09/09/2013

P&G et l’allocation rentrée.

"-Lorsque l’on offre de l’argent, c’est normal que les gens le prenne." C'est par ces mots que tonnait ce matin le Conseiller municipal en Ville de Genève Fiumelli les colonnes du 20 minutes. Et lorsque que le Vice-président de P&G réclame de meilleures connexions aéroportuaires, je ne lis aucun étranglement politique lui demandant sa permission. 

Je ne souhaite pas m’étendre sur les déclarations reprises par le quotidien public, moins encore sur les déclarations légitimes d'un capitaine d'industrie. Ce billet à juste la prétention de dénoncer un fait du prince; le mépris des besoins de la population. "Lassée" pour compte par certains ou considérée comme parasite par d’autres, il n’y a guère que les puristes accorder encore à la population l’ombre du souverain. 

Ce n’est pas de sollicitude ou de promesse dont la plèbe a besoin, encore moins que l’on lui désigne ses ennemis. Un emploi, chez P&G pour certains, un toit pour un loyer abordable, de quoi se nourrir, se vêtir, s’informer mais surtout, de la reconnaissance pour ses qualités historiques.

Pas grand chose en somme mais une quadrature vertueuse d'un cercle qui défini l'homme moderne; vivre en groupe mais se déplacer et penser en individu unique. Et si certains emplois demandent des subsides pour survivre dans un canton si cher, certains usent de convictions pour les considérer comme inhébergeable  sur le territoire.

Peu importe que vous soyez né à Genève ou nez chez Firmenich, politiquement vous êtes considéré comme un contribuable. Le tout est de savoir si vous coûterez des subsides ou de la défiscalisation. Si au contraire vous contribuerez à la fortune de l’Etat, soignant au passage l’ego de quelques bobos, alors c’est jackpot. De la droite modérée à celle dite "ni de droite ni de gauche" tous vous feront des courbettes en vous expliquant que les congés-ventes ne sont pas l'outil pour éloigner les pauvres de leurs racines.

 

Chez nos élites les idées fusent mais leur discours négligent l’épicentre de l’effondrement en Europe. Programmé pour après-demain, norme de l’OCDE oblige, cette tragédie grecque ne s'écrit pas sous nos cieux. Ici nous faisons tout pour retarder le pire, en priant pour que nos partenaires ne soient pas tombés sur la tête, eux. Pendant que l’interchangeabilité de notre population s’opère à la vitesse quantique, il est coutumier d’entendre que si la richesse du monde est gérée pour un tiers dans les banques suisses, toute la région limitrophe est nôtre (sic).

De cette gesticulation désespérée, nous semblons prier pour que la chance sourit enfin aux audacieux et que la situation politique environnante se stabilise pour que l’on respire un peu, dernier souffle commun avec le reste du quartier?

 

Antonio GAMBUZZA

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03/09/2013

C'est cul (ir)rité, le maitre des bataillés

C’est effarant de voir comment la sécurité est traitée à Genève.

La Tour Maudet s’est fendue d’un règlement abscons pour l’application de la loi sur les APM votée par le Grand-Conseil il y a peu.

Si personne ne conteste les nouvelles prérogatives attribuées à la police de proximité du canton, il est surprenant d’apprendre que plusieurs formations continues sont obligatoires alors qu’elles ne peuvent être mises en pratique fautes d’accréditations informatiques. 

Quelques flous artistiques plus-tard, je me pose les questions en tiroirs suivantes :

-         Est-ce afin de recruter à moindre frais de jeunes APM « préformés » aux métiers de la Police que ce règlement à vue le jour en l'état?

-         Et si c'est le cas, les recruteurs et autres chefs de poste de la gendarmerie sont-ils si infaillibles pour que la seule réponse politique soit la transversalité des corps de polices dès le début de carrière ? 

Les communes voient leurs obligations s’alourdir avec une énième croissance du report de charge, ce qui est peu évident à justifier chaque jour qui passe. La seule alternative qui n’a pas été explorée est le brevet de police pour les APM, miroir aux alouettes électoral s'il en est. Il semble bien que les fonctionnaires en place ne soient pas disposés à partager leurs jouets, on appelle cela se faire enfiler des perles… 

Le temps des relations harmonieuses entre les communes et l’Etat est-il compté? Les attaques sur la taxe professionnelle et le rapatriement des intérêts du produit des amendes donnent à l’Etat et ses sociétés filles un visage tentaculaire.

 

Au final, ils irritent profondément une partie de la classe politique municipale. Cette mainmise d’un pouvoir centralisé devient un carcan et dans ma commune, les synergies qui consistent à favoriser l’un au détriment de l’autre sont trop nombreuses pour que le silence soit d’or !


Antonio GAMBUZZA

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26/08/2013

La poule et l'oeuf

Les référendaires de l’armée sont connus. De dangereux anarchistes libertaires xénophiles qui bradent nos valeurs et livrent notre Nation aux superpuissances dominantes par le biais de traités et d’accords bilatéraux. Leur stratégie est toujours la même ; effrayer la population avec un texte extrémiste en prétextant combattre une idéologie passéiste. 

Si cela parait utopique, le trait est à peine forcé. Les opposants à l’armée ont toujours réussis à grignoter une partie de notre défense nationale. Alors si leur résilience agace, elle n’en demeure pas moins efficace. En 25 ans, l’effectif militaire est passé de 650'000 unités à 120'000 et passera sans doute sous la barre des 100'000 unités avec les réformes attendues selon les projections d’avant référendum, c’est dire.

Petit rappel. En 1912, l’armée suisse comptait près de 220'000 unités, vaillantes et prêtes à défendre leur terre nourricière. 2013, les travailleurs de la terre ont disparu et nos forces défensives semblent prendre le même chemin. Alors s’il est facile de crier à la trahison face à autant d’intellectuels peu enclins à obéir, comment nommer l’hypocrite attitude qui consiste à brader notre héritage en prétendant le défendre ? Dans cette votation, les partisans de notre armée sont aussi dangereux que ses fossoyeurs.

Cela n’aura échappé à personne, la conscription obligatoire est l’autre face d’une seule et même pièce. L’enjeu n’est pas anodin même si le débat est légitime. A regarder de plus près, tout sépare les protagonistes de ce débat et vu d’ici, les protagonistes de ce débat constituent eux aussi les faces d’une même pièce.

Pour ma part, j’estime naïvement que les superpuissances devraient montrer la voie de la démilitarisation, tout comme les acteurs privés du marché de la guerre. Au lieu de cela, c’est un business qui ne s’est jamais aussi si bien porté.

 

Réponse le 22 septembre mais surtout après…

Antonio GAMBUZZA

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