24/04/2017

L'As de trèfle, le couple et la fille à Papa

Quand les USA propulsèrent Barak Obama à la tête de leur Nation, le fraichement élu président Sarkosy saluait le renouvellement du pouvoir politique nord américain en une décade.

6 mois après les élections américaines post Obama, le milliardaire Trump n'a pas su convaincre le peuple américain malgré une quasi présence absolue dans les médias. À ce titre, notre analyse subjective montre une disparité du temps de présence des candidats au pouvoir suprême de la France Métropolitaine et d'Outre-mer. Subjective car se sachant observé, ce temps de parole est scrupuleusement décompté pour qu'un déséquilibre ne soit reproché ni aux médias et encore moins aux services de l'Etat organisant cette élection cruciale pour l'avenir de 70 millions d'administrés, mais également pour la cohésion européenne et pour sa stabilité économique.

De l'autre côté de l'Atlantique ce sont les États et leurs grands électeurs qui gouvernent alors qu'ici le suffrage universel prédomine. Est-ce parce que les mentalités anglo-saxonnes diffèrent tant de la culture germano-celte de nos latins voisins ou est-ce parce que le pouvoir politique français ne se gouverne plus par son système bicaméral mais par la pérennité de son administration?

Le passage au quinquennat ne permet plus un arbitrage en cours de route de la politique en place. Pendant la durée du mandat présidentiel, les élections législatives adoubent ou aiguillonnent le programme de politique intérieure et économique du pays, d'où l'importance du choix d'un premier ministre ayant la mesure du rôle de l'état.

Si ce changement s'est imprimé en 2007, depuis le 23 avril 2017, les partis politiques ne semblent plus être un gage de réussite. A l'instar des USA, c'est bien la présentation des candidats qui prévaut. La figure de gendre idéal fait toujours recette et, dans une France martyrisée, c'est bien le couple Macron qui a porté l'espoir d'une majorité proportionnée des habitants du vieux pays.

Si le premier parti à en faire les frais est le parti à la Rose, Mr Fillion en demeure pas moins le premier surpris. Quand à Mme Le Pen, elle en découvrira l'amertume saveur le 7 mai 2017 non par effet de ricochet mais tout simplement parce que son idéologie isolationniste ne prévaut que par une résilience colonialiste qui ne s'avoue pas vaincue alors que le changement voulu régionalement n'est pas à l'ordre du jour pour de simples raisons d'intérêts commerciaux.

Prédiction hasardeuse ou pari sur l'émergence d'une refonte de la logique présidentiel voulue par les éminances du système, l'essence de la Vème République se base non sur les partis politiques mais sur la continuité de l'Administration.

Finalement peu importe qui gouverne et quelle odeur émane des liquidités de l'Etat, l'administration gagne, comme la banque au Monopoly.

23:03 Publié dans Air du temps | Tags : #presidentielle2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |