Le combustible, la mobilité et l’écologie

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Depuis quelques mois, la pression pour nous vendre des véhicules électriques se ressent fortement. Il y a 4 ans, les premières trottinettes électriques avec un prix grand public ont fait leur apparition. Facilitant la mobilité, séduisant et ludiques ces engins ont complété l’offre de locomotion modale et ont permis aux fabricants de batterie d’élaborer leur plan financier pour cibler le principal moyen de déplacement, l’Automobile.

Se voulant plus sûre et plus adaptée dans les centres urbains, véhiculant encore l’image de liberté, l’auto se muerait en une arche d’alliance entre l’écologie et l’économie. Au-delà de tout cliché sur ce qui est écologique ou ce qui l’est moins, je vais prendre le biais de ce qui est renouvelable et ce qui ne l’est pas.

Si puiser du pétrole n’est pas renouvelable, percer des enrochements pour en extraire le minerai ne l’est pas non plus. Certes on ne peut pas revenir à l’époque de la vapeur, encore que les partisans du nucléaire vous assénerai que cela dépend du combustible.

Dans les calculs de leurs bénéfices, les entreprises ne prennent pas en compte les conséquences sur l’environnement et pour cause, cela relève de la responsabilité collective dont le lead naturel appartient aux autorités politiques. Si le rôle de ces derniers est de créer les conditions-cades au développement économique, on peut alors imaginer qu’ils ont la responsabilité d’accorder les autorisations d’exploitation et de vente en imposant un certain nombre de contraintes. Celle de conserver le patrimoine naturel n’en fait pas encore partie et, à ma connaissance, une telle mesure ne fait partie d’aucune intention gouvernementale ni d’un quelconque programme politique.

A l'heure où la science parle du reconditionnement des déchets du transport, par captation, le CO2 peut  devenir une matière première pour de nouveaux produits de consommation utile à la vie humaine. Les carrières de minerai liées à la production des batteries de nos véhicules électriques sont jusqu’à preuve du contraire contaminées et polluées.  Les sous-produits issus du recyclage des batteries ne permettent pas encore une nouvelle utilité immédiate, tout comme les déchets nucléaires et les rentes à vies de nos politiciens.

En tant que civilisation, notre devoir est de concevoir la vie humaine dans une durée transgénérationnelle, à tous le moins, c’est ce qui reste des promesses du plein-emploi des trente glorieuses. Nous ne pouvons donc sous-taxer les voitures et autres véhicules électriques au prétexte d'accords commerciaux n'incluant pas une vraie politique renouvelable. Zéro émission ne veut pas dire zéro pollution, nous devons tous mieux réfléchir sur les conséquences de nos choix en matière de mobilité, de grande consommation et du reconditionnement de nos déchets.

 

 Antonio Gambuzza

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