30/11/2018

Maudet d’Arabie, la conquête du Palais Fédéral et la procrastination genevoise

Pierre Maudet est au pied du mur et comme dit l’adage, c’est au pied du mur que l’on reconnait le maçon. Quelles options lui reste-t-il pour allonger sa survie politique ? Lâché de toute part, on ne lui retient que des fautes en lien avec la morale politique mais le vieux routier le sait, la morale et la politique ne se rencontrent que lors d’intérêts commun, comme les élections ou la promesse de lendemain qui chantent.

Pour s'en sortir, que choisirait le premier élu venu ? Pour certains ce serait la démission et pour d’autres le renoncement à se représenter devant le suffrage universel. Lui a choisi l’affrontement. Ses soutiens s’érodent peu à peu et une réaction doit se faire sentir rapidement sans quoi, le point de non-retour populaire sera bientôt franchi.

 

Vu d’ici, son salut ne peut venir que d’une contre-offensive minutieuse qui consisterait à quitter son parti politique, agir pour le bien commun en menant une charge constante et répétée contre les pratiques qui asservissent le développement de Genève à des groupes organisés de manière féodales ou impérialistes.

Dénoncer l'hégémonie du département présidentiel afin de revenir au système antérieur qui voyait un tournus au sein du Conseil d’Etat, rendant le pouvoir aux institutions et de fait au peuple genevois.

De Héraut il deviendrait Chevalier blanc, transcendant le suffrage populaire, transformant ainsi le plomb en vertu tel Winkelried face aux Habsbourgs.

Dans le même temps, Monsieur Maudet souhaite faire son examen de conscience. Quelque chose me dit que c’est une quête longue et qu’une seule vie ne suffirait pas. Je prends le pari qu'il serait capable de relever ce défi, pour autant qu’il ajoute à son esprit une pincée de remise en question et un soupçon de délégation de compétence.

De bête politique, il doit se muer en précurseur du renouveau pour sortir des schémas connus et habituels. Dans l’immédiat, le seul deuil qu’il doit porter est celui d’un parcours fédéral sous l’étiquette PLR mais qui sait, à l’inverse des voies du Seigneur, celles du palais fédéral deviendraient à nouveau sondables pour une personne alliant la combativité d’Attila et la sagesse de Siddhârta.

 

En attendant, les fêtes de Noël approchent. Je vous souhaite d'agréables préparatifs de l'Avant qu’ils lui seront sans nul doute amères et indigestes.

 

Antonio Gambuzza

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