12/07/2015

Grexit or not Grexit

Je demeure dubitatif à l'idée que les états européens appellent "soutien" l'asservissement d'un des leurs.

Il faut sauver le soldat grec à tout prix, de peur de voir les soldats des autres nations périr avec. La réalité est là, devant nous. Et ce sauvetage s’effectue en priant la Grèce de bien vouloir accepter l'envolée de sa stabilité en faveur de celle des autres états membres.

Certains avancent l'idée que la Grèce orchestre sa sortie de l'Euro depuis 2001, voir depuis les calendes grecs. Soit, c'est un scénario possible, tout comme le pillage des richesses de l'Afrique par des multinationales et des politiciens marchant main dans la main.

Les états membres ne peuvent pas attendre davantage que les marchés émergeants voient leur économie égaler celle de l'Euro. Ces pays auront une compétitivité largement supérieur en 2050, horizon visé par les états européens d'un hypothétique remboursement des emprunts grecs.

Avec le recul, je m'aperçois que dans les années 90, l'Amérique gouvernait le monde, les états du Golf construisaient leurs cités des anges et l'Asie fournissait le monde en main d'œuvre dans tous les domaines, prostitution comprise. Le grand méchant était toujours russe mais il avait troqué ses missiles pour la contrebande.

Fin des années 2000 pendant la crise des subprimes, les spécialistes financiers évoquaient la partition de la zone euro en deux, avec l'Euro Mark et l'Euro Franc. Un projet qui n'a jamais vu le jour pour cause de menace sur l'unité et la paix. Les états du Golf finissant de bâtir leur colosse architecturaux, nos dirigeants ont alors contribués à l'exode de nos biens patrimoniaux et fonciers. Les états ont du s'aligner, à regret, sur les standards des nouveaux patrons de l'économie.

Pour sortir de cette mauvaise spirale, la manœuvre consisterait donc à créer une implosion de la zone Euro suffisamment forte pour être crédible, sans provoquer le chaos institutionnel et maintenir la paix dans nos frontières.

Et la Grèce dans tout ça? Ses dirigeants communistes ne sortent pas des chantiers navals. Avec eux, nous sommes loin de M. Lesc Valesa et son syndicat Solidarnosc. Ils sont éduqués, universitaires et déterminé à jouer leur rôle dans l’énième chute d’un empire eureopéen.

Tant que l'on alimente la crise, tout va bien Madame la Marquise. Ce Vaudeville semble si bien huilé que les politiciens les plus sérieux deviennent des partisans de la théorie du complot!

 

Antonio Gambuzza

17:15 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : grexit, lemanbleu.ch, tdg, le temps, eurozone | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

22/04/2015

Comment expliquer la défaite des Vert’Libéraux

Je m’étonne de voir comment un parti cristalise l’intérêt de la télé-locale Léman Bleu. N'étant pas télévore, je doute qu’une telle couverture médiatique a été offerte au PBD ou au PEV.

Ce jeu médiatique mérite que je m’y attarde. Pourquoi moi me direz-vous ? Peut-être que c’est mon intérêt pour la politique, sûrement mon vœu de voir l’écologie triompher de notre model économique, mais c’est certainement parce que j’ai côtoyé ce parti dans l’hémicycle municipale de Plan-les-Ouates. 

En écoutant le vice président suisse des Vert’Libéraux (1min 23sec), tout est la faute au quorum qui plombe les partis émergents. Je m’attarde sur ce terme barbare qui signifie que pour siéger, le corps électoral doit accorder 7% de ses suffrages à un candidat ou à un parti avant de l'adouber d'un droit de représentation.

Je trouve intéressant de reporter ses échecs sur son environnement, d’autant que c’est bien là son cheval de bataille. Des partis émergents, il y en avait un en 2005 qui se nommait MCG. En 12 ans, ce parti est parvenu à truster les diverses strates de la politique genevoise. Le président du PLR s’en amuse et renchérit même sur la reprise en main de la politique communale par sa formation pour évoquer la déroute des Vert'Lib.

Alors quoi ! Ce parti ne serait pas assez Républicain pour l’Electeur ? Est-ce la personnalité des candidats ? Est-ce que les déboires fédéraux de ses caciques sont restés dans les mémoires ? Est-ce l’absence de vraies priorités dans leur discours ? Est-ce  leur stratégie basée avant tout sur une couverture médiatique ou tout simplement la somme de toutes les raisons qui n’ont pas comme origine l’environnement politique genevois ?

Je débutais mon post en affirmant que j’avais siégé avec ce groupe. Je peux vous affirmer que d’émergeant, ses représentants n’ont que le prénom. C’est même pour cela que la présidence fédérale du parti a jeté son dévolu sur un homme aux ambitions politiques affirmées, qui a su les convaincre que son éviction de l'Exécutif communal dans lequel il a fait l'unanimité contre lui était en fait la conséquence d’une incompréhension des électeurs. Il n’en a pas fallu d'avantage pour lancer dans la valse genevoise d'autres personnalités tout aussi ambitieuses et proches du pouvoir.

Lorsque j’entends le président genevois affirmer que c’est l’avenir du parti cantonal qui est menacé, c’est surtout de sa présidence qu’il est question. Il n’y a que le principal interressé qui fait semblant de ne pas s’en apercevoir.

 

Antonio Gambuzza

22:31 Publié dans Genève, Humeur | Tags : les vert'libéraux, isabelle chevalley, sue putallaz, martin baülme, léman bleu. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

17/01/2015

Le nouvel an

2015 démarre sous des hospices intéressants. Alors que des fous de dieu prennent d’assaut le continent européen, d’autres vaillants partisans du créationnisme musellent l’enseignement au prétexte que la gauche a fait trop de mal à l’éducation scolaire. Des idées de gauche défendue par des politiciens de droite, ce n’est certes pas idéal mais c’est dans cette formule que les natifs de l’après-guerre ont construit notre modèle de société…

Aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de penser que les babyboomer sont une génération bénie. Ils ont connu le plein emploi, le pétrole à prix d’ami sans se soucier de ses conséquences, l'indexation de leur revenu au coût de la vie, l’accès à la propriété et maintenant, ils se gavent sur leurs retraites tout en participants à l’augmentation des coûts de la santé.

Même s’ils n’ont rien demandé, est-ce juste de ma part de les pointer du doigt ? Non bien sûr, pour autant qu’ils aient la sagesse de mesurer leur faible influence sur le monde qui les entoure tant le fruit de leur travail part en cacahuète.

Le changement est une opportunité certes, mais les changements à venir ne sont-ils pas trop abruptes ? Le village global existe depuis le début des années 90 et son lot de délocalisation plane sur nous depuis autant de temps.

A Genève, nous avons cette magnifique habitude de nous penser plus malins et, maintenant que nous devons recapitaliser nos institutions et revoir l’envergure de notre administration, notre élite politique imagine une sécurité efficace mais avec des employés qui accepteraient de travailler dur en demandant les aides de l’état.

Ce sont les mêmes qui vous assurent que le prix exorbitant des logements est du au manque de terrain constructible. Ils vous assurent que c’est du pain béni pour le canton que de laisser les nouvelles constructions au bénéfice des nantis, leur accordant des privilèges fiscaux, négligeant l’application les lois en vigueurs, touchant au passage des commissions proportionnelles au montant de l’économie réalisée sur la fiscalité de leur clientèle fortunée.

Ce sont toujours ces mêmes personnes qui nous expliquent la main sur le cœur que c’est dans l’ordre des choses, que le plus fort domine. C’est là que l’action des fous de dieu est intéressante à disséquer. Ils déstabilisent notre système politique et poussent l’électeur dans les bras de nos tortionnaires, pardon de nos élus, prêts à brader notre qualité de vie.

 

Antonio Gambuzza

20:50 Publié dans Genève, Humeur | Tags : bce, bns, change, franc suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |