22/11/2012

La gauche décomplexée, où ça ?

Lorsque je lis les commentaires sur notre budget cantonal, rien de m’étrangle et me surprend. Cela dit, la question demeure…

Un homme de gauche qui sabre dans les dépenses, parfois décrit comme du gras, c’est une haute trahison et je ne me demande pas si un ministre de droite qui augmente les dépenses de l’hospice générale est soutenu, il est mis au ban de son clan.

Ce bref parallèle pour décrire la schizophrénie qui agite nos édiles politiques du "centre" car finalement, c’est bien l’extrême gauche qui manque à l’appel et son discours ne serait pas plus audible et différent, puisque la force de la majorité est bien la finalité de notre démocratie même si l'orientation politique de nos débats serait tout autre...

Aujourd'hui, je me demande en quoi le fait d’être pour une juste répartition des richesses est incompatible avec de la fermeté contre la délinquance? En quoi le soutien à nos anciens est antinomique avec des peines de prison encourageant l’insertion sociale plutôt que la récidive? Contrebalancer les conditions favorables à la formation des jeunes et une appartenance patriotique à un mouvement qui célèbre la mémoire de nos anciens? Je mesure ici la distance qui me sépare de la gauche et de la droite...

Une question me vient. Pourquoi l’Alternative s’est distancée des votants? Ceux-là même qui se prononcent en fonction des enjeux et non des couleurs politiques. Est-ce par clientélisme ou péché d’orgueil ? Leurs beaux discours restent sans lendemain et les coupes budgétaires s’opèrent sur le dos des plus démunis voire des plus margoulins, tout en faisant un appel d’air aux fortunes qui désertent le vide des campagnes clinquantes au doux nom de paradis fiscaux ou faut-il que le PdT et Solidarité fassent front commun afin de concrètement mettre l'ouvrage genevois sur le métier?

L’Alternative s’est fourvoyée et continue à le faire en présentant des projets de lois anachroniques et un discours sécuritaire bisounours. A la différence de cette gauche absente et "has been", elle confie son avenir à de jeunes présidents de parti qui peine à convaincre une population qui attend des actes et non des slogans. 

J’ai une pensée émue pour notre "vert à pied" qui rassemblait au-delà de bien des idéologies et je crains déjà le départ de notre "géant vert" qui aura gouté à l’acidité des critiques de ses propre partisans. Le hooliganisme sévit dans toutes les arènes et rien ne semble éclaircir notre avenir.

 

           

       Antonio GAMBUZZA

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20/11/2012

Le péage urbain, la solution irresponsable pour notre canton

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/P01844.pdf

Avec le péage urbain, les autorités feront front aux courroux des automobilistes-scootéristes pendulaires, des professionnels de la route, des artisans et des commerçants. Le point commun des professionnels sera de répercuter son coût sur le prix de leurs prestations. Les résidents qui, dans les modèles existants, ne seront pas épargnés par cette taxe seront certainement les premiers à monter aux barricades contre le paiement dans le vide d'un énième impôt ciblé.

En suivant le lien ci-dessus, vous découvrirez une invitation à changer de paradigme en matière de déplacement pendulaire mais également un encourgement envers les résidents urbains à se mouvoir collectivement. Cette proposition accorde l’avantage aux transports publics en mettant en avant les nouvelles infrastructures comme le CEVA, le premier tram transfrontalier du XXIème siècle entre « Les Palettes et St Julien en Genevois » ou encore les plateformes multimodales existantes et futures.

Notre territoire n’est pas extensible et la mobilité constitue un enjeu majeur pour une qualité remarquable des futurs quartiers du Grand Genève. A ce chapitre, nos voisins connaîssent des étendues territoriales qui nous font défaut. La France taxe ses entreprises d'un pourcentage sur leur recettes afin de soutenir les infrastructures de mobilité collective (bus, voie ferrée etc.) alors que chez nous, celles-ci appartiennent à l’opérateur désigné par l’Etat et financées par les utilisateurs.

Cette proposition de vente captive est sulfureuse certes, mais elle surf par-dessus les différences structurelles qui subsisterons longtemps dans notre région, tout en faisant la part belle aux quartiers et ses habitants.

Qui apprécie le trafic pendulaire en bas de ses fenêtres ? Qui ne rêve pas d’une déambulation dans ses rues sans courir le risque d’un accident ou en ayant simplement la quiétude de respirer un air de qualité ?

Même si être pendulaire commence en bas de chez soi, le trafic de quartier est inévitable, parfois légitime. Aussi, cette proposition offre une alternative nouvelle à nos complexes soucis de mobilité; le vrai libre choix d’un mouvement mécanisé ou piétonnier dans une ambiance saine pour l’être humain.

