L’exécutif fait des râles  

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Voilà une campagne bouclée. Bien évidemment, des pleurs des rires des victoires et des déceptions. Ce qui ne change pas ; les provocations, les stratégies et les velléités de représentation à notre exécutif.

Les provocations viennent de partout. De la presse, des partis en place comme de leurs champions. Les journalistes qui, sous couvert de lever un scoop prêchent le faux pour savoir le vrai, cherchent parfois à devancer les stratégies de partis en se fiant à leurs instruments de sondage. Certains vont jusqu’à affirmer que les élus qui ne leur donnent pas tort ont eux-mêmes déclaré les sujets de leurs enquêtes.

Cela devient même risible car pour se défendre, certains n’hésitent pas à se défendre avec un "ainsi va la vie". Ma nièce de 4 ans est justement dans sa période verbale « c’est la vie » cependant je n’attends pas d’elle une information objective ou une observation conjoncturelle de notre pays au sortie des urnes.

La réalité du 21 octobre n’est pas de savoir si Les Verts doivent intégrer le Conseil fédéral mais si la future représentation de l’Exécutif adoptée par l’Assemblée fédérale est fondée ou non. Notre système indirect et bicaméral permet des modifications à mesure que le parlement s’adapte aux enjeux politiques et pour garantir une stabilité, connaitre les forces représentatives du pays nous devons…

Le soir du 2ème tour des élections aux Etats, nous aurons une image précise de la composition politique du pays et seulement ce soir là, les 242 élus pourront alors élire leurs pairs afin de représenter la volonté populaire dans l’arcane administratif qui régit la vie des citoyennes et des citoyens de ce pays.

 

A Genève, bien que nous observons une inversion des leaders du débat politique, le jeu d’alliance se déroulerait au centre avec le PDC en arbitre à ceci près que le nouvel élu tient plus du jeune cadre dynamique que du militant écologiste, pendant que le PLR devra se positionner pour un renouveau ou le maintien du système traditionnel qui voudrait que l’ancien forme le nouveau. Comme si les élus se réunissaient pour définir une stratégie commune sur des enjeux clivants comme la mobilité, l’aménagement du territoire ou la fiscalité. Ils sont le visage fédéral de notre canton et tiendront leur caucus avec leurs homologues de partis. Ils devront apprendre des uns et des autres pour se retrouver ponctuellement à représenter Genève pendant les coupages de rubans.

En ce 21 octobre 2019, les électrices et électeurs genevois peuvent se targuer d’avoir une image cantonale en adéquation fédérale mais imaginer une Conseilllère (du sérail) ou un Conseiller fédéral écologiste se ferait au détriment de la stabilité immédiate de la Suisse. Il faut avant tout identifier lequel de nos sept sages est le moins en adéquation avec le renouveau politique. Ensuite, soit refondre la formule magique avec la logique de bloc auquel cas se sont les courants politiques qui doivent se répartir les places leur revenant en plaçant le PDC à droite, soit en totalisant les sièges des deux chambres auquel cas ce sont les partis qui devront renoncer ou gagner une place à cet Exécutif. Peu importe la manière, c'est pendant la session d’automne 2020 que le remplacement devrait se réaliser.

Ce qui représente la force de notre pays c’est sa stabilité et sa représentativité, les élus les plus anciens devraient s’en rappeler et au bon moment, leur révérence tirer.

 

Antonio Gambuzza

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