28/09/2014

28 septembre 2014 ou l'Assommoir

Entre la MascaRade de campagne du Conseiller d’Etat Barthassat et la celle de la chambre basse sur la votation des tpg, le citoyen que je suis éxulte.

 

Les pseudo-gestionnaires de notre économie d’état on prit leur claque et poursuivront, sans prendre leurs cliques, le démantèlement de nos institutions pour arriver à leur fin; le fonctionnement à crédit. 

 

Pis, fort du soutien populaire contre les investissements du canton dans le grand Genève, nos chers kadors du secret bancaire se sont sentis les ailes pour relancer un projet qui apporterait un effet supposé sur la circulation, leur nom dans l’histoire de notre république et, sans doute, des avantages en natures dans des conseils d’administrations ou de juteuses rétro-commissions.

 

Au final, ce sont ces mêmes administrateurs qui vont bientôt décidés du maintient de nos prestations de transports publics pour 5 millions par an. La population avait demandé une baisse du prix du billet qui c’est traduite par un langage économique évident pour ceux qui l’ont distillé. Pour mémoire, la baisse des tariffs engendrera une baisse des prestations.

 

Le résultat de cette votation est clair, l’effort politique sur la mobilité pendulaire passe par un soutien massif de la mobilité collective et les gesticulations des opposants à cela sont vaines.

 

Pour y parvenir, il y a des solutions pratiques à mettre en place comme la gratuité du stationnement sur le domaine public pour les véhicules d’entreprises sérigraphiés, un soutien sans faille de nos régies de transport, un retour vers une desserte capillaire convaincante et surtout, une reprise des investissements pour l’agrandissement du réseau vers la France voisine.

 

Mon message du jour est simple: 

Merci pour cette votation et reprenons le travail pour le bien commun.

 

 

Antonio Gambuzza

18:38 Publié dans Genève | Tags : traversée de la rade, mascarade, tpg, udc, les verts, votations, 28.09.2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

02/09/2014

La Crimée en auto-stop

A l’heure des tensions internationales, lorsque je pense global j’agis local. J’ai bon espoir que mes actions dans mon quartier aient un effet papillon.

 

Sans être russophile ou pro américain, dans le business chacun doit en avoir pour son argent. Dans l’échange des matières premières, la vente ou l’achat ne s'effectue pas sous la contrainte mais est librement consentie. Lorsque j’y ajoute les droits de douanes et autres taxes d’importations, le pactole en jeu enlève alors ce consentement mutuel et le foyer de la tension entre s'installe entre les parties.

 

D’autres régions du monde en sont les témoins quotidiens. L’expansion des colonies en Palestine au-delà de la frontière de 64, la présence des agents d’influences en Amérique du sud ou les achats de terres arable par Monsanto constituent des sources de tensions entre les peuples.

 

Lorsque nous ne sommes pas touchés par ces évènements, nous avons tous le conseil en gargarisme. En Crimée, nous voilà face à une divergence de vue entre l’Otan et ce qu’il reste du Pacte de Varsovie. Personne ne souhaite un conflit direct et chacun avance ces mercenaires dans une partie de poker-menteur.

 

A l’échelle locale, si la France et les Pays-Bas se sont désistées pour l’édition 2104 du festival de musiques militaires de Moscou, pour des raisons que j’imagine stratégique pour l’un et émotionnelle pour l’autre, notre Contingent des Vieux-grenadiers est parfaitement à sa place dans le concert des Nations.

 

D’une part, ce déplacement s’effectuent avec des fonds privés. D’autre part, les voyages en Russie ne sont pas déconseillés par le DFAE. Dès lors, il n’y a rien qui s’oppose à cette aventure dans un pays avec lequel la Suisse n’a rompu ni ses échanges économiques, ni ses relations diplomatiques.

 

Sur place, au coeur d’un festival de musique militaire, notre sécurité n’est jamais menacée, l’accueil est cordial et nos requête toujours reçues avec bienveillances. Si ces dernières reçoivent une fin de non-recevoir, c’est toujours pour des raisons inhérentes au bon déroulement du spectacle.

 

Et la Crimée me direz vous? Notre présence ici ne va jamais à l’encontre des intentions des uns et des autres. Chaque mesure de musique jouée par notre contingent, chaque pas effectué sur la piste aux étoiles de ce grand raout cultivent ce qui nous rapproche et exorcise ce qui nous oppose.

 

Et ce n’est pas à l’échelle d’une vie humaine que nous pourront savoir si nous avons eu raison ou tort. Nos futurs historiens valoriseront ou non notre marche triomphale sur les pavés de la bien nommée Belle-Place.

 

 

Antonio Gambuzza

15:05 Publié dans Air du temps | Tags : crimée, vieux-grenadiers, moscou, genève. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |