02/09/2015

L’Etat, Daesch et les héros du 21ème siècle

Il faut se résoudre à l’évidence, la politique d’étouffement des USA contre son grand rival historique à des effets collatéraux sur notre quotidien. A l’assouvir avec sa propre dette, la stratégie pétrolière des USA et de ses nouveaux alliés est peu claire.

D’un côté, le Président Obama s’attaque au CO2, ennemi planétaire et de l’autre, les besoins énergétiques de l’Humanité ne s'accordent guère avec les gesticulations sur les forages dans le cercle Arctique et dissimulent encore moins bien les avantages de la chute du prix de l’or noir.

Cette chute, limitée, aurait épargné la fuite de milliers de réfugiés. Mais l’application stricte des lois économiques menée par des mercenaires suit une logique simple ; l’installation d’un Califat sur des frontières dessinées par les champs pétrolifères du Moyen-Orient ne s'interrompt pas. Ils sont l'instrument idéal de l'objectif économique que tout le monde espérait.

Cette manne vendue sur les marchés à prix bradé à comme corolaire un déplacement du pouvoir économique.  L’effet actuel des nouveaux Califats exacerbe les flux migratoires du passé tout en mettant en mouvement un flux opposé de nouvelles personnes prêtes à tout pour soutenir les régimes de terreurs.

Sur place, les besoins quotidiens de ses personnes est limité et surtout, ils préjugent que les pays du Golf ne se mêleront pas des conflits qui les opposent avec les pouvoirs déchus. Jusqu’à quand ? Le calcul est-il que lorsqu'ils deviendront les propriétaires légitimes de ces ressources ils apaiseront leurs actes haineux?

Mais aujourd'hui, quelles solutions s’offrent à nous ? Les dissensions entre les partisans d’une politique favorable à la migration et la constellation des tenants d’une solution en amont de la migration forcée promettent une gestion peu viable à très long terme.

Pour reprendre un adage populaire, lorsque l’on soupe avec le diable, on se munit d’une longue cuillère. Et avec les nouveaux conquérants du Moyen-Orient, la cuillère est-elle encore l’instrument de négociation ? Mais souhaite-t-on seulement négocier…

Au final, l'accueil des réfugiés s'apparente à un service après-vente. Le tout est de savoir si tous les pays sont prêts à jouer le jeu.

 

Antonio Gambuzza

12:28 Publié dans Air du temps, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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