 

 

                                                                Antonio GAMBUZZA

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06/11/2012

Pendant ce temps, la Chancellerie prépare le bloc opératoire.

De quoi en faire rêver certains ou en effrayer d’autres, c’est un constat sans appel: La Ville est à 100% à gauche. Le PDC genevois est une force politique qui se situe à gauche de ses camarades de l’Entente; le cœur à gauche et le porte-monnaie à droite. Si cela ne suffit à les taxer de gauchiste, c’est bien leur explication du centre. En politique démocratique, le centre n’existe que dans le fantasme redondant d’un passé bolchévique. Au début du XXIème siècle, ère de la Chine capitaliste, la crainte d'être taxé de cocos fait toujours sensation. 

Leur filiation chrétienne semble instiller un noble sentiment de supériorité qui devrait rendre leurs détracteurs moins séduisants, inférieur voire pleutre… Force est de constater que ce n’est pas encore d’actualité. L’attitude « junior partnaire » du PDC semble être mue par une indicible volonté d’en faire un avantage qui au final affaiblit son action.

Si je m’échine à faire cette démonstration, c’est suite à un article paru dans Le Matin du lundi 5 novembre et qui met le feu aux poudres. Selon les dires de Mr BARAZZONE, en terme de sécurité il faut travailler avec l’Etat, mais également les communes. C’est pourquoi il s’entretiendra avec le magistrat cantonal en charge de la sécurité avant d’entreprendre son action (sic).

A moins que j’aie mal compris, Mr MAUDET aurait la compaisante tâche autoproclamée sans base légale, de planifier une sécurité en Ville avec les deniers des 45 contributeurs de la République. Gendarmerie et APM Ville-de-Genève main-dans-la-main sous la houppe du Canton, pendant que le dernier élu de la première ville romande comptera les jours et que les autres magistrats communaux danseront le Picoulet. 

Ajoutez-y les propos tenus par notre brillant magistrat cantonal sur La Première: A l’aube de leur majorité, les jeunes devraient s’engager pour la sécurité; déclaration à laquelle il a ajouté l’idée d’une force para-sécuritaire cantonale. Certes, il n’est pas de gauche et ne cautionne pas le service civil, il fait mieux; il donne l’image d’une république sans morale ni éthique, séduisant les électeurs sans avenir, suscitant l'admiration chez les belles-mères en puissance.

Les premières questions que je me pose sont: sous quel uniforme, avec quel argent et quelles prérogatives? Si l’impact financier est encore mal défini, c’est faire fi de notre identité fédérale. Sa position en faveur d’une armée de 80'000 hommes rend l’idée même d’une défense nationale obsolète. Pas très adroit ni très à droite mais très mégalo ! Enfant de la télé, je me permets de lui affranchir le conseil de visionner un chef d’œuvre du cinéma des années 40 ; Le Dictateur

Les Caciques de l’Entente propulsent Guillaume et Pierre en faire-valoir d’un lobby bien plus sournois; la Genfereï. Se servent-ils d’eux afin de satisfaire leur propre égo? Rien n’est plus probable. Une chose est sûre, Genève n’est pas prête d’avoir un candidat crédible au Conseil Fédéral, pas sur une liste du PLR Suisse dans tous les cas.

Concernant le dernier élu de notre Chef-lieu, les levées de déchets du bout du lac seront son passe-temps quotidien. Si ce chapitre fût le tremplin des renforts de police municipale obtenus par son prédécésseur, il est à parier que le tri sélectif occupera tout son temps. Si ce n’est pas de l’écologie de base, je ne m’y connais plus.

Alors franchement, lorsque l’Entente veut prendre la mesure de la droite décomplexée en un combat singulier, au final c’est une querelle de cours d’école, dont le plus costaud fait sensation dans une lutte à sens unique. Les forces de l'Alternative ont clairement lu dans un jeu qui n’a passionné, je le rappelle, que 27.02% de l’électorat communal.

Enfin, la gestion des deniers privés oriente déjà ma réflexion sur les raisons de la future hausse d’impôts que la classe moyenne devra supporter et à ce jeu, le vainqueur aux points est bien entendu Mr BARAZONNE qui aura dépensé CHF 22,63 par électeurs avec des fonds privés alors que l'indépendance d'un ancien PDC en adéquation avec son terroir aura mis CHF 2,55 par électeur mais de sa poche. Cela fait chère la servilité...

En spectateur attentif, l’Alternative aura pris une leçon de testostérone, leçon post-grade s'il en est mais une leçon gratuite. Lorsque c’est pour mener une mission divine, il faut croire que rien n’est suffisant pour pénétrer l’impénétrable.

  

Antonio GAMBUZZA

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