27/01/2015

Le papillon et ses effets

Le 7 janvier 2015, deux hommes qui ne souhaitaient pas vivre longtemps ont attenté à notre quiétude quotidienne en abattant 11 personnes dans les locaux d'un journal satirique.

Après un émois planétaire, la normale n'a pas tardé à reprendre le dessus, tout d'abord avec des centaines de rassemblements pour une liberté d'expression en recul face au dieu dollar, puis, par les manifestations de soutien d'une lecture littérale d'un texte millénaire qui a prouvé comme d'autres textes avant lui que ce qui est édifié au nom d'une force invisible, n'est pas un catalyseur de Paix entre les peuples.

27 janvier 2015, un peuple à l'agonie décide de tourner le dos à l'escalade des conflits et renvois les survivants d'une idéologie d'un passé pas si éloigné, en portant au devant de leur scène politique un homme issu d'un programme tourné vers le bien-être direct de la population, qui il a eu l'intelligence de s'associé avec des financiers qui ne soutiennent pas l'austérité imposée par une Europe tournée vers les marchés émergents.

Si les résultats de ce choix démocratique se mesureront dans quelques mois, les attentes ne se font pas prier pour prendre le dessus des préoccupations du futur gouvernement Grec. Les ministres en charge de la dette internationale de ce pays ont pourtant déjà évoqué l'impossibilité de réduire le remboursement d'une dette contractée pour avoir voulu respecter les closes de leur pacte de stabilité. Edifiant!

Le recul de l'Aube dorée est en soit une victoire et, le pire des scénarios pourrait être le début d'une remise en question de l'inertie du programme "monnaie unique" de ce parlement européen. Les conséquences en cascade seront un démantèlement de ce qui fait de l'Europe politique un état centralisé et totalitaire et la chute des pays satellite dont la Suisse fait partie.

Une certitude, notre économie va devoir développer des trésors d'innovation pour ne pas totalement sombrer et les forces vives de notre pays devront accepter d'être au coeur d'une tempête financière. Les discours va-t-en-guerre des superpuissances ne calmeront pas les ardeurs d'employés rompus au management agressif, qui vont sans doute devoir marcher sur la tête de leur propre famille pour préserver les dettes qu'ils auront contracté lors de taux d'intérêts historiquement bas...

La seule certitude que je nourris est que chacun de nous est le parent de son propre bourreau. 

Antonio Gambuzza

 

02/09/2014

La Crimée en auto-stop

A l’heure des tensions internationales, lorsque je pense global j’agis local. J’ai bon espoir que mes actions dans mon quartier aient un effet papillon.

 

Sans être russophile ou pro américain, dans le business chacun doit en avoir pour son argent. Dans l’échange des matières premières, la vente ou l’achat ne s'effectue pas sous la contrainte mais est librement consentie. Lorsque j’y ajoute les droits de douanes et autres taxes d’importations, le pactole en jeu enlève alors ce consentement mutuel et le foyer de la tension entre s'installe entre les parties.

 

D’autres régions du monde en sont les témoins quotidiens. L’expansion des colonies en Palestine au-delà de la frontière de 64, la présence des agents d’influences en Amérique du sud ou les achats de terres arable par Monsanto constituent des sources de tensions entre les peuples.

 

Lorsque nous ne sommes pas touchés par ces évènements, nous avons tous le conseil en gargarisme. En Crimée, nous voilà face à une divergence de vue entre l’Otan et ce qu’il reste du Pacte de Varsovie. Personne ne souhaite un conflit direct et chacun avance ces mercenaires dans une partie de poker-menteur.

 

A l’échelle locale, si la France et les Pays-Bas se sont désistées pour l’édition 2104 du festival de musiques militaires de Moscou, pour des raisons que j’imagine stratégique pour l’un et émotionnelle pour l’autre, notre Contingent des Vieux-grenadiers est parfaitement à sa place dans le concert des Nations.

 

D’une part, ce déplacement s’effectuent avec des fonds privés. D’autre part, les voyages en Russie ne sont pas déconseillés par le DFAE. Dès lors, il n’y a rien qui s’oppose à cette aventure dans un pays avec lequel la Suisse n’a rompu ni ses échanges économiques, ni ses relations diplomatiques.

 

Sur place, au coeur d’un festival de musique militaire, notre sécurité n’est jamais menacée, l’accueil est cordial et nos requête toujours reçues avec bienveillances. Si ces dernières reçoivent une fin de non-recevoir, c’est toujours pour des raisons inhérentes au bon déroulement du spectacle.

