12/06/2016

La Morale et son contraire sont sur un bateau

La Slutwalk. Voilà un évènement qui peine à convaincre les consciences établies. Beaucoup imaginent des féministes mener un combat d'arrière-garde, reprenant les premières luttes des années 60.

Ce mouvement actuel ne va pas plus loin, il pense différemment. Si les militantEs ne revendiquent pas un modèle sociétal égalitaire, elles ne délaissent pas pour autant cet aspect des revendications historiques. Leurs revendications sont bien plus profondes ; elles s'infiltrent dans nos maisons, nos cultures et nos mœurs. 

Rappelez-vous, il y a quatre ans, un collectif de femmes a monté une marche commémorative sur l'écheveau d’une considération très personnel d’un représentant des forces de l’ordre de Toronto envers les victimes de viol.

Révulsées par ce qu'il faut bien appeler une profonde injustice, plusieurs mouvements ont vu le jour dans les capitales du monde occidentales avec le même mot d’ordre ; Insoumission ! 

Selon les subtilités culturelles, elles ont pris plusieurs formes et à Genève, minutieusement, chaque évènement a pris plus d’importance. Ce qui diffère entre la première et la dernière édition, hormis le nombre de participantEs en constante augmentation, est un espace d'expression offert à chaque individu, sans jamais juger ni se juger. 

Lors de l'édition 2016, pendant deux jours, chacunEs a pu se délivrer de ses poids morts au cours de divers ateliers. Pendant ces deux jours, se sont côtoyés des femmes et des hommes indifférenciés dans leurs motivations militantes. Le point culminant étant la Marche, Le Wallk !

Le 11 juin, entre 15h00 et 19h00, les passants ont pu voir l’expression toute personnelle de chacunE ; un homme cultiver l’androgyne similitude de la jeunesse, une femme entretenir le mythe épicène des métiers, une féministe de la première heure chanter contre un patriarcat omniprésent, une jeune femme effeuillée s’identifiant pacifiquement au mouvement Femen, un jeune homme en jupe arborant fièrement un soutien-gorge et toutSe ne souhaitaient alors qu’une seule chose, grossir les rangs civiques de gens ordinaires, afin que soient entendus les revendications des victimes de violences sexuelles.

Cette édition s’est déroulée dans un profond respect des genres et des militantEs. De la musique pour adoucir la rage, de l’eau pour lutter contre la chaleur (et oui il y a eu du soleil pendant la Marche) des slogans, beaucoup d’humour et surtout, la volonté de dire stop à cette banalisation.

L'an prochain, je prendrai mon après-midi afin d'apporter ma pierre à l'édification de ce qui est aujourd'hui un vide abyssal au soutien des victimes d'abus sexuels envers les femmes et les hommes, qu'ils soient mineurs ou majeurs.

 

Antonio Gambuzza

23:38 Publié dans Air du temps, Genève | Tags : slutwalk, genève, tdg, le courrier, le courriers, le temps, femen, ville de genève | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

EN TANT QUE FEMME JE SUIS D'ACCORD AVEC ELLES MAIS salopes est vulgaire mais il y a provocation qui donne à ce groupe une mauvaise image. POURQUOI SE METTRE à NU ? Maintenant les islamistes et leur coran vont plus encore se déchainer...

Écrit par : Sylvie | 17/06/2016

qu'ils se déchaînent, les peureux du slip

Slut!, un qualificatif dont me qualifia un adepte d'un would-be califat
en mâle de réaction (bref, en manque) qui s'est cru à nu (la clairvoyance a de ces effets), devant l'outrecuidance d'une femme à l'indépendance affirmée

hep-hep, hé j'te parle! Hé toi! tu me regardes dans les yeux, quand j'te parle! interpellation faite en claquant des doigts, par un musulman à son poste de travail, pour m'ordonner de lui apporter un fauteuil, car le sien était trop inconfortable.. ce croyant égyptien, nouvel employé en formation dans cette banque privée genevoise, était sous les ordres d'un chef de projet qui reportait sous mon encadrement..

démultiplications exponentielles de colères de femmes
à 2 balles le traitement.

Écrit par : divergente | 17/06/2016

Ce que je trouve vulgaire, c'est le silence et l'hypocrisie qui entour la violence de rue.

Les femmes qui s'y opposent s'organisent et, si leur action vous choque, rejoignez les pour comprendre le lutte afin que votre avis se fonde non pas sur ce que doit être une femme mais comment doit se comporter un être humain avec une femme.
Toni

Écrit par : Toni | 17/06/2016

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