24/01/2013

Les « à suer rance » sociales ont mals.

Sans détour, les assurances sociales qui sont en mains privées ou gérées par des fondations sous tutelle de la loi fédérale souffrent.

Et les raisons sont multiples. Pour le deuxième pilier, l'investissement dans un portefeuille d’actions est formellement recommandé par la dite loi fédérale mais surtout, le risque est rendu obligatoire. Au lieu de se limiter à définir la stratégie de diversité des risques, la loi contraint les fondations de prévoyances selon un schéma bien établi. De facto, elles sont dans l’obligation d’investir dans le commerce privé avec des fonds publics. Car il faut le savoir, si les caisses se sont faites douchées par la gestion de tiers, eux n’ont pas souffert en percevant leur commission et ne sont pas redevable sur les pertes subies. Alors si pour cette catégorie de personne il est facile de poursuivre leur travail, je suis interloqué par l’attitude de leurs représentants politiques qui se veulent sauveurs de la veuve et l’orphelin en prétextant que c’est avec l’argent du contribuable que l’opération sera conduite. Gros payeur d'impôts, c'est surtout avec le leur!

Rongé de remords ou touché au cœur de leur amour propre, la médiocrité de la Lamal, voulue par le parlement fédéral et sauvée par Monsieur COUCHEPIN, la voilà mise en défaut par l’aile la plus sociale de notre Entente cantonale. Cette volonté d’organiser le gel du paiement de la péréquation financière masque mal la responsabilité engagée qui pèse sur les trop-payés des cantons abritant les hôpitaux formateurs de notre pays. Le sommet de l’hypocrisie est fondé sur la légalité originelle de la non-rétrocession du trop-perçu car dès l’entrée en vigueur de cette Lamal, il était question de solidarité, valeur fondatrice de la Suisse moderne.

De nouveau, les pères de notre prospérité étaient doté d’un sens pratique qui met au défi les hypothèses d’universitaires qui, trop souvent, vivent en théorie, pays voisin de l’utopie.

 

                                                                                   Antonio GAMBUZZA

22:40 Publié dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

05/01/2013

Sécurité dans le nez

Aujourd’hui, chaque parti politique se profile sur la sécurité. Intéressant de comparer l'opposition de style de chacun. Ce qui est désolant, c’est que les arguments des uns ne sont plus compris mais relayés de manière trompeuse et déformée, comme si les errances qui pèsent sur  la population était le fait d’un seul parti politique.

Une poignée de licenciés universitaires jouent avec la sécurité sur la gamme de leur propre peur. Ils confisquent la force de notre démocratie directe en lobotomisant la pensée populaire. Leur crainte de n’être qu’une demi force politique est patente et cette volonté de ramasser deux fois leurs morts confine à la sottise la plus raffinée. 

Le nivellement par le bas est beaucoup moins vendeur mais ça les rassure… Cela dit, chaque régime démocratique devenu totalitaire a connu une déchéance aussi foudroyante que son ascension. La lumière dont tout le monde parle dans les dictatures éclairées je présume…

Ce qui me désole plus encore, c’est le fâcheux mimétisme institutionnel dont s’affuble notre république en prenant exemple sur une puissance nationale avoisinante (sic). En effet, quoi de plus inintelligent que de reprendre le régime présidentiel français, antidémocratique au possible, à la majorité confiscatoire et au pouvoir démesuré d'un seul courant de pensée. L'officialisation de notre quotidien en somme... Sauvons-nous la face en gardant voix au chapitre sur les 6 autres ministres? Un pis aller, tout au plus!

Pourtant, dans l’ombre des grandes déclarations, un petit bout de femme a réussi un tour de force aussi flamboyant que mésestimé. Paris a reconnu l’urgence de nous envoyer des renforts de gendarmerie dans le bassin Annemassien. Efficace ? Il semble que leur venue est couplée a une mission claire; répondre favorablement à la coopération transfrontalière, ce qui sous-entends une amélioration de la communication entre les parquets de l’agglomération. 

Il faut relever ici que tout fut conduit avant l’acceptation de la nouvelle Constitution genevoise. Et si notre fier et grand voisin accède aujourd'hui à nos requêtes parce que nous connaissons enfin un régime présidentiel, les députés franco-suisse sont les dignes héritiers des agents d’influences américains agissant dans les dictatures non éclairées de leur sud continental. 

Et si ces binationaux quittaient la scène politique genevoise, quelles seraient les idées dominantes? Et si leur objectif était de consolider leur présence dans une région qui connaît une croissance du PIB faisant écho à leur esprit libéral? Qu’ils soient les bienvenus mais leurs idées combattues! Devons-nous agir en peuple soumis et vaincu, leur offrant les clés de nos institutions et l’âme de nos différences? Sous notre latitude, tant que l’argent suit leur venue, l’honneur est sauf...

 

                                                                       Antonio GAMBUZZA

15:58 Publié dans Air du temps | Tags : croissance, constitution, élection. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

31/12/2012

Le temps des futurs souvenirs.

Comment ne pas commencer cet article en vous souhaitant d'avoir passé une fête de la nativité aussi chaleureuse que merveilleuse.

Pendant que les salaires de la classe moyenne ne suffisent plus à nourrir une famille dont un seul parent travail, les prix de l’immobilier se maintiennent à un niveau inatteignable. L’Etat ne se donne plus les moyens de palier aux spéculations immobilières en s’engageant massivement comme la loi sur les LUP le demande.

Leur planche de salut est l’expatriation. Si d’aucuns semblent être d’accord d’habiter sous des cieux plus cléments, au fil du temps, ces même cieux seront de plus en plus éloignés. Les infrastructures doivent suivre le développement de l’agglomération et le patrimoine immobilier financé par les deniers publics doit être considéré comme des infrastructures publiques afin d’être comptabilisé de manière équilibrée dans le bilan cantonal et non comme des dépenses à fond perdu.

Mais la question demeure. Les routes et les transports publics doivent se développer sans quoi l’implosion est garantie. Pour cela, la guerre des transports doit être stoppée et les réponses ouvertement discutées, en sachant qu’une nouvelle voie de circulation doit obligatoirement être accompagnée par une voie de bus.

Une nouvelle construction tangentielle comme le désir une partie de la population ne doit pas assécher le potentiel client du futur CEVA. Son projet d’exploitation est ambitieux et si la locomotion pendulaire extramuros n’est pas redirigée vers cet outil, en 2020 le gaspi d’or reviendra au canton et chaque citoyen aura droit à son bonnet d'âne.

Une lecture synoptique de la situation dévoile de gros besoins, sans aucun moyen financier pour les réaliser. Pourtant les possibilités existent. La promotion du canton doit s’organiser, se vendre et non prendre la posture immobile d’une nature morte.

La réponse n’est sans doute pas dans un endettement massif de l’état mais la sagesse devrait dicter à nos élus cantonaux un assouplissement du frein à l’endettement, une augmentation temporaire des impôts pour les hauts revenus et les grosses fortunes, la taxation de toutes les entreprises genevoises à 15% un plan de mobilité cantonal crédible et basé sur un texte de loi clair, une augmentation de notre souveraineté alimentaire ainsi qu’une mixité sociale qui inclue non seulement les paramètres liés au bien-être mais également la sauvegarde de notre sécurité.

 

 

                                                                        Antonio GAMBUZZA

10:35 Publié dans Air du temps, Genève | Tags : mobilité, immobilier, agglomération | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |