17/01/2015

Le nouvel an

2015 démarre sous des hospices intéressants. Alors que des fous de dieu prennent d’assaut le continent européen, d’autres vaillants partisans du créationnisme musellent l’enseignement au prétexte que la gauche a fait trop de mal à l’éducation scolaire. Des idées de gauche défendue par des politiciens de droite, ce n’est certes pas idéal mais c’est dans cette formule que les natifs de l’après-guerre ont construit notre modèle de société…

Aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de penser que les babyboomer sont une génération bénie. Ils ont connu le plein emploi, le pétrole à prix d’ami sans se soucier de ses conséquences, l'indexation de leur revenu au coût de la vie, l’accès à la propriété et maintenant, ils se gavent sur leurs retraites tout en participants à l’augmentation des coûts de la santé.

Même s’ils n’ont rien demandé, est-ce juste de ma part de les pointer du doigt ? Non bien sûr, pour autant qu’ils aient la sagesse de mesurer leur faible influence sur le monde qui les entoure tant le fruit de leur travail part en cacahuète.

Le changement est une opportunité certes, mais les changements à venir ne sont-ils pas trop abruptes ? Le village global existe depuis le début des années 90 et son lot de délocalisation plane sur nous depuis autant de temps.

A Genève, nous avons cette magnifique habitude de nous penser plus malins et, maintenant que nous devons recapitaliser nos institutions et revoir l’envergure de notre administration, notre élite politique imagine une sécurité efficace mais avec des employés qui accepteraient de travailler dur en demandant les aides de l’état.

Ce sont les mêmes qui vous assurent que le prix exorbitant des logements est du au manque de terrain constructible. Ils vous assurent que c’est du pain béni pour le canton que de laisser les nouvelles constructions au bénéfice des nantis, leur accordant des privilèges fiscaux, négligeant l’application les lois en vigueurs, touchant au passage des commissions proportionnelles au montant de l’économie réalisée sur la fiscalité de leur clientèle fortunée.

Ce sont toujours ces mêmes personnes qui nous expliquent la main sur le cœur que c’est dans l’ordre des choses, que le plus fort domine. C’est là que l’action des fous de dieu est intéressante à disséquer. Ils déstabilisent notre système politique et poussent l’électeur dans les bras de nos tortionnaires, pardon de nos élus, prêts à brader notre qualité de vie.

 

Antonio Gambuzza

20:50 Publié dans Genève, Humeur | Tags : bce, bns, change, franc suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20/11/2014

Quand la droite pleure, c'est Künzler qui rit

 Il m’est difficile de lire à quel point le partenariat social est fragile. Il ne faut pas moins d’une victoire de la gauche pour que, d’un irrespect d’une loi  approuvée par le peuple, les pouvoirs en place décrètent ennemis d’état celles et ceux qui réclament une application strict du texte approuvé deux fois par les genevoises et les genevois. 
Rappel des faits :

Au siècle dernier (il y a 14 ans), les TPG recevaient 70% de subvention de la part de l’Etat. La majorité du Gouvernement était alors de… Droite. De contrat quadriennal en contrat de prestations sur 4 ans (sic) ce montant a atteint l’équilibre avec 51% de subvention et une augmentation de l'offre de 100%.

Le prix du billet sans subvention quant à lui n'a jamais bougé. C'est la baisse de cette manne qui a induit une augmentation spectaculaire, le faisant passer de 2.50.- à 3.50.- au nez et à la barbe des clientes et des clients.

Pourtant, la garantie du maintient des emplois représente 1,5% du budget annuel des tpg, rallonge refusée net par la commission des transports du Grand-Conseil.

Tout porte à croire que ce gouvernement souhaite inclure dans son enveloppe actuelle les coûts d’exploitation du CEVA, avec pour cible une part de sous-traitance qui passerait de 10 à 20%. De quoi nourrir quelques appétits d'entrepreneurs très Libéral (reSic).

 

http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11547.pdf

 

Et Künzler me direz-vous? En 4 ans, elle n'a jamais subit de préavis de grève de la part des services dont elle répondait. Elle ne devait pas y connaitre grand-chose mais elle fut fidèle aux principes de gouvernance, tout en oeuvrant selon ses promesses électorales.

La Droite n'en a pas voulu.

 

Antonio Gambuzza

 

18:56 Publié dans Genève, Humeur | Tags : barthassat, tpg, tdg, le temps, le courrier, grève, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/06/2014

Genève et la vallée de la Traz-versée dans la Rade.

Il y a un trop plein de voiture en ville !!! Tout le monde est d’accord pour faire ce constat.

Il s’agit maintenant de savoir si la cause est politique, idéologique et antipopulaire ou une obligation de l’Etat. 

 

Chercher des bouc-émissaires dans les politiques menée par le passer ou revenir tant et plus sur la non construction des P+R sur France ne résoudra pas nos aspirations individuelles en matière de circulation routière. A être historique, il faut se rappeler que le Grand-Conseil ET le Conseil d’Etat sont des bastions de l'Entente, exception faite d'une législature dans les années nonante.

 

Dans le concert des inepties, certains avis expriment, au nom de l’écologie, la déconstruction des aménagements actuels pour remettre la voiture au milieu de la cité, alors que c’est précisément ces aménagements routiers qui rendent l’usage de la voiture plus écolos. Les carrefours sont dimensionnés au respect des normes actuelles de l’OPAIR, favorisant le trafic pendulaire par le rail...

 

L’avenir économique de la région est donc un enjeu qui doit nous préoccuper au-delà de toute apologie partisane vue de la rive gauche. Par exemple, il faut se poser la question de la mobilité économique. La loi fédérale sur le travail qui régit le déplacement domicile-lieux de travail n’offre pas la prérogative étatique d’imposer aux employeurs la mise en place d'une politique d'entreprise en faveur de l’utilisation des transports publics. 

 

L’engorgement de la mobilité ne touche pas que la locomotion motorisée privée. Les transports collectifs sont bondés, les planifications en la matière ont pris quasiment 10 ans de retard tant par la faute de recours idéologiques, de la justice qui traite le bien-être collectif comme un crime pathologique, de politiciens qui apprécient de renvoyer leurs travaux de commissions en commissions (sic).

 

Ce n’est certes pas avec les lunettes de l’écologie que nous allons résoudre le problème de circulation et de construction des traversées mais c’est avec ce double-monocle qu’il faut envisager l’avenir. Dimensionner des infrastructures routières au prétexte que le futur sera plus vert nous verse dans l’apologie du jeu de hasard tant les échéances de ce renouveau est abscons.

  

Actuellement, sans économies dans le programme de l’Etat, aucun investissement de cet ordre n’est possible. Les délégués des partis de l’Entente ont envoyé un signal fort à ce sujet mais c’est surtout dans la campagne que leur position devra s’affirmer.

 

Les opposants historiques à la mobilité individuelle sont majoritairement de l’Alternative. Il faudra que celle-ci casse sa tirelire pour mener cette campagne contre ce vote. Si en passant elle pouvait développer des arguments plus convaincants que ses tirades habituelles sur l’écologie et la lutte des classes...

 

Cette traversée ne doit pas être réalisée dans des conditions inacceptables. Que nos élus remettent la fiscalité du Canton sur le métier et fassent voler en éclat le bouclier fiscal devenu obsolète. Qu'ils assument l’empilement croissant des obligations de l’Etat et des attentes de la population.

 

Qui supporterait de savoir que c’est par la réduction de l’effectif des enseignants que la trémie d’accès sur l’avenue de France serait financée ? Que le système de ventilation dans le tunnel serait installé en lieu et place de la rénovation d’une école primaire ? Que les honoraires des architectes seraient payés par l’abandon des compensations agricoles ? Sans parler de la réduction de la dette, le renforcement de la politique carcérale, de l’augmentation des effectifs policiers etc.

 

Que l’on cesse ce phagocytage des votations populaire afin de rendre la politique genevoise plus lisible et digne d’intérêt, populaire.