20/12/2014

Lorsque que le Berger défend le loup.

Il n’est pas évident d’entreprendre une carrière dans la fonction publique.

 

Bouc-émissaire de l’incompétence lors de haute conjoncture, lorsque celle-ci se mue en un opéra de départ sans plans sociaux, le servile travailleur additionne le vice du profiteur trop bien loti.

 

Le choix de la fonction publique est basé sur un pari souvent jugé peu audacieux. Souvent très bien formé, l'employé occupe des postes à haute valeur ajoutée, en acceptant de gagner moins que dans le privé mais constamment le même revenu, avec une progression salariale basée sur l'évolution de compétence de type, de Junior à Sénior. 

 

Ce qui me désole, c’est l’empressement avec lequel notre majorité se flatte d’augmenter des budgets de fonctionnement en omettant de préciser par exemple que celui de l’enseignement est dévolu au mercredi matin, sans honorer toutes ses obligations faute de moyen et sans rémunération supplémentaire pour ses employés.

 

Il y a trente ans, lorsque personne ne voulait s’engager dans notre corps de gendarmerie, il a fallu embellir la mariée. Les perspectives actuelles du secteur privé rendent le job plus attrayant. 

 

Entretemps, à Genève, les conditions d’emploi se muent pour nos officiers captifs de leur choix professionnel. Captif car quitter leur  activité revient à démarrer une nouvelle carrière au bas de l’échelle, dans un monde virtuel alors que leur quotidien est le réel.

 

Il est alors facile de faire croire que ce corps constitué est pétri de privilèges qu’il faut briser car défendre les libertés de la République devient une charge sans honneur, un emploi d’agent de sécurité amélioré, que les polices privées pourraient mieux accomplir et sans la moindre contrainte administrative. Encore un coup de la minorité de gauche du Parlement fédéral sans doute…

 

Le pompon revient aux soins et aux transports. Le plus bel exemple reste celui du personnel des soins infirmiers. Ils viennent des quatre coins d’Europe se contenter de conditions de travail délétères, au doux son du vent populiste qui souffle quotidiennement dans leurs oreilles.

 

Et comme il vaut mieux assoir ce type de recrutement, la part de sous-traitance des lignes de transports va être augmentée de 10 à 20%, afin de relever le pourcentage d’Européens employés indirectement par l’Etat, ce qui maintiendra notre majorité au sommet du pouvoir.

 

Mais ce n’est pas tout, baisser les impôts de 400 millions et prétendre que les recettes ont augmentées dénotent que sans cette baisse, les recettes auraient été plus élevée encore. N’y aurait-il pas un peu de délit d’initié là-dessous ?

 

Prétendre que notre malheur arrive à cause de la minorité du Grand-Conseil, pilotée depuis les communes Marxiste du canton est synonyme d’un mot qui m’échappe.

 

À moins que ce ne soit incompétence.

Antonio Gambuzza

18:32 Publié dans Genève | Tags : budget 2015 genève, serge dal busco, grand conseil genève, grève, fonction publique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20/11/2014

Quand la droite pleure, c'est Künzler qui rit

 Il m’est difficile de lire à quel point le partenariat social est fragile. Il ne faut pas moins d’une victoire de la gauche pour que, d’un irrespect d’une loi  approuvée par le peuple, les pouvoirs en place décrètent ennemis d’état celles et ceux qui réclament une application strict du texte approuvé deux fois par les genevoises et les genevois. 
Rappel des faits :

Au siècle dernier (il y a 14 ans), les TPG recevaient 70% de subvention de la part de l’Etat. La majorité du Gouvernement était alors de… Droite. De contrat quadriennal en contrat de prestations sur 4 ans (sic) ce montant a atteint l’équilibre avec 51% de subvention et une augmentation de l'offre de 100%.

Le prix du billet sans subvention quant à lui n'a jamais bougé. C'est la baisse de cette manne qui a induit une augmentation spectaculaire, le faisant passer de 2.50.- à 3.50.- au nez et à la barbe des clientes et des clients.

Pourtant, la garantie du maintient des emplois représente 1,5% du budget annuel des tpg, rallonge refusée net par la commission des transports du Grand-Conseil.

Tout porte à croire que ce gouvernement souhaite inclure dans son enveloppe actuelle les coûts d’exploitation du CEVA, avec pour cible une part de sous-traitance qui passerait de 10 à 20%. De quoi nourrir quelques appétits d'entrepreneurs très Libéral (reSic).

 

http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11547.pdf

 

Et Künzler me direz-vous? En 4 ans, elle n'a jamais subit de préavis de grève de la part des services dont elle répondait. Elle ne devait pas y connaitre grand-chose mais elle fut fidèle aux principes de gouvernance, tout en oeuvrant selon ses promesses électorales.

La Droite n'en a pas voulu.

 

Antonio Gambuzza

 

18:56 Publié dans Genève, Humeur | Tags : barthassat, tpg, tdg, le temps, le courrier, grève, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

11/11/2014

Faites vos jeux !

Je nourris quelques interrogations quant à la pertinence de voter 4 fois sur le même sujet en un seul dimanche.

 

Le 30 novembre 2014, le citoyen genevois aura la possibilité d’accepter les forfaits fiscaux au niveau cantonal et les refuser au niveau fédéral. Un vrai signal positif à la concurrence fiscale entre les cantons. Bref, rien en va plus !

 

Ce qui me gêne, ce ne pas vraiment cette bourde de calendrier qui, suivant les résultats de dimanche, retombera sur la Chancellerie. Ce qui me déplait au plus haut point, c’est cette facilité que le Grand-Conseil a de proposer un contre-projet à une initiative peu encline à passer la rampe.

 

Le législateur, perfidie, offre une alternative aux forfaits fiscaux par une hiérarchisation de la richesse. Seuls les personnes pouvant supporter une taxation sur une dépense estimée de 600’000/an pourront s’établir sur le canton. Un vrai SAV pour le maintient des hauts loyers dans la République. Un traquenard digne des bandits de grands-chemins.

 

Les supporters de la chasse aux pauvres et autres cadres moyens réussiront-ils le couplage de ce tender à leur leitmotive? l’Entente a-t-elle réussi à ne pas s’apercevoir que même les cadres supérieurs gagnant 150’000/an devront tôt ou tard faire leurs valises?

 

La question qui me taraude ne cherche pas de réponse mais je constate que s’humilier devant le dieu dollar fait renverse les réalités. Si un artisan exerce une profession libérale, le contraire n’est pas pour autant vrai.

 

Et les opposants, tranquillement dans leur campagne politique, sont-ils à cours d’arguments pour contrer ce désastre social programmé ? Ils semblent fermer les yeux et scandent hauts et fort la fin de la monarchie en ressuscitant la guillotine.

 

 

En tout état de cause, l’électeur que je suis redeviens cet être de chair et d’os, implorant le soleil de lui donner une belle moisson et que ce contre-projet ne passe pas la rampe le 30 novembre 2014.

 

 

Antonio Gambuzza