Dal Busco, Maudet et les Blues Brothers.

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Décidément, la République est une institution qui reflète mal la décence et la rigueur qui animent l’Exécutif de notre canton. 

La question qui secoue la blogosphère est pourquoi un groupe hôtelier dirigé par deux sociétés d’investisseurs avec lesquels Monsieur Dal Busco aurait forcément eu des relations professionnelles lui a versé 10’000.- 

La société Manotel décide d’optimiser sa fiscalité au nez et à la barbe du Ministre sortant des Finances et de l’Economie. A ce stade, on peut se demander si ce don est bien arrivé sur le compte courant privé du Magistrat ou sur son compte personnel de campagne. 

Tout ceci se déroule au début de l’été et visiblement cet argent en repart à la fin; première hypothèse, les vacances et l’envie de faire une pause, de s’éloigner et de peaufiner sa communication ont ralenti les démarches. Deuxième hypothèse, le parti souhaite garder cet argent et Monsieur Dal Busco refuse vu les liens entre son département et la qualité du donneur. 

Troisième hypothèse, Monsieur Dal Busco souhaite redonner cet argent au parti et ses dirigeants refusent vu la qualité du donneur. Quatrième hypothèse, ne pouvant et ne voulant utiliser les données de son département, il prend contact avec le donneur et lui demande son numéro de compte afin de lui restituer cet argent. Bien évidemment on peut imaginer le manque de motivation du donneur de récupérer son argent pour mille et une raisons qu'il appartient à la justice de comprendre.

En regard des coûts de campagne, la somme engagée n’est pas importante mais son acceptation pourrait tomber sur le coup de l’acceptation d’un avantage. A ce stade toujours, l’ambiance au sein du parti était surtout focalisée sur le soutient formel d’un certain Barthassat Luc, candidat sortant. La base grinçait des dents car elle préférait présenter des personnes rigoureuses et visionnaires qui honore une idée de la politique et de l'histoire du pays. 

A l'automne 2019, il est légitime de se demander si l’on a élu les bons représentants politiques  mais une chose est certaine, la répartition des pouvoirs fonctionne. Il est rassurant que tout ne soit pas toléré pendant que la Presse veille au grain pendant que la justice ne fait par de différences entre le citoyen lambda et nos autorités politiques.

Je ne suis pas un ami personnel de Monsieur Dal Busco mais son parcours professionnel, son accession au pouvoir par le travail, le rassemblement autour de projets et d’idées, son envie de préparer l’avenir et sa rectitude ne permettent de l’éclabousser par l’opprobre et la calomnie.

La justice enquête, elle reconstituera un pan de faits et d’intentions afin de protéger une idée de la démocratie et du droit. Comme tout un chacun qui a conscience que la justice doit écarter les soupçons qui pèsent sur soi, cet épisode peut s’avérer douloureux et difficile mais si l’envie d’en découdre prime sur la volonté de répondre de ses actes, alors une certain idée du bien-commun est reléguer au second plan et alimente la vindicte populaire. 

Jusqu’à présent, l’action et le discours de Monsieur le Conseiller d’Etat n’ont que rarement faillis. Tout comme pour son collègue, je me réjouis de voir la distance se creuser entre Monsieur Dal Busco et les turpitudes du soupçon et des irrégularités afin de voir la sérénité prendre le pas sur le doute et la suspicion.

 

Antonio Gambuzza

Commentaires

  • D'accord avec vous, mais pour être juste, dans la liste vous avez oublié Pagani pris la main dans la sac et qui a fait envoyer des brochures de votations biaisées en faveur de ses idés de gauche; Alder l'écologiste d'opérette qui se déplacait tout le temps en taxi a nos frais; Salerno, qui payait qqn avec l'argent public pour critiquer ses adversaires politiques sur internet, qui utilisait un chauffeur de l'état pour faire amener ses enfants a l'école et qui utilise l'argnet public our faire sa propagande idéologique etc....

  • Je n'oublie rien, je ne revient pas sur les histoires de la Ville de Genève car rien de nouveau pointe à l'horizon. Mais je me garderais volontiers de qualificatifs qui n'apportent rien.

  • Je pense que nos fins limiers journalistes devraient s'intéresser à Hodgers car, alors qu'il n'a jamais bossé à part livrer des CD et DVD en vélo il a réussi à s'offrir une magnifique villa !!

  • Vu la manière dont le feu se propage, la République n'est pas à l'abris de surprises. Mais visiblement les partis se sont répartis leur zones de privilèges, la Ville pour l'Alternative et le Canton pour l'Entente.

  • Effectivement Hodgers s'est offert une magnifique villa (dont il cache l'adresse autant que possible), qui elle, comme par hasard, ne risque pas d'être rasée contrairement aux si nombreuses villas qui connaissent ce triste sort à Genève principalement à cause de lui.

    Prenez le quartier du Mervelet ou la place du Pt-Saconnex par exemple, où des quantités de charmantes villas ont fait ou vont faire place à des immeubles en béton. Des gens y ont vécu générations après génération, mais rien n'y fait Hodgers arrive et les fait exproprier. Il mériterait que ça arrive un jour à sa belle villa!

    De plus toutes ces villas et leurs jardins sont comme un poumon pour la ville, et nécessaire à la survie des espèces locales! Et dire que cet individu se prétend écologiste. Mais n'oublions pas que les écologistes sont rouges avant d'être verts.

    Vu la si petite taille du territoire de Genève, On ne peut pas avoir une croissance infinie et donc toujours plus de monde comme les verts le veulent, car cel amène plus de pollution, plus de criminalité, des bus et des trams bondés et une chute drastique de la qualité de vie. Finalement, il faudra construire dans les parcs.

    Si vous aimez votre ville, boycottez les verts et Hodgers en particulier!

  • La volonté de densifier date du Plan Directeur Cantonal qui a été élaboré jusqu’en 2010 et validé en 2013 par le Grand conseil. https://www.etat.ge.ch/geoportail/pro/?mapresources=AMENAGEMENT_PDCN2030_NIV_3%2CAMENAGEMENT_PDCN2030_NIV_2%2CAMENAGEMENT_PDCN2030_NIV_1

    Affirmer qu'une politique est mise en place par un seul Conseiller d'Etat dans son coin est sans doute une facilité de langage qui vise à préserver vos représentants. En 2010, le message du Conseil d'Etat parlait déjà de construire 100'000 logements afin de soutenir la création d'emplois prévus par le développement économique. Ce point de vu a été valider par le Grand conseil.

    Au-delà de l'aspect fiscal, affirmer que construire à l'extérieur du canton pollue moins que d'organiser notre espace urbain avec les connaissances environnementales actuelles et futures est une solution d'un autre temps qui revient à prétendre que la population genevoise est unique et qu'elle est à sauvegarder au patrimoine immatériel de l'UNESCO.

  • Que de belles paroles! Vous êtes en plein déni de la réalité.

    Une croissance infinie est totalement impossible surtout sur un territoire aussi petit que celui de Genève. Cette utopie se transformera en dystopie.

    Je ne veux protéger personne, mais Hodgers est effectivement davantage responsable, car quand on se prétend écologiste on fait tout pour s'opposer au bétonnage, alors que lui travaille main dans la main avec les promoteurs. Et ne me dites pas qu'il est obligé de le faire, car si c'était vraiment en contradisiton avec ses convictions profondes, il pourrait démissionner, mais c'est sûr qu'avec un si haut salaire, une belle villa et et tant de privilèges ....

  • Quand on a pas d'argument on attaque le messager ou l'on détourne l'attention sur d'autres facette d'un même problème. Cela ne vous fait pas honneur.

    Mais pourquoi parler au futur? Le recul de nos glaciers et les problèmes hydriques attenants ne vous inquiètent pas? La régression de la faune, la fragilisation de nos cultures hautes tiges et le dépècement de notre économie traduisent au quotidien le tableau que vous brossez en épée de Damoclès.

    Vous sembler détester ce que vous convoiter mais qui vous échappe et qui brille dans la réussite des autres. Qui est dans le déni?

    Que la logique du Conseil d'Etat vise un circuit court en proposant un aménagement qui conjugue habitat et développement économiques est tout sauf anti-écologique. Vu la conjoncture, et vous avez raison de souligner l'utopie de la croissance infinie, construire du logement permet de réduire les déplacements pendulaires et soutien l’accroissement démographique.

    Monsieur Hodgers a su résister aux sirènes de la gloire et se retrouve dans une position qu'il n'a pas choisie. Que vous soyez agaciez de cette faculté d'adaptation ne fait que soutenir votre mépris pour la justesse de son action dans son époque. Ne rien changer en surface pour soutenir le changement en profondeur

    Que les décennies à venir vous donnent raison et plusieurs courants idéologiques sont en accord avec vos conclusions mais en l'état, il est préférable d'accompagner le développement économique, même si l'idéal durable de notre habitat est mis à mal, car notre système économique est basé sur le PIB et non sur l'équilibre du biotope.

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