31/12/2012

Le temps des futurs souvenirs.

Comment ne pas commencer cet article en vous souhaitant d'avoir passé une fête de la nativité aussi chaleureuse que merveilleuse.

Pendant que les salaires de la classe moyenne ne suffisent plus à nourrir une famille dont un seul parent travail, les prix de l’immobilier se maintiennent à un niveau inatteignable. L’Etat ne se donne plus les moyens de palier aux spéculations immobilières en s’engageant massivement comme la loi sur les LUP le demande.

Leur planche de salut est l’expatriation. Si d’aucuns semblent être d’accord d’habiter sous des cieux plus cléments, au fil du temps, ces même cieux seront de plus en plus éloignés. Les infrastructures doivent suivre le développement de l’agglomération et le patrimoine immobilier financé par les deniers publics doit être considéré comme des infrastructures publiques afin d’être comptabilisé de manière équilibrée dans le bilan cantonal et non comme des dépenses à fond perdu.

Mais la question demeure. Les routes et les transports publics doivent se développer sans quoi l’implosion est garantie. Pour cela, la guerre des transports doit être stoppée et les réponses ouvertement discutées, en sachant qu’une nouvelle voie de circulation doit obligatoirement être accompagnée par une voie de bus.

Une nouvelle construction tangentielle comme le désir une partie de la population ne doit pas assécher le potentiel client du futur CEVA. Son projet d’exploitation est ambitieux et si la locomotion pendulaire extramuros n’est pas redirigée vers cet outil, en 2020 le gaspi d’or reviendra au canton et chaque citoyen aura droit à son bonnet d'âne.

Une lecture synoptique de la situation dévoile de gros besoins, sans aucun moyen financier pour les réaliser. Pourtant les possibilités existent. La promotion du canton doit s’organiser, se vendre et non prendre la posture immobile d’une nature morte.

La réponse n’est sans doute pas dans un endettement massif de l’état mais la sagesse devrait dicter à nos élus cantonaux un assouplissement du frein à l’endettement, une augmentation temporaire des impôts pour les hauts revenus et les grosses fortunes, la taxation de toutes les entreprises genevoises à 15% un plan de mobilité cantonal crédible et basé sur un texte de loi clair, une augmentation de notre souveraineté alimentaire ainsi qu’une mixité sociale qui inclue non seulement les paramètres liés au bien-être mais également la sauvegarde de notre sécurité.

 

 

                                                                        Antonio GAMBUZZA

10:35 Publié dans Air du temps, Genève | Tags : mobilité, immobilier, agglomération | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

14/12/2012

La réalité subjective

Alors que le monde se radicalise, le sentiment de sécurité s'amenuise non par impression mais bien parce que ceux qui nous terrorisent ressemblent à nos voisins de palier, parfois dérangeant, bruyant, malodorant ou costumé comme dans de lointaines contrées.

Par dessus le marché, il y a une vague de vols sans précédent qui déferle de la Ville aux campagnes. Le monde rassurant, tel que nous le concevions, le maitrisions est un lointain souvenirs. Les pressions économiques sont en vogues, les transferts de technologies et la désindustrialisation achèvent notre unique espoir de vivre en un monde accueillant et maitrisé.

Pourtant, notre humanisme tant vanté ne se pare plus si facilement. Avons-nous tellement changé ? Les assurances sociales pour les plus faibles sont mises sous pression et le népotisme fait rage. Quid de notre avenir si même l’ancien parti écologiste genevois milite pour un maintient cacophonique de notre mobilité ?

Au final, la mémoire collective ne s’arme pas de décorum et, s’il faut le rappeler, la période de l’Avant est toujours une Berezina sans faille, tant les changements sont larges. Des horaires des TPG qui incommodent tout le monde, de l’usager occasionnel au client fidèle, en passant par les taxis, les ouvertures nocturnes des magasins, le prix exorbitant des denrées tant recherchées pour les fêtes de fin d’année, les automobilistes, les ROMS mais surtout, la sainte responsable de tout cela, Michèle Künzler, qui souffle ses bougies en compagnie de personnes tellement coupable de nos dérives qu’elle en devient la responsable désignée, puisque dans sa famille il est courant de parler à Dieu.


                                                                Antonio GAMBUZZA

18:51 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/11/2012

Des maux gracient

La liberté des peuples s’organise autour d’un modèle de société qu’eux-mêmes choisissent. Le notre nous étouffe au point de rendre la politique spectacle comme étant notre seul remède. Des commentateurs aguerris sur des sujets brûlants ou insignifiants nous encourageant à comprendre les enjeux d’une politique qui ne fait de sens que pour les caciques de partis.

Les perdants du 6 décembre 1992 ont pris le contrôle de notre politique internationale, nationale et cantonale. Des femmes et des hommes qui ont fréquenté les bancs d’écoles et appris les méthodes financières des fossoyeurs de nos caisses de pensions, de l’économie mondiale et de nos institutions politiques dirige et sont aux affaires.

Notre course effrénée à vouloir adhérer à toutes sorte de clubs internationaux; l’ONU, l’UE ou l’OCDE connait le même effet boomerang, avec la certitude que c’est de l'intérieur que l’on peut influencer le cours des choses. Les évènements donnent tord à cette vision du monde.

Des tractations qui ont mis à genou le secret bancaire, à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU, en passant par le prix des bilatérales, l’appareil politique se moque de l’avis de la population. L'exemple anglais est celui qui devrait nous inspirer. Même la France s'est laissée séduire par les sirènes de l'indépendance en adoptant un commandement militaire unifié avec son ennemi de toujours. Des actes, des objectifs clairs, une indépendance garantie par notre motivation patriotique, voilà ce qui fait avancer la Suisse.

L’avènement d’une ère populiste est en marche car de slogans, les helvètes en on cure. A ce jour, les pouvoirs exécutifs romands tournent à la farce en désignant des présidents en place pour une législature pleine et entière. Ces mêmes partis craignent de voir des personnes aussi détestables qu’inutile émerger du vide politique qu'elles nourrissent. L’agitation autour des taxis de l’aéroport qui encouragent les gesticulations d’un homme rejeté par ses pairs en est l’expression, le jalon. 

Lorsque les personnes élues interprètent à leur avantage l’expression des urnes, qu’ils défient l’intelligence des citoyennes et des citoyens en s’appropriant le pouvoir, jamais ils ne doivent oublier qu’un vortex attire tout en son centre pour au final, maintenir à l’extérieur les limailles et autres scories inertes. Aujourd’hui, l’Alternative en a fait les frais. Et demain?

 

                                                               Antonio GAMBUZZA

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