 

Et la Crimée me direz vous? Notre présence ici ne va jamais à l’encontre des intentions des uns et des autres. Chaque mesure de musique jouée par notre contingent, chaque pas effectué sur la piste aux étoiles de ce grand raout cultivent ce qui nous rapproche et exorcise ce qui nous oppose.

 

Et ce n’est pas à l’échelle d’une vie humaine que nous pourront savoir si nous avons eu raison ou tort. Nos futurs historiens valoriseront ou non notre marche triomphale sur les pavés de la bien nommée Belle-Place.

 

 

Antonio Gambuzza

15:05 Publié dans Air du temps | Tags : crimée, vieux-grenadiers, moscou, genève. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/06/2014

Genève et la vallée de la Traz-versée dans la Rade.

Il y a un trop plein de voiture en ville !!! Tout le monde est d’accord pour faire ce constat.

Il s’agit maintenant de savoir si la cause est politique, idéologique et antipopulaire ou une obligation de l’Etat. 

 

Chercher des bouc-émissaires dans les politiques menée par le passer ou revenir tant et plus sur la non construction des P+R sur France ne résoudra pas nos aspirations individuelles en matière de circulation routière. A être historique, il faut se rappeler que le Grand-Conseil ET le Conseil d’Etat sont des bastions de l'Entente, exception faite d'une législature dans les années nonante.

 

Dans le concert des inepties, certains avis expriment, au nom de l’écologie, la déconstruction des aménagements actuels pour remettre la voiture au milieu de la cité, alors que c’est précisément ces aménagements routiers qui rendent l’usage de la voiture plus écolos. Les carrefours sont dimensionnés au respect des normes actuelles de l’OPAIR, favorisant le trafic pendulaire par le rail...

 

L’avenir économique de la région est donc un enjeu qui doit nous préoccuper au-delà de toute apologie partisane vue de la rive gauche. Par exemple, il faut se poser la question de la mobilité économique. La loi fédérale sur le travail qui régit le déplacement domicile-lieux de travail n’offre pas la prérogative étatique d’imposer aux employeurs la mise en place d'une politique d'entreprise en faveur de l’utilisation des transports publics. 

 

L’engorgement de la mobilité ne touche pas que la locomotion motorisée privée. Les transports collectifs sont bondés, les planifications en la matière ont pris quasiment 10 ans de retard tant par la faute de recours idéologiques, de la justice qui traite le bien-être collectif comme un crime pathologique, de politiciens qui apprécient de renvoyer leurs travaux de commissions en commissions (sic).

 

Ce n’est certes pas avec les lunettes de l’écologie que nous allons résoudre le problème de circulation et de construction des traversées mais c’est avec ce double-monocle qu’il faut envisager l’avenir. Dimensionner des infrastructures routières au prétexte que le futur sera plus vert nous verse dans l’apologie du jeu de hasard tant les échéances de ce renouveau est abscons.

  

Actuellement, sans économies dans le programme de l’Etat, aucun investissement de cet ordre n’est possible. Les délégués des partis de l’Entente ont envoyé un signal fort à ce sujet mais c’est surtout dans la campagne que leur position devra s’affirmer.

 

Les opposants historiques à la mobilité individuelle sont majoritairement de l’Alternative. Il faudra que celle-ci casse sa tirelire pour mener cette campagne contre ce vote. Si en passant elle pouvait développer des arguments plus convaincants que ses tirades habituelles sur l’écologie et la lutte des classes...

 

Cette traversée ne doit pas être réalisée dans des conditions inacceptables. Que nos élus remettent la fiscalité du Canton sur le métier et fassent voler en éclat le bouclier fiscal devenu obsolète. Qu'ils assument l’empilement croissant des obligations de l’Etat et des attentes de la population.

 

Qui supporterait de savoir que c’est par la réduction de l’effectif des enseignants que la trémie d’accès sur l’avenue de France serait financée ? Que le système de ventilation dans le tunnel serait installé en lieu et place de la rénovation d’une école primaire ? Que les honoraires des architectes seraient payés par l’abandon des compensations agricoles ? Sans parler de la réduction de la dette, le renforcement de la politique carcérale, de l’augmentation des effectifs policiers etc.

 

Que l’on cesse ce phagocytage des votations populaire afin de rendre la politique genevoise plus lisible et digne d’intérêt, populaire.