16/02/2016

L'éducation, la propagande et les jeux de hasard

Quand les bobos prédisent l'imminence d'une nouvelle guerre mondiale (Le Temps du 15.02.2016) j'ai envie de crier : -"ouvrez les yeux et contemplez le spectacle". Ce n'est pas une mais des guerres mondiales qui sévissent de part le monde. La multi-polarité des fronts, les stratégies d'oppositions des pays qui envahissent les populations natives des régions en guerre restent identiques à l'histoire de la guerre. Si l'extermination des minorités manquent à l'appel, la propagande reste la même.

Notre parti pris nous soulage de l'empathie que nous devrions ressentir pour les pays mis sous la pression d'un conflit régional. Nos actualités dépeignent les opposants à notre marche triomphale comme des personnes peu fiable, sournoise, étant nos ennemis potentiels. Pourtant, c'est bien leurs ressources naturelles qui intéressent les bailleurs de fond des conflits en cours. En appauvrissant les moyens financiers des pays visés, en imposant les prix de vente de leur matière première et en agissant sur les règles des marchés, c'est une domination totale qui s'exerce non seulement sur les zones de guerres mais également sur les pays concernés par leur flux commerciaux.

Ce n'est donc pas du bris de la stabilité régnante des pays de l'OTAN que naîtra un nouveau conflit majeur. Tout ne tourne pas autour de nous. Si nos ennemis d'alors sont devenus nos alliés, afin d'éradiquer les conflits en cours, c'est ensemble que nous pouvons créer un nouvel équilibre géostratégique. Faut-il encore voir au-delà des intérêts immédiat de sa Nation, de ses industries guerrière pour penser comme un pays multilingue et multi-ethnique. Seule une Confédération Européenne peut constituer un interlocuteur suffisamment crédible afin d'équilibrer les rapports de force entre les deux superpuissances dominant de la tête et des épaules l'équilibre mondial.

A cette aune, nous ne pouvons nous gargariser de supériorité sur nos voisins. A Genève, nos élites politiques demandent au fonctionnaires des augmentations de charges de travail accompagnées par des baisses de prestations et de salaire sans même montrer l'exemple. Les anciens nouveaux riches du tertiaires persiflent également contre cette catégorie de la population au titre que leur propore revenu a fondu de moitié pour une charge de travail augmentée sans précédent. Ce ne sont pas les règles des marchés qui sont accusées mais une catégorie de la population prétendue comme inférieure et privilégiée.

Le voila notre bouc-émissaire.

 

Antonio Gambuzza

22:12 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/10/2015

Pourquoi j’ai élu Mme Widmer-Schlumpf.

18 octobre 2015, journée d’élections Nationales helvétiques. 70% des Suisses mesurent les conséquences de leurs suffrages.

 Selon le journal Le Temps, la réforme structurelle de nos assurances vieillesses serait le premier chantier qui devrait retrouver le chemin des commissions, changement de législature oblige. Les relations avec l’Europe sont également sur le métier. La droite élargie est-elle mieux préparée que les élus de gauches ?

 Cette dernière semblerait plus l’écoute des bruissements populaires. En cela, le Centre-droit se lit mal sur le long terme. Il présente l’avantage de considérer l’opinion publique pendant un certain temps, voire jusqu’à un certain point. De plus, ont ne peut pas les taxer d’être à la solde de petits intérêts puisqu’il le revendique. A défaut de leurs intentions, leur discours est clair.

 Concernant le Conseil fédéral, je suis serein. Le dogmatique parti agrarien ne devrait pas récupérer un deuxième siège et pour cause. J’ai voté pour eux pour cette extrême bonne raison. Je me réjouis à l’idée que le plus grand parti de Suisse soit non-gouvernemental pour les quatre prochaines années.

 L’application stricto sensu de l’initiative sur la migration du 9 février 2014 en est la plus belle démonstration. Entendre les caciques agrariens nous expliquer que c’est à eux de dicter les modalités exécutives plutôt que le Conseil fédéral me pousse à croire que leur place est bien dans l’opposition.

 L’armée, réduite à un rôle de faire-valoir et commandée par un UDC m’horripile au point que je préfère encore déboulonner M. Maurer pour raisons économiques. Cette raison est tellement non-institutionnelle que l'UDC lui demanderait de refuser son élection. Dans cette position, leur hégémonie serait exacerbée par le nombre d’initiatives pro helvétique qui pourrait être lancée, pour notre plus grand bonheur démocratique.

 Je suis fier d’être un helvète, romand qui plus-est, de première génération pour ne rien gâcher. A cette fin, je pourrais être orgueilleux de voir un Suisse non natif rejoindre l’Exécutif fédéral.

 Néanmoins, vu du bout du lac, M. Freysinger était plus utile sur les plateaux télés qu’il ne sera au gouvernement. La gestion de ses ressources personnelles l’a-t-elle éloigné trop longtemps de son amour pour le stand up, qu’il veuille nous gratifier de sa médiatique candidature ?

 Non, vraiment, j’ai bien fait de voter UDC. Pourvu qu’ils mettent à exécution leurs menaces et qu’ils laissent les gens sérieux gouverner le pays.

 

Antonio Gambuzza

13:33 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : #ef2015, leman bleu, pascal descaillet, 9 février, le temps, le courrier, la julie, tdg. | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

20/10/2015

La troisième force, l'Entente et le sourd-muet.

Le second tour des élections sénatoriales de la République et Canton de Genève et ses travers moraux promet quelques joutes verbales des plus exquises. Forte de sa victoire, la droite élargie a ouvert les festivités.

Non content de surargumenter, leurs effets de manche continuent de nous distraire. Par exemple, nous entendons dans un même souffle le PLR conditionner un deuxième siège UDC au Conseil fédéral et nous dire combien il serait regrettable qu'une formation minoritaire représente leurs intérêts à la Chambre haute de notre parlement.

Depuis 1848, l'Assemblée fédérale à comme mission première d'élire notre Exécutif fédéral. L'équilibre de notre parlement ne peut être garanti par un seul parti. C'est pourquoi la pluralité des courants nous permet d'assurer un équilibre saint et serein afin de garantir un avenir à l'ouvrier ou au capitaine d'entreprise.

Au National, Genève a propulser l'image de son exécutif cantonal à cette fin. Chaque formation gouvernementale de notre République a remporté sa part de représentation. Mais, l'ivresse du pouvoir déclenche chez le vieux parti un élan que seul son cousin de l'Entente peut réfréner.

Pourtant, il n'est pas inutile de rappeler que la volonté de nos concitoyens est de préserver une nation forte et indépendante, tout ce que le PLR ne garanti pas, en soutenant la réforme de l'armée ou en galvaudant la souveraineté de notre migration.

Fort d'un candidat aguerri aux arcanes électorales, le vieux parti prétend que la gauche ne mérite qu'une place aux états et désigne naturellement quel candidat adverse il faut préférer.

Je l'admets sans détour, je suis séduit par la maitrise des affaires politiques du PLR, je suis pétri de fierté par l'électeur helvétique qui se démène pour que son confort se maintienne à un niveau respectable mais durable, mais je suis encore plus admiratif par la capacité des tribuns prolétaires à s'éloigner des craintes de leur électorat.

Dans un dernier souffle opportuniste, il serait utile de se rappeler que pour pour défendre la classe moyenne il faut soutenir l'action positif de l'économie ET les intérêts des personnes non-actives. 

Les 7 élus de la droite élargie sont parfaitement compétant pour garantir les attentes économiques et migratoires de Genève. Face à un parlement résolument à droite, il faudra tout le talent des 4+(2) élus de l'Alternative pour influencer et soutenir le développement social et durable de notre canton.

 

Antonio Gambuzza