30/08/2016

Le Carnaval, le masque et la migration

Alors que le poids de la tradition s’estompe à coup de révolutions stylistiques, les femmes occidentales ont vu leur condition de vie s’améliorer comme l’écume des jours.

Demeure néanmoins des reliques insidieuses pour celles qui ont le « privilège » de rencontrer le Pape. Non contente de baiser la main de l'Ami de pauvres, elles doivent se couvrir la tête d’un voile. Dans certaines régions reculées du sud de l’Europe, elles portent encore le fichu pour se rendre au cimetière, voire pour gouverner le domicile familiale.

J’ai ainsi le privilège d’affirmer qu’il n’existe pas une raison unique d’observer un code vestimentaire. Et si dans le dernier cas mentionné il y réside un acte libérateur en arborant un symbole d’autorité, je ne puis que m’étrangler quant à l’idée de couvrir les épaules de ma femme pour la Fête Nationale du Vatican.

Les vertus salutaires de la religion chrétiennes se limitent au Pardon Divin qui ne peut s’obtenir dans certain cas que par l’intercession du clergé. Non astreint à la discipline monacale qui ôte tout jouissance de la vie mutuellement consentie, la fréquentation des ecclésiastes n’est pas à mon ordre du jour. Non que leur science n’est pas intéressante, loin s'en faut mais pour eux, il est toujours question de laisser leur empreinte dans une encyclique afin de faire autorité dans un domaine aussi réel que l’évolution des Pokémons.

L'Histoire a montré que les artifices pour faire main basse sur l’obéissance des peuples se sont succédés avec une telle réussite que ces hommes de foi semblent complice dans le dessein inspirant la fin d’une Humanité. Par exemple, la Confession a permis à l’église catholique de s’aliéner des familles entières, déposséder des terres tout en maintenant une activité maraîchère à son propre compte et gagner des richesses sur la vertu de l'autorité divine mais jamais par paresse.

Seulement voilà, l’instruction des masses à faire éclore de petits travers comme le scandale des abus sexuels pratiqués en bande organisée. Une petite affaire qui a contraint le collège des Archevêques de Suisse d’enjoindre mais sans obligation, les prêtres récipiendaires d’une confession allant contre le code pénal helvétique à être dénoncées aux autorités civiles (sic).

Toute personne normalement constituée ne voudrait pas voir un retour de l’impunité (re sic) des prêtres violeurs, des contraintes d’excommunication ou des astreintes à une guerre contre une autre religion.

Notre histoire est une clé pour soulever la légèreté des consciences. C’est bien en son cœur et en son sein que le respect des autres se doit d’être actif afin d’éveiller non de la suspicion mais un accueil digne et une confiance saine et réciproque, sans discrimination de part et d’autres.

Il existe tant de façon différent d'adhérer à une cosmogonie qu'il est n'est pas le temps de juger son allier. Il est urgent de ne pas fossoyer une liberté individuelle chèrement gagnée.

 

Antonio Gambuzza

17:33 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : burkini, burqua, religion, islam, carême, vatican, pape, françois, catholicisme, le temps, le courrier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |