05/11/2012

Le roi est mort, vive le roi

Certains auront remarqués que la moitié du canton a subi une élection pour laquelle il n’aura eu aucun mot à dire. En revanche, il m’a fallu rechercher l’information pour la Cours des Comptes afin de constater que la majorité des votants n’est pas extrémiste, Ville et Canton confondu.

Au delà de ce constat, une question demeure. Comment les partis sélectionnent-ils leurs candidats, avec quels critères? Se plient-ils à une pesée d’intérêt que toute candidature devrait imposer ?

En effet, comment ne pas supputer que la frilosité initial du vainqueur à l’élection complémentaire de la Ville tenait plus au confort de son quotidien, à savoir un emploi stable, confortable agrémenté par un engagement politique raisonnable, qui pourrait lui reprocher une telle lucidité? Une personne sainement constituée ne cherche pas une telle médiatisation afin de ne pas devenir une cible. 

Le nom de plusieurs narcissiques patentés me vient à l’esprit lorsque je me pose cette question. Faisons un jeu et voyons si les mêmes nous reviennent en tête. Je me réjouis de lire vos commentaire!

En revanche, je ne me demande pas ce qui pourrait les motiver car je suis persuadé que la rémunération liée à la fonction n’y est pas étrangère. Ajoutez le faste du décorum, l’idée de conditionner "doctement" son travail en multipliant les séances et autres griseries du pouvoir, et vous obtiendrez la chimie gagnante aux candidatures à répétition, aux stratagèmes guerriers des temps de paix avec, en point de mire, le rêve d’être confortablement retraité avant l’âge légal, en ayant "travailler" que 8 ans. 

A moins que les formations politiques participent à une course qu’ils ne maitrisent pas, ce qui ne me semble guère être le cas, je dois avouer que le tandem PLR-PDC me surprend par sa stratégie. Son discours séduit et la distance qui s’est installée avec l’UDC semble desservir la cause de la droite décomplexée.

La notion « ni de gauche ni de droite mais surtout pas de gauche » semble diviser les électeurs et leurs voix se regroupent autour de la nouvelle Entente. Peut-être est-ce le moment de quitter cette image de centre-mou afin d’assumer l’idée que l’économie à ses règles et qu'elles ne sont pas fusionnelles à la politique mais dont le produit doit servir au maximum le quotidien de la République.

Alors, nos politiciens sont-ils des traders du gouvernement ou une infime idée d’altruisme guide leurs actions? Pour ma part, je ne me laisserai pas séduire par les discours enjôleurs, aussi récents soient-ils. 

Je serai de gauche tant que la droite réagira par réflexe aux idées progressistes qui ne sont pas issues de ses rangs, comme je serai de droite tant que la gauche locale se servira de la misère du monde pour mettre en place une politique antinomique aux yeux des citoyennes et des citoyens de ce canton.

Antonio GAMBUZZA 

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14/10/2012

Constitution bis

Alors que l’heure d’été continue à rythmer notre quotidien, le peuple genevois s’est prononcé en faveur d’un nouveau texte constitutif.

Signe des temps, le pour et le contre étaient au coude à coude. La différence s’est jouée sur le fil, dans une campagne mensongère qui a distingués les belligérants sur des principes futiles.

L’argument le plus fallacieux en faveur de ce nouveau texte fondateur fût la promesse de nouveaux logements, car dans les deux cas, la loi en vigueur ne sera pas modifiée et le temps qui séparera les déclassements en constructions habitables ne changera pas d’un iota.

Ce que nous gagnons, c’est la personnification du pouvoir. Désormais, un homme sera Monsieur Genève aux yeux de la Suisse et du monde. Dans notre belle république, c’est connu, les hommes de valeurs et de morales sont légions. Il faut espérer que les lois qui régiront ce nouveau statut sauront préparer la population à une mesure de destitution pour des fautes reconnues comme étant grave.

Mais passons au camp des opposants. Durand la campagne, ils ont martelé que chaque argument avancé par les supporters du oui apportait une pierre à leur édifice. Force est de constater que les aveux de faiblesses ne convainquent plus le citoyen-électeur. Le temps disponible à une cause ne suffit plus à faire recette.

Une campagne se prépare comme une bataille rangée. Il me semble qu’une société de communication et des moyens financiers pour épandre cette bonne parole devraient faire leur apparition car les arguments bisounours sur l’état de la planète ne rendent pas service à une cause encore plus importante que ces différents politiques ; la maitrise de notre destin, que les vainqueurs du jour n’assurent guère mieux, mais qu'ils vendent avec conviction.

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09/10/2012

Constituons notre avenir.

A 6 jours d’une votation historique, 10% de la population s’est prononcée pour ou contre une nouvelle constitution.

Les arguments pour sont légions et ceux contre le sont tout autant. Alors pourquoi si peu d’intérêt pour un texte fondateur ? La modification des armoiries ne plait-elle pas ? Zurich ne les arborent pas sur son étendard. Le langage héraldique fait-il défaut ? L’apparentement à une bourgeoisie médiévale n’est plus d’actualité !

Alors quoi ? Les mensonges de certains opposants, l’absence de campagne médiatique ou encore le manque de clarté pour la mission des constituants ? 

Finalement, peu importe les raisons de dire oui ou non, ce qui compte c’est l’action civique afin de faire mentir un vide que l’ancienne et la nouvelle mettent en avant ; le quorum participatif.

Comment peut-on qualifier la distorsion qui existe entre les obligations d’un groupe associatif pour siéger dans un hémicycle et le vide obligataire que ces mêmes élus se permettent de laisser envers le corps électoral.

Il est certain que ce quorum ne pourrait se limiter au 7% nécessaire à la réussite électorale et qu’il serait illusoire de le multiplier au nombre de formations élues. Il en est ressorti 11 formations associatives, issues des partis traditionnels ou non, voire en listes subsidiaires, pour se réunir pendant 4 ans afin de nous faire oublier un texte qui semble avoir pris la poussière.

11 formations qui devraient s’attendre un raz de marée pour atteindre le nombre de 77% de participation et se sentir pleinement satisfait du devoir accompli! ... limitons l’écueil à 77% des 32.93% d’électeur qui avait participés au lancement des travaux le 19 octobre 2008 et espérons que le quorum sera atteint…

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