Air du temps - Page 12

  • Le Vert est dans le fruit.

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    Il y a des jours plus doux que d’autres. Ce dimanche serait un dimanche noir si ma confiance en nos institutions était ébranlée. Ancien candidat à cette élection, je suis solidaire de cette volée que Les Verts doivent digérer. Elle ne me réjouit guère et se dessine en traversée du désert. La question qui me taraude est pourquoi ?

    Est-ce que Les Verts se prennent une veste prévisible sans réagir ? Est-ce de la naïveté ou un excès d’orgueil ? Je n’imagine pas un instant que des gens universitaire puissent avoir eu le projet de se saborder en favorisant un candidat plutôt qu’un autre. Ce qui ne s’est pas fait en congrès se décide aujourd’hui avec le renoncement de Michèle Künzler.

    La symbolique passée, qu’est-ce qui rend cette défaite aussi amère ? Je me risque à quelques pistes :

    -       La conjoncture internationale.

    La crise aidant, la foi en l’avenir s’est étiolée de manière factuelle. Au final, la crispation pèse sur la certitude de maintenir son emploi ce qui l’aura emporté sur les projets d’envergures qui animent Genève. 

    -       Le libre choix du mode de transport.

    La possession de la voirie dédiée à la mobilité se fonde sur qui se déplace comment. Actuellement, l’impression de voir celle-ci réservée aux pendulaires est patente au point que les genevoises et les genevois ne partagent pas cette vision. Dès lors, le CEVA donnera un ballon d’air à la mobilité et une planche de salut qui se profilera en faveur de cette formation politique dans dix ans au mieux.

    -       Le Grand Genève.

    Les Verts sont la première formation politique du canton à mettre ouvertement en avant des Suisses vivant en France voisine. Cette notion s’articule en tiroir avec les problèmes de logements, de mobilité et des soins. La crispation s’en ressent et d’un coup d’un seul, le corps électoral se recentre sur ses fondamentaux. La peur de vivre une épuration économique propulse l’électeur vers ses bourreaux comme la brebis quitte le troupeau et son berger.

     

    Et l’avenir dans tout ça ? 

    Les blocs de l'Alternative et populistes devront s’échiner à séduire un centre droit qui se profile en arbitre et en force de proposition. Cependant, la gauche devra ne pas céder aux sirènes des victoires d’étapes afin de s’ériger en opposition face aux dégradations des conditions-cadres de l’emploi, du logement et de la mobilité, quitte à voter comme un seul homme avec son alter-égo-franc-tireur qu’est l’UDMCG, quitte à voir ses propositions combattues.

     

    Antonio Gambuzza

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  • P&G et l’allocation rentrée.

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    "-Lorsque l’on offre de l’argent, c’est normal que les gens le prenne." C'est par ces mots que tonnait ce matin le Conseiller municipal en Ville de Genève Fiumelli les colonnes du 20 minutes. Et lorsque que le Vice-président de P&G réclame de meilleures connexions aéroportuaires, je ne lis aucun étranglement politique lui demandant sa permission. 

    Je ne souhaite pas m’étendre sur les déclarations reprises par le quotidien public, moins encore sur les déclarations légitimes d'un capitaine d'industrie. Ce billet à juste la prétention de dénoncer un fait du prince; le mépris des besoins de la population. "Lassée" pour compte par certains ou considérée comme parasite par d’autres, il n’y a guère que les puristes accorder encore à la population l’ombre du souverain. 

    Ce n’est pas de sollicitude ou de promesse dont la plèbe a besoin, encore moins que l’on lui désigne ses ennemis. Un emploi, chez P&G pour certains, un toit pour un loyer abordable, de quoi se nourrir, se vêtir, s’informer mais surtout, de la reconnaissance pour ses qualités historiques.

    Pas grand chose en somme mais une quadrature vertueuse d'un cercle qui défini l'homme moderne; vivre en groupe mais se déplacer et penser en individu unique. Et si certains emplois demandent des subsides pour survivre dans un canton si cher, certains usent de convictions pour les considérer comme inhébergeable  sur le territoire.

    Peu importe que vous soyez né à Genève ou nez chez Firmenich, politiquement vous êtes considéré comme un contribuable. Le tout est de savoir si vous coûterez des subsides ou de la défiscalisation. Si au contraire vous contribuerez à la fortune de l’Etat, soignant au passage l’ego de quelques bobos, alors c’est jackpot. De la droite modérée à celle dite "ni de droite ni de gauche" tous vous feront des courbettes en vous expliquant que les congés-ventes ne sont pas l'outil pour éloigner les pauvres de leurs racines.

     

    Chez nos élites les idées fusent mais leur discours négligent l’épicentre de l’effondrement en Europe. Programmé pour après-demain, norme de l’OCDE oblige, cette tragédie grecque ne s'écrit pas sous nos cieux. Ici nous faisons tout pour retarder le pire, en priant pour que nos partenaires ne soient pas tombés sur la tête, eux. Pendant que l’interchangeabilité de notre population s’opère à la vitesse quantique, il est coutumier d’entendre que si la richesse du monde est gérée pour un tiers dans les banques suisses, toute la région limitrophe est nôtre (sic).

    De cette gesticulation désespérée, nous semblons prier pour que la chance sourit enfin aux audacieux et que la situation politique environnante se stabilise pour que l’on respire un peu, dernier souffle commun avec le reste du quartier?

     

    Antonio GAMBUZZA

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  • C'est cul (ir)rité, le maitre des bataillés

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    C’est effarant de voir comment la sécurité est traitée à Genève.

    La Tour Maudet s’est fendue d’un règlement abscons pour l’application de la loi sur les APM votée par le Grand-Conseil il y a peu.

    Si personne ne conteste les nouvelles prérogatives attribuées à la police de proximité du canton, il est surprenant d’apprendre que plusieurs formations continues sont obligatoires alors qu’elles ne peuvent être mises en pratique fautes d’accréditations informatiques. 

    Quelques flous artistiques plus-tard, je me pose les questions en tiroirs suivantes :

    -         Est-ce afin de recruter à moindre frais de jeunes APM « préformés » aux métiers de la Police que ce règlement à vue le jour en l'état?

    -         Et si c'est le cas, les recruteurs et autres chefs de poste de la gendarmerie sont-ils si infaillibles pour que la seule réponse politique soit la transversalité des corps de polices dès le début de carrière ? 

    Les communes voient leurs obligations s’alourdir avec une énième croissance du report de charge, ce qui est peu évident à justifier chaque jour qui passe. La seule alternative qui n’a pas été explorée est le brevet de police pour les APM, miroir aux alouettes électoral s'il en est. Il semble bien que les fonctionnaires en place ne soient pas disposés à partager leurs jouets, on appelle cela se faire enfiler des perles… 

    Le temps des relations harmonieuses entre les communes et l’Etat est-il compté? Les attaques sur la taxe professionnelle et le rapatriement des intérêts du produit des amendes donnent à l’Etat et ses sociétés filles un visage tentaculaire.

     

    Au final, ils irritent profondément une partie de la classe politique municipale. Cette mainmise d’un pouvoir centralisé devient un carcan et dans ma commune, les synergies qui consistent à favoriser l’un au détriment de l’autre sont trop nombreuses pour que le silence soit d’or !


    Antonio GAMBUZZA

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