06/09/2013

Droit dans le mur.

Je suis abasourdi par le style rédactionnel de la TdG. Quotidien des jours ouvrables, voilà qu’elle se permet de remettre en cause la bonne foi d’un Magistrat œuvrant pour la mobilité de tous. Incapable de donner son opinion, tant l’édito que l’article d’une pleine page compilent les avis de tous, se veillant bien d’y noyer les commentaires de Mme Künzler, pourtant incontournable dans cette évolution.

De plus, afin de prolonger la ligne 18 par la Corraterie, lorsque le tracé est (enfin) validé par l’OFT après 24 mois, il vous reste à obtenir une autorisation de construire pour aménager le parcours de sa signalisation lumineuse ferroviaire, garante de la sécurité de toutes et tous. Qu’à cela ne tienne, c’est une accusation de pisse-froid qui est déclamée en prétextant de la prudence politique.

Les enjeux son clairs. Pour le retour d'un réseau de proximité prévalent un réseau primaire en service tel que le CEVA, un réseau secondaire tram avec son dépôt construit et enfin une politique constante en matière budgétaire.

 

Et la mobilité individuelle me direz-vous? Là aussi, l'action en faveur de toutes et tous est limpide et se base non sur des promesses mais sur des faits et des autorisations concrètes. Après avoir gesticuler autour de la commission fédérale des transports, la méthode est claire; inscrire la traversée du lac comme priorité dans le calendrier fédéral et quelque chose me dit que le dossier sera béton.

 

Sur ce simple constat qui se veut être un coup de gueule, je souhaite ardemment que la deuxième formation politique du canton se trouve un nouveau souffle rassembleur car le combat sera rude et la concurrence féroce. Les Verts savent désormais sur qui compter pour leur appuyer sur la tête. Que la sagesse leur commande de ne pas se sacrifier.

 

Antonio Gambuzza

13:41 Publié dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

29/08/2013

T'es CS ou bien?

C’est amusant comme le TCS fait preuve de désintérêt pour les transports publics. Une certaine arrogance pourrait même être constatée si l’on se penchait sur leur soutient au renforcement la ligne 12. Lorsque l’offre de transport est de trois minutes aux heures de pointes, il paraît peu pertinent d’en ajouter en plaidant pour une proposition qui se veut être tirée à pile ou face ; pourquoi Carouge plutôt que les Trois-Chênes ? 

En terme de planification de transport, l’axe rue de Lausanne pourrait être renforcé. Mais comment imaginer le TCS proposer un renforcement d’un tracé contre lequel il s’est battu avec l’énergie du désespoir.

Sur les Acacias, la demande n’y est pas aussi forte malgré des pics importants en direction d’Uni-Mail. Encore que, Genève se positionne comme une cité universitaire de premier plan et un lien entre ses campus et le CERN me paraît légitime.

En réalité, le TCS nous démontre combien il est important pour lui de démontrer que malgré ses carences en matière d’organisation du trafic, son objectif avoué est d’organiser la vindicte populaire autour de la politique de transport menée par le Conseil d’Etat, avec des arguments qui plaisent à l’oreille mais qui se révèlent sans intérêt pour les clients des entreprises de transports publics.

Au final, les suppôts du guide Michelin ne se font pas à l’idée que la jeunesse ne rêve pas de prendre sa voiture pour jouir de calme pendant le week-end. Vouloir flâner dans des rues offertes aux chalands et autres commerces de proximités ne peut être qu’une aliénation de gauchiste.

C’est à se demander si pour résoudre les problèmes de transports, le TCS ne serait pas en faveur des journées de travail de 24h, véritable progrès social de ces deux derniers siècles, afin de ventiler les emplois sur une plage horaire plus vaste et donc moins favorable aux transports publics. 

Le TCS est un organisme non-gouvernemental dédié au rapatriement de ses abonnés et personne ne contestera qu’il excelle dans son domaine. Qu’il se limite à cela !

 

Antonio Gambuzza 

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25/03/2013

À journaliste et demi.

C’est fascinant comme les journalistes se muent volontiers en superviseurs de propagandes politiques, en cigale au cœur de l’été.

Jadis, le métier était présenté comme celui d’une personne passionnée et plongée dans le sujet qui l’anime et partageait son point de vue de manière objective, en pesant le pour et le contre, tel un Chef dans sa cuisine recherchant l’olympe gustatif.

Depuis l’apparition des journaux gratuits, les journalistes sont devenus des femmes et des hommes au service d’un patron, qu’il soit rédacteur en chef ou bailleur de fond, avec la mission de vendre du temps de cerveau disponible. Et lorsque ces femmes et ces hommes utilisent leurs statuts à des fins personnelles, les arguments se limitent à une critique du camp qui les oppose.

Pourtant, ces mêmes choix personnels sont souvent honnis de l’homélie du service public. Les procès de positions dominantes des médias subventionnés sont-ils le reflet d’une jalousie ou d’une nostalgie secrètement regrettée ? 

Finalement peu importe car si la méthode a changé, l’intention est toujours là. Faire réfléchir, modeler nos schémas de pensées, nous faire réagir et s’investir le temps d’un message ou d’une campagne politique.

Toutes sortes de médias existent et si je ne m’attends pas à entendre un débat politique nationale sur les ondes d’une radio libre, je dois m’attendre à recevoir des infos locales sur les programmes nationaux. Cherchez l'erreur!

Alors pourquoi ? Le syndrome du Titanic frappe-t-il les rédactions ou la dialectique des boites de communications sont-elles désuètes ? Les partis misent-ils sur des personnalités ou sur leurs capacités à faire des propositions et des choix de sociétés ?

Entre les enturbannés de la compétence politique contre le choix de personnes visionnaires avec projets novateurs et des pratiques de gouvernances participatives et les délateurs publics à la petite semaine, l’intérêt sur le sujet ne passionne plus les foules. Et cela ne préoccupe personne…

 

 

                                                                                             Antonio GAMBUZZA

15:23 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |