29/08/2013

T'es CS ou bien?

C’est amusant comme le TCS fait preuve de désintérêt pour les transports publics. Une certaine arrogance pourrait même être constatée si l’on se penchait sur leur soutient au renforcement la ligne 12. Lorsque l’offre de transport est de trois minutes aux heures de pointes, il paraît peu pertinent d’en ajouter en plaidant pour une proposition qui se veut être tirée à pile ou face ; pourquoi Carouge plutôt que les Trois-Chênes ? 

En terme de planification de transport, l’axe rue de Lausanne pourrait être renforcé. Mais comment imaginer le TCS proposer un renforcement d’un tracé contre lequel il s’est battu avec l’énergie du désespoir.

Sur les Acacias, la demande n’y est pas aussi forte malgré des pics importants en direction d’Uni-Mail. Encore que, Genève se positionne comme une cité universitaire de premier plan et un lien entre ses campus et le CERN me paraît légitime.

En réalité, le TCS nous démontre combien il est important pour lui de démontrer que malgré ses carences en matière d’organisation du trafic, son objectif avoué est d’organiser la vindicte populaire autour de la politique de transport menée par le Conseil d’Etat, avec des arguments qui plaisent à l’oreille mais qui se révèlent sans intérêt pour les clients des entreprises de transports publics.

Au final, les suppôts du guide Michelin ne se font pas à l’idée que la jeunesse ne rêve pas de prendre sa voiture pour jouir de calme pendant le week-end. Vouloir flâner dans des rues offertes aux chalands et autres commerces de proximités ne peut être qu’une aliénation de gauchiste.

C’est à se demander si pour résoudre les problèmes de transports, le TCS ne serait pas en faveur des journées de travail de 24h, véritable progrès social de ces deux derniers siècles, afin de ventiler les emplois sur une plage horaire plus vaste et donc moins favorable aux transports publics. 

Le TCS est un organisme non-gouvernemental dédié au rapatriement de ses abonnés et personne ne contestera qu’il excelle dans son domaine. Qu’il se limite à cela !

 

Antonio Gambuzza 

22:30 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

25/03/2013

À journaliste et demi.

C’est fascinant comme les journalistes se muent volontiers en superviseurs de propagandes politiques, en cigale au cœur de l’été.

Jadis, le métier était présenté comme celui d’une personne passionnée et plongée dans le sujet qui l’anime et partageait son point de vue de manière objective, en pesant le pour et le contre, tel un Chef dans sa cuisine recherchant l’olympe gustatif.

Depuis l’apparition des journaux gratuits, les journalistes sont devenus des femmes et des hommes au service d’un patron, qu’il soit rédacteur en chef ou bailleur de fond, avec la mission de vendre du temps de cerveau disponible. Et lorsque ces femmes et ces hommes utilisent leurs statuts à des fins personnelles, les arguments se limitent à une critique du camp qui les oppose.

Pourtant, ces mêmes choix personnels sont souvent honnis de l’homélie du service public. Les procès de positions dominantes des médias subventionnés sont-ils le reflet d’une jalousie ou d’une nostalgie secrètement regrettée ? 

Finalement peu importe car si la méthode a changé, l’intention est toujours là. Faire réfléchir, modeler nos schémas de pensées, nous faire réagir et s’investir le temps d’un message ou d’une campagne politique.

Toutes sortes de médias existent et si je ne m’attends pas à entendre un débat politique nationale sur les ondes d’une radio libre, je dois m’attendre à recevoir des infos locales sur les programmes nationaux. Cherchez l'erreur!

Alors pourquoi ? Le syndrome du Titanic frappe-t-il les rédactions ou la dialectique des boites de communications sont-elles désuètes ? Les partis misent-ils sur des personnalités ou sur leurs capacités à faire des propositions et des choix de sociétés ?

Entre les enturbannés de la compétence politique contre le choix de personnes visionnaires avec projets novateurs et des pratiques de gouvernances participatives et les délateurs publics à la petite semaine, l’intérêt sur le sujet ne passionne plus les foules. Et cela ne préoccupe personne…

 

 

                                                                                             Antonio GAMBUZZA

15:23 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

25/02/2013

Wahlen et le plan de la LAT

L’objectif avoué de cette loi est de reprendre la main sur notre souveraineté alimentaire. Alors pourquoi les partisans d’une Suisse indépendante s’opposent à cette loi ? Petit retour sur l’origine de cette mesure qui avait pour cadre la seconde guerre mondiale.

Nous étions alors seuls contre tous, pays d’émigrations et peu peureux, pendant que le secret bancaire n’était pas encore une institution. Et aujourd’hui ? La situation politique n’est plus comparable, le pays n’encourt pas même de sanctions économiques de ses principaux partenaires économiques. Pourquoi donc les milieux populistes avancent le diktat du fédéralisme comme principal argument ?

S'il est aisé de constater que cantons et communes ont failli dans leur mission de développement du territoire, c'est surtout sur la gestion des surfaces d’assolement que celles-ci ont démérité.

Contrairement à ce qui est dit, leurs prérogatives actuelles ne sont pas contestées, sauf qu’il ne sera plus possible de déclasser des terrains par complaisance. Pour ce faire, il devra y avoir une volonté de développement, avec des projets et un échéancier. Si les communes continueront de gérer leur zonage territorial, c’est bien dans la mise en pratique des plans localisés de quartiers que se concentreront les principales innovations.

Et si l’espace dévolu à l’agrandissement des villes est indispensable, c’est la qualité des plans urbanistiques et leur densification qui sera revue. Cette loi sert d’aiguillon, tout en veillant à se suffire en subsistance indispensable à l’indépendance régionale du pays. A Genève, si l'immobilier n’est pas touché, c’est bien dans l'agriculture que nous sommes appelés à performer.

Alors si je suis un raisonnement Pavlovien, c’est à un énième exercice de pompier-pyromane auquel se livre les partisans du NON. Et dans cette affaire, le masque de ces derniers s’étiole chaque jour qui nous rapproche de l’échéance du 6 octobre. Cette loi nous évitera un scénario digne de la crise des subprimes, à notre échelle nationale.

                                                                   Antonio GAMBUZZA

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