28/03/2014

Papillon d'hiver ou papillon d'été

Ce matin, je me suis rappelé que le 29 mars, nous passerons à l’heure d’été. C'est alors que l’image d’un paisible veau suivant sa génisse qui pestait contre ce chamboulement m’a gagné.

 

Je me suis rendu compte que ce changement d’horaire, qui n'est pas usuel partout, est devenu automatique au point que plus personne n’y accorde de l’importance. Je me suis rendu compte de la primordialité de la taille critique et du choix de vie.

 

Je n’imagine pas meilleur exemple comme choix de société. Cela compromet aucun  fondement culturel ou religieux, agit en recherchant le plus grand confort de tous et ne nourrit aucune autre ambition que la diminution l’action négative de l’homme sur son habitat. Puisque tous les pays qui nous entourent pratiquent le changement d’horaire, nous sommes convaincus du bien-fondé d’opérer également cet aménagement temporel.

Mieux que ça, deux fois par année, la commémoration de la crise pétrolière de 1974 agit comme un aiguillon pour ne plus dépendre des importations de pétrole (sic)… Ce qui est étonnant, c’est que l’on nous promet plus d’écologie mais à la condition de consommer de l’énergie (resic)
 

Le quadra que je suis se rappelle que la Suisse n’a pas suivit le mouvement dès ses débuts. Il y a donc la possibilité d’initier des mouvements afin de constater les limites de leur efficacité.

 

Début du deuxième millénaire, la classe politique tout entière avait parié sur le chemin de fer urbain, avec l’extension du réseau tram, mais également régional avec le CEVA. Dix ans après, cette belle unanimité s’est disloquée sur le mur des recours, des alliances et des retards prévisibles.

 

Alors, ce samedi 29 mars, j’espère qu’un effet papillon transformera l'escalade de la mauvaise foi qui agite le cocotier de la république, que nos juges et nos politiciens se rendent à l’évidence qu’ils ne sont pas les princes d’une monarchie républicaine et qu’ils agissent à nouveau dans l’intérêt de tous.

 

 

Antonio Gambuzza

00:00 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : ceva, barthassat, künzler, voie verte, annemasse, retard, champel, nouvelle comédie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/10/2013

1:12 provisionnel

Le village global. Ce merveilleux marché au dumping de compétence et salarial a vu le jour dans les années 90. Imaginé par les multinationales afin de mieux cerner leur clients et toujours mieux infiltrer le micro-local, la gestion de leur logistique s'est centralisée sur un serveur américain, avec des opérateurs informatiques indiens et des unités de productions basées dans la province de Shanghai, à plus ou moins 2'000 kilomètres près.

L’économie robotisée a su se placer dans la course au profit et, générant de juteuses marges bénéficiaires, a su tenir la dragée haute aux fonds souverains et autres régents de l’industrie énergétique et pétrolière.

Ces derniers avaient une redoutable raison pour expliquer aux bédouins l’écart de train de vie entre un Cheick et eux; la providence céleste ! Ici, la liberté de commerce et la promessse d'un monde meilleur a fait tourner les têtes. Le village global, purement virtuel, s’est taillé la part du lion pendant vingt belles années. Puis un jour, clap de fin…

Sous le sceau de la pensée locale, la Jeunesse Socialiste déposa une initiative fédérale afin de limiter l’écart entre managers d’entreprises et salariés. Pensant séduire et se référant aux plus pauvres, elle ne choisit pas comme gain de référence le salaire médian mais le plus bas dans l'entreprise.

Quoi que l’on en pense, admettons un instant que cette initiative passe la rampe. La loi d’application saura inclure de telles exceptions salariales qu’elle en perdrait tout son sens. Si les négociations devaient échouer, les postes les moins rémunérés, c'est à dire l'entié du personnel de production, serait alors externalisé afin de ne garder dans l'entreprise de référence que les postes à hautes valeurs ajoutées. Pour une multinationale, rien de plus facile que de créer des secteurs autonomes dans lesquels les salaires se "pyramideraient" à moins de 1:1,5.

 

De deux choses l’une ; soit nous appliquons cette initaitve telle qu'elle est proposée et les multis n’auront qu’à plier bagages, soit le Conseil Fédéral l’édulcore au point que nous aurons alors mérité notre qualificatif de paradis fiscal ce qui, politiquement, ne peut s'établir dans un cas comme dans l'autre.

Lorsque la défaite aura sonné le glas d'un idéal de justice sociale, j'espère sincèrement que la force de Gauche aurons compris que les working poors et autres ménages subventionnés locaux ne votent pas pour devenir encore plus pauvres. Leur préférence va à celui qui parle le plus fort, pour se faire entendre jusqu’en Asie du Sud Est s’il le faut.

 

Antonio Gambuzza

09:20 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/10/2013

A moi, l’arrière-garde !

En lisant mon quotidien électronique favori, j’apprends que des femmes de gauche ET de droites refusent en chœur l’initiative des familles de l’UDC. 

Si je m’en tiens au texte de loi proposé et selon celles en vigueurs dans les cantons, il n’y aurait aucun avantage pour un parent de rester sans emploi après la scolarisation de son enfant.

 

Si j’étends ma réflexion au revenu universel, qui rassemble en sa faveur bon nombre de parlementaires de gauche, je nourri quelque perplexité sur leur rejet de cette initiative. A droite en revanche, les contradictions sont toujours coutumières.

 

Le prétexte le plus inattendu vient de Mme Claudine (j’adore ce prénom) Esseiva, secrétaire des femmes PLR. Elle affirme que l’on ne peut défiscaliser un revenu qui n’existe pas. Pour le contribuable que je suis, défiscaliser consiste à sortir un montant payé à un tiers de son revenu imposable alors que pour elle, c’est carrément le revenu.

 

Je lis dans les commentaires recueillis par la TdG  que Mme Amaudruz, candidate au Conseil d’Etat, soutien sans condition le développement des crèches. Mais ne soutien-t-elle pas non plus une baisse de la fiscalité pour les entreprises et les hauts-revenus ? Son avis en faveur des crèches s'appuie sur quelle ressource financière ? Une taxe sur les voitures ou un péage urbain sur le pont de la rade ? La question est lancée !

 

Mme Chevaley témoigne avantageusement au nom d'une droite modérée et nous rappelle que Mr Blocher comparait les femmes dont le choix est de rester en emploi à des coucous, nichant dans le nid de ses voisins alors que Mme Roth Bernasconi nous révèle que le combat féministe ne supporte pas du tout ce qui aurait trait à un retour aux fourneaux de la ménagère.

 

Je tente de rester rationnel mais je constate un profond malaise dans l’esprit de nos décideurs. Les hommes, grands absents de cette enquête en pensent quoi? Si je prends la plume, c’est pour relever combien il est difficile qu’un avantage pour la majorité des citoyennes et citoyens soit accepté par l’élite de notre Nation. Il y a toujours une raison pour que cette majorité paye et ferme son clapet!

 

Si le 24 novembre cette initiative passe la rampe, le peuple n’aura pas plébiscité la droite de la droite, il aura saisi l’opportunité d’améliorer son quotidien. Et si elle ne passe pas il aura mérité alors son qualificatif de mouton.

 

 

Antonio GAMBUZZA

 

12:35 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : udc, plr, roth-bernasconi, esseiva, amaudruz, les verts, les socialistes, tdg | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |