11/02/2013

Non, non, non et non. Oui alors?

Selon les partisans du non, la loi sur la révision de l’aménagement du territoire inspire la méfiance, la défiance, le centralisme et la ruine du pays. Mais comment diable une Conseillère fédérale PDC ose-t-elle propulser le pays dans le giron de l’ancienne Place Rouge ? A quand les défilés militaires du 1er aout sur la place fédérale… Et nos chers amis valaisans toujours aussi prompts à se poser en victime d’une loi qui leur serait encore plus défavorable que la Lex Weber. Alors à qui profite la LAT ?

Tout d’abord, au citoyen qui ne veut pas payer plus cher son loyer ou celui qui souhaite acquérir un logement sans endetter sa famille jusqu’à la troisième génération. Cette loi oblige les cantons qui ne possèdent pas assez de terrains constructibles, par exemple Genève, à en prévoir en suffisance et à les densifier. Concrètement, les projets de nouveaux quartiers devront prévoir un indice d’utilisation du sol suffisamment élevé afin de diminuer le nombre de logements en souffrances, ce qui provoquera la diminution du prix du logement. 

Bref, il s’agi de tuer la poule aux œufs d’or.

Et les cantons qui disposent de terrain en réserves, au hasard le Valais, doivent faire en sorte de ne pas en déclasser plus que nécessaire. Selon certaines études, il y aurait dans ce canton de quoi construire pour les 50 prochaines années sans déclasser de terrain supplémentaire. L’utilisation de la liberté cantonale permet aux investisseurs d'acheter des terrains avant que toute promotion soit étudiée, acquérant très bas et faisant une très bonne opération à la revente. Cette loi stabiliserait les prix, obligeant les promoteurs à construire moins fastueux, rendant parfois les terrains déclassés à la zone agricole. Et la différence sera forcément profitable à l’acquéreur. 

Bref il s’agit de tuer la poule aux œufs d’or. 

Antonio GAMBUZZA

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31/01/2013

Le nez dans le guidon

Ce qui me désole, c’est le manque de créativité. Toutes ces années d’études pour lesquelles il aura fallu, à chaque semestrielle, promettre allégeance à un courant de pensée. Les "matusards" compulsent des données telles que les bancs d’écoles leurs auront montré la voie. A aucun moment, lors de leur mise en pratique ils s’interrogent, chiffres en main. 

Pourtant, un matin d’automne, je me suis réveillé avec l’idée saugrenue de développer les propos entendu la veille sur La Première: financer le transport collectif par une charge sociale. Avec un accès à l’office cantonal de la statistique, j’ai pu me livrer à l'addition de données, sur le nombre d’abonnements UNIRESO annuels ou mensuels livrés dans le canton, le nombre de personnes inactives ou encore le nombre d’apprentis.

De manière factuelle, j’ai additionné le tout et, résultat surprenant, pour un coût sensiblement identique, le canton économiserait au bas mot 106 millions de francs pour l'année 2006. Je me suis pourtant gardé d'être trop optimiste car en additionnant tous les chiffres, l’économie aurait pu se monter à presque 150 millions sur une aide totale de 163 millions versée par le canton.

Dans les faits, des transports collectifs qui s’autofinancent, avec, par effet de domino, une circulation pendulaire moindre et une qualité de l’air qui se stabilise, voire qui s’améliore.

Alors je suis peut-être idéaliste, mais la responsabilité individuelle passe aussi par le porte-monnaie et, sans vouloir être monomaniaque, je pense que le canton a la responsabilité d’appliqué le libre-choix de transport en tenant compte des effets collatéraux.

Une assurance transport qui profite au plus grand nombre, ça ne vous rappelle rien ?

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24/01/2013

Les « à suer rance » sociales ont mals.

Sans détour, les assurances sociales qui sont en mains privées ou gérées par des fondations sous tutelle de la loi fédérale souffrent.

Et les raisons sont multiples. Pour le deuxième pilier, l'investissement dans un portefeuille d’actions est formellement recommandé par la dite loi fédérale mais surtout, le risque est rendu obligatoire. Au lieu de se limiter à définir la stratégie de diversité des risques, la loi contraint les fondations de prévoyances selon un schéma bien établi. De facto, elles sont dans l’obligation d’investir dans le commerce privé avec des fonds publics. Car il faut le savoir, si les caisses se sont faites douchées par la gestion de tiers, eux n’ont pas souffert en percevant leur commission et ne sont pas redevable sur les pertes subies. Alors si pour cette catégorie de personne il est facile de poursuivre leur travail, je suis interloqué par l’attitude de leurs représentants politiques qui se veulent sauveurs de la veuve et l’orphelin en prétextant que c’est avec l’argent du contribuable que l’opération sera conduite. Gros payeur d'impôts, c'est surtout avec le leur!

Rongé de remords ou touché au cœur de leur amour propre, la médiocrité de la Lamal, voulue par le parlement fédéral et sauvée par Monsieur COUCHEPIN, la voilà mise en défaut par l’aile la plus sociale de notre Entente cantonale. Cette volonté d’organiser le gel du paiement de la péréquation financière masque mal la responsabilité engagée qui pèse sur les trop-payés des cantons abritant les hôpitaux formateurs de notre pays. Le sommet de l’hypocrisie est fondé sur la légalité originelle de la non-rétrocession du trop-perçu car dès l’entrée en vigueur de cette Lamal, il était question de solidarité, valeur fondatrice de la Suisse moderne.

De nouveau, les pères de notre prospérité étaient doté d’un sens pratique qui met au défi les hypothèses d’universitaires qui, trop souvent, vivent en théorie, pays voisin de l’utopie.

 

                                                                                   Antonio GAMBUZZA

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