25/03/2013

À journaliste et demi.

C’est fascinant comme les journalistes se muent volontiers en superviseurs de propagandes politiques, en cigale au cœur de l’été.

Jadis, le métier était présenté comme celui d’une personne passionnée et plongée dans le sujet qui l’anime et partageait son point de vue de manière objective, en pesant le pour et le contre, tel un Chef dans sa cuisine recherchant l’olympe gustatif.

Depuis l’apparition des journaux gratuits, les journalistes sont devenus des femmes et des hommes au service d’un patron, qu’il soit rédacteur en chef ou bailleur de fond, avec la mission de vendre du temps de cerveau disponible. Et lorsque ces femmes et ces hommes utilisent leurs statuts à des fins personnelles, les arguments se limitent à une critique du camp qui les oppose.

Pourtant, ces mêmes choix personnels sont souvent honnis de l’homélie du service public. Les procès de positions dominantes des médias subventionnés sont-ils le reflet d’une jalousie ou d’une nostalgie secrètement regrettée ? 

Finalement peu importe car si la méthode a changé, l’intention est toujours là. Faire réfléchir, modeler nos schémas de pensées, nous faire réagir et s’investir le temps d’un message ou d’une campagne politique.

Toutes sortes de médias existent et si je ne m’attends pas à entendre un débat politique nationale sur les ondes d’une radio libre, je dois m’attendre à recevoir des infos locales sur les programmes nationaux. Cherchez l'erreur!

Alors pourquoi ? Le syndrome du Titanic frappe-t-il les rédactions ou la dialectique des boites de communications sont-elles désuètes ? Les partis misent-ils sur des personnalités ou sur leurs capacités à faire des propositions et des choix de sociétés ?

Entre les enturbannés de la compétence politique contre le choix de personnes visionnaires avec projets novateurs et des pratiques de gouvernances participatives et les délateurs publics à la petite semaine, l’intérêt sur le sujet ne passionne plus les foules. Et cela ne préoccupe personne…

 

 

                                                                                             Antonio GAMBUZZA

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25/02/2013

Wahlen et le plan de la LAT

L’objectif avoué de cette loi est de reprendre la main sur notre souveraineté alimentaire. Alors pourquoi les partisans d’une Suisse indépendante s’opposent à cette loi ? Petit retour sur l’origine de cette mesure qui avait pour cadre la seconde guerre mondiale.

Nous étions alors seuls contre tous, pays d’émigrations et peu peureux, pendant que le secret bancaire n’était pas encore une institution. Et aujourd’hui ? La situation politique n’est plus comparable, le pays n’encourt pas même de sanctions économiques de ses principaux partenaires économiques. Pourquoi donc les milieux populistes avancent le diktat du fédéralisme comme principal argument ?

S'il est aisé de constater que cantons et communes ont failli dans leur mission de développement du territoire, c'est surtout sur la gestion des surfaces d’assolement que celles-ci ont démérité.

Contrairement à ce qui est dit, leurs prérogatives actuelles ne sont pas contestées, sauf qu’il ne sera plus possible de déclasser des terrains par complaisance. Pour ce faire, il devra y avoir une volonté de développement, avec des projets et un échéancier. Si les communes continueront de gérer leur zonage territorial, c’est bien dans la mise en pratique des plans localisés de quartiers que se concentreront les principales innovations.

Et si l’espace dévolu à l’agrandissement des villes est indispensable, c’est la qualité des plans urbanistiques et leur densification qui sera revue. Cette loi sert d’aiguillon, tout en veillant à se suffire en subsistance indispensable à l’indépendance régionale du pays. A Genève, si l'immobilier n’est pas touché, c’est bien dans l'agriculture que nous sommes appelés à performer.

Alors si je suis un raisonnement Pavlovien, c’est à un énième exercice de pompier-pyromane auquel se livre les partisans du NON. Et dans cette affaire, le masque de ces derniers s’étiole chaque jour qui nous rapproche de l’échéance du 6 octobre. Cette loi nous évitera un scénario digne de la crise des subprimes, à notre échelle nationale.

                                                                   Antonio GAMBUZZA

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11/02/2013

Non, non, non et non. Oui alors?

Selon les partisans du non, la loi sur la révision de l’aménagement du territoire inspire la méfiance, la défiance, le centralisme et la ruine du pays. Mais comment diable une Conseillère fédérale PDC ose-t-elle propulser le pays dans le giron de l’ancienne Place Rouge ? A quand les défilés militaires du 1er aout sur la place fédérale… Et nos chers amis valaisans toujours aussi prompts à se poser en victime d’une loi qui leur serait encore plus défavorable que la Lex Weber. Alors à qui profite la LAT ?

Tout d’abord, au citoyen qui ne veut pas payer plus cher son loyer ou celui qui souhaite acquérir un logement sans endetter sa famille jusqu’à la troisième génération. Cette loi oblige les cantons qui ne possèdent pas assez de terrains constructibles, par exemple Genève, à en prévoir en suffisance et à les densifier. Concrètement, les projets de nouveaux quartiers devront prévoir un indice d’utilisation du sol suffisamment élevé afin de diminuer le nombre de logements en souffrances, ce qui provoquera la diminution du prix du logement. 

Bref, il s’agi de tuer la poule aux œufs d’or.

Et les cantons qui disposent de terrain en réserves, au hasard le Valais, doivent faire en sorte de ne pas en déclasser plus que nécessaire. Selon certaines études, il y aurait dans ce canton de quoi construire pour les 50 prochaines années sans déclasser de terrain supplémentaire. L’utilisation de la liberté cantonale permet aux investisseurs d'acheter des terrains avant que toute promotion soit étudiée, acquérant très bas et faisant une très bonne opération à la revente. Cette loi stabiliserait les prix, obligeant les promoteurs à construire moins fastueux, rendant parfois les terrains déclassés à la zone agricole. Et la différence sera forcément profitable à l’acquéreur. 

Bref il s’agit de tuer la poule aux œufs d’or. 

Antonio GAMBUZZA

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