responsabilités sont, à mon sens des éléments qui lui auront valu de boire la coupe jusqu'à la lie.

Si les raisons de communications évoquées dans la Presse et les infos télés sont avérées, les employés de la régie publique de transport ne peuvent concevoir une seule seconde que c'est sa gestion quotidienne qui lui ont valu les foudres du Conseil d’Administration, encore moins le manque de communication, puisque pendant le changement de réseau en 2011, il n'y a jamais eu autant de personnel aux endroit stratégiques du canton.

Sa modestie et sa maitrise de ses dossiers lui avaient toujours valu une poignée de main franche et amicale, alors que son apport aux petits plus étaient perçues comme une marque de confiance et de respect mutuelle. Et, si les employés regretteront l’homme ou parfois l’ami, le futur Directeur général ne sera pas nécessairement pire, mais difficilement plus agréable à vivre et compétent dans la gestion de ses dossiers.

Pour le futur, puissent le Grand-Conseil, le Conseiller d'Etat Barthassat et le futur Directeur général se rendre compte que leurs destins sont intimement liés.

 

 

Antonio Gambuzza

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