Air du temps - Page 14

  • À journaliste et demi.

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    C’est fascinant comme les journalistes se muent volontiers en superviseurs de propagandes politiques, en cigale au cœur de l’été.

    Jadis, le métier était présenté comme celui d’une personne passionnée et plongée dans le sujet qui l’anime et partageait son point de vue de manière objective, en pesant le pour et le contre, tel un Chef dans sa cuisine recherchant l’olympe gustatif.

    Depuis l’apparition des journaux gratuits, les journalistes sont devenus des femmes et des hommes au service d’un patron, qu’il soit rédacteur en chef ou bailleur de fond, avec la mission de vendre du temps de cerveau disponible. Et lorsque ces femmes et ces hommes utilisent leurs statuts à des fins personnelles, les arguments se limitent à une critique du camp qui les oppose.

    Pourtant, ces mêmes choix personnels sont souvent honnis de l’homélie du service public. Les procès de positions dominantes des médias subventionnés sont-ils le reflet d’une jalousie ou d’une nostalgie secrètement regrettée ? 

    Finalement peu importe car si la méthode a changé, l’intention est toujours là. Faire réfléchir, modeler nos schémas de pensées, nous faire réagir et s’investir le temps d’un message ou d’une campagne politique.

    Toutes sortes de médias existent et si je ne m’attends pas à entendre un débat politique nationale sur les ondes d’une radio libre, je dois m’attendre à recevoir des infos locales sur les programmes nationaux. Cherchez l'erreur!

    Alors pourquoi ? Le syndrome du Titanic frappe-t-il les rédactions ou la dialectique des boites de communications sont-elles désuètes ? Les partis misent-ils sur des personnalités ou sur leurs capacités à faire des propositions et des choix de sociétés ?

    Entre les enturbannés de la compétence politique contre le choix de personnes visionnaires avec projets novateurs et des pratiques de gouvernances participatives et les délateurs publics à la petite semaine, l’intérêt sur le sujet ne passionne plus les foules. Et cela ne préoccupe personne…

     

     

                                                                                                 Antonio GAMBUZZA

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  • Mais quel sujet pour un blog.

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    Entre la défaite du PLR au Conseil d’Etat valaisan, la volonté de retirer l’exploitation du réseau ferroviaire suisse aux CFF, l’élection du Pape François, le congrès des Verts, des Socialistes, le psychodrame du budget genevois ou le drame humain qui se déroule en Syrie, mon cœur balance...

    C’est pourtant le Pape qui retient mon attention. Non que j’aille un regain d’amour pour le clergé universel mais cet homme humble, fils d’immigré, sachant qu’il sera plus utile vivant que mort a fait face à ses responsabilités en se confrontant aux dictatures les plus féroces du continent sud-américain. Combien de cardinaux peuvent se prévaloir d'un tel acte?

    Cet homme réclame l’attention des fidèles pour déclarer le message de l’église qu’il représente. La meilleure manière de manipuler l’opinion ? Une volonté immédiate et sincère pour se démarquer ? Une invitation à communier ensemble et se tourner vers les valeurs humanistes de ces deux derniers siècles?

    Personnellement je penche pour la dernière possibilité.

     

    Pourquoi choisir l’érudition d’un homme proche des gens, qui vit selon un plan d’existence calqué sur l’humilité et la pauvreté d’un homme ou d'un mythe qui a lui-même tout abandonné, qui s’inspire des difficultés de sa condition humaines pour dépasser ses instincts alors que, lâchement, il aurait pu sauver sa peau en demandant l’exil! Tout porte à croire qu’il aurait rencontré l’Agneau dans sa vie physique.

    Hormis la nouveauté du courant religieux qui investi pour la première fois la charge pontificale, je me réjouis de constater que cet homme ne renonce pas à sa simplicité et encourage les fidèles à le suivre. Les prières qu’il réclame sont autant de soutiens que de chemins de montagnes sur lesquels se déversent les pluies de nos espoirs. N’est-ce pas le rôle d’un chef de convaincre par ses actes?

    Alors si je n’avale toujours pas les couleuvres de la profession de foi traditionnelle, cet homme me donne envie. Envie de lire, de partager, de rencontrer, de pardonner, de prendre des risques, de me surpasser mais surtout d’être fier de mon histoire, de ma culture, fier de mes erreurs et de mes réussites. Et l’envie de les multiplier, pour le bien commun.

     

     

    Antonio GAMBUZZA

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  • Wahlen et le plan de la LAT

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    L’objectif avoué de cette loi est de reprendre la main sur notre souveraineté alimentaire. Alors pourquoi les partisans d’une Suisse indépendante s’opposent à cette loi ? Petit retour sur l’origine de cette mesure qui avait pour cadre la seconde guerre mondiale.

    Nous étions alors seuls contre tous, pays d’émigrations et peu peureux, pendant que le secret bancaire n’était pas encore une institution. Et aujourd’hui ? La situation politique n’est plus comparable, le pays n’encourt pas même de sanctions économiques de ses principaux partenaires économiques. Pourquoi donc les milieux populistes avancent le diktat du fédéralisme comme principal argument ?

    S'il est aisé de constater que cantons et communes ont failli dans leur mission de développement du territoire, c'est surtout sur la gestion des surfaces d’assolement que celles-ci ont démérité.

    Contrairement à ce qui est dit, leurs prérogatives actuelles ne sont pas contestées, sauf qu’il ne sera plus possible de déclasser des terrains par complaisance. Pour ce faire, il devra y avoir une volonté de développement, avec des projets et un échéancier. Si les communes continueront de gérer leur zonage territorial, c’est bien dans la mise en pratique des plans localisés de quartiers que se concentreront les principales innovations.

    Et si l’espace dévolu à l’agrandissement des villes est indispensable, c’est la qualité des plans urbanistiques et leur densification qui sera revue. Cette loi sert d’aiguillon, tout en veillant à se suffire en subsistance indispensable à l’indépendance régionale du pays. A Genève, si l'immobilier n’est pas touché, c’est bien dans l'agriculture que nous sommes appelés à performer.

    Alors si je suis un raisonnement Pavlovien, c’est à un énième exercice de pompier-pyromane auquel se livre les partisans du NON. Et dans cette affaire, le masque de ces derniers s’étiole chaque jour qui nous rapproche de l’échéance du 6 octobre. Cette loi nous évitera un scénario digne de la crise des subprimes, à notre échelle nationale.

                                                                       Antonio GAMBUZZA

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