14/12/2012

La réalité subjective

Alors que le monde se radicalise, le sentiment de sécurité s'amenuise non par impression mais bien parce que ceux qui nous terrorisent ressemblent à nos voisins de palier, parfois dérangeant, bruyant, malodorant ou costumé comme dans de lointaines contrées.

Par dessus le marché, il y a une vague de vols sans précédent qui déferle de la Ville aux campagnes. Le monde rassurant, tel que nous le concevions, le maitrisions est un lointain souvenirs. Les pressions économiques sont en vogues, les transferts de technologies et la désindustrialisation achèvent notre unique espoir de vivre en un monde accueillant et maitrisé.

Pourtant, notre humanisme tant vanté ne se pare plus si facilement. Avons-nous tellement changé ? Les assurances sociales pour les plus faibles sont mises sous pression et le népotisme fait rage. Quid de notre avenir si même l’ancien parti écologiste genevois milite pour un maintient cacophonique de notre mobilité ?

Au final, la mémoire collective ne s’arme pas de décorum et, s’il faut le rappeler, la période de l’Avant est toujours une Berezina sans faille, tant les changements sont larges. Des horaires des TPG qui incommodent tout le monde, de l’usager occasionnel au client fidèle, en passant par les taxis, les ouvertures nocturnes des magasins, le prix exorbitant des denrées tant recherchées pour les fêtes de fin d’année, les automobilistes, les ROMS mais surtout, la sainte responsable de tout cela, Michèle Künzler, qui souffle ses bougies en compagnie de personnes tellement coupable de nos dérives qu’elle en devient la responsable désignée, puisque dans sa famille il est courant de parler à Dieu.


                                                                Antonio GAMBUZZA

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25/11/2012

Des maux gracient

La liberté des peuples s’organise autour d’un modèle de société qu’eux-mêmes choisissent. Le notre nous étouffe au point de rendre la politique spectacle comme étant notre seul remède. Des commentateurs aguerris sur des sujets brûlants ou insignifiants nous encourageant à comprendre les enjeux d’une politique qui ne fait de sens que pour les caciques de partis.

Les perdants du 6 décembre 1992 ont pris le contrôle de notre politique internationale, nationale et cantonale. Des femmes et des hommes qui ont fréquenté les bancs d’écoles et appris les méthodes financières des fossoyeurs de nos caisses de pensions, de l’économie mondiale et de nos institutions politiques dirige et sont aux affaires.

Notre course effrénée à vouloir adhérer à toutes sorte de clubs internationaux; l’ONU, l’UE ou l’OCDE connait le même effet boomerang, avec la certitude que c’est de l'intérieur que l’on peut influencer le cours des choses. Les évènements donnent tord à cette vision du monde.

Des tractations qui ont mis à genou le secret bancaire, à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU, en passant par le prix des bilatérales, l’appareil politique se moque de l’avis de la population. L'exemple anglais est celui qui devrait nous inspirer. Même la France s'est laissée séduire par les sirènes de l'indépendance en adoptant un commandement militaire unifié avec son ennemi de toujours. Des actes, des objectifs clairs, une indépendance garantie par notre motivation patriotique, voilà ce qui fait avancer la Suisse.

L’avènement d’une ère populiste est en marche car de slogans, les helvètes en on cure. A ce jour, les pouvoirs exécutifs romands tournent à la farce en désignant des présidents en place pour une législature pleine et entière. Ces mêmes partis craignent de voir des personnes aussi détestables qu’inutile émerger du vide politique qu'elles nourrissent. L’agitation autour des taxis de l’aéroport qui encouragent les gesticulations d’un homme rejeté par ses pairs en est l’expression, le jalon. 

Lorsque les personnes élues interprètent à leur avantage l’expression des urnes, qu’ils défient l’intelligence des citoyennes et des citoyens en s’appropriant le pouvoir, jamais ils ne doivent oublier qu’un vortex attire tout en son centre pour au final, maintenir à l’extérieur les limailles et autres scories inertes. Aujourd’hui, l’Alternative en a fait les frais. Et demain?

 

                                                               Antonio GAMBUZZA

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22/11/2012

La gauche décomplexée, où ça ?

Lorsque je lis les commentaires sur notre budget cantonal, rien de m’étrangle et me surprend. Cela dit, la question demeure…

Un homme de gauche qui sabre dans les dépenses, parfois décrit comme du gras, c’est une haute trahison et je ne me demande pas si un ministre de droite qui augmente les dépenses de l’hospice générale est soutenu, il est mis au ban de son clan.

Ce bref parallèle pour décrire la schizophrénie qui agite nos édiles politiques du "centre" car finalement, c’est bien l’extrême gauche qui manque à l’appel et son discours ne serait pas plus audible et différent, puisque la force de la majorité est bien la finalité de notre démocratie même si l'orientation politique de nos débats serait tout autre...

Aujourd'hui, je me demande en quoi le fait d’être pour une juste répartition des richesses est incompatible avec de la fermeté contre la délinquance? En quoi le soutien à nos anciens est antinomique avec des peines de prison encourageant l’insertion sociale plutôt que la récidive? Contrebalancer les conditions favorables à la formation des jeunes et une appartenance patriotique à un mouvement qui célèbre la mémoire de nos anciens? Je mesure ici la distance qui me sépare de la gauche et de la droite...

Une question me vient. Pourquoi l’Alternative s’est distancée des votants? Ceux-là même qui se prononcent en fonction des enjeux et non des couleurs politiques. Est-ce par clientélisme ou péché d’orgueil ? Leurs beaux discours restent sans lendemain et les coupes budgétaires s’opèrent sur le dos des plus démunis voire des plus margoulins, tout en faisant un appel d’air aux fortunes qui désertent le vide des campagnes clinquantes au doux nom de paradis fiscaux ou faut-il que le PdT et Solidarité fassent front commun afin de concrètement mettre l'ouvrage genevois sur le métier?

L’Alternative s’est fourvoyée et continue à le faire en présentant des projets de lois anachroniques et un discours sécuritaire bisounours. A la différence de cette gauche absente et "has been", elle confie son avenir à de jeunes présidents de parti qui peine à convaincre une population qui attend des actes et non des slogans. 

J’ai une pensée émue pour notre "vert à pied" qui rassemblait au-delà de bien des idéologies et je crains déjà le départ de notre "géant vert" qui aura gouté à l’acidité des critiques de ses propre partisans. Le hooliganisme sévit dans toutes les arènes et rien ne semble éclaircir notre avenir.

 

           

       Antonio GAMBUZZA

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