18/10/2013

A moi, l’arrière-garde !

En lisant mon quotidien électronique favori, j’apprends que des femmes de gauche ET de droites refusent en chœur l’initiative des familles de l’UDC. 

Si je m’en tiens au texte de loi proposé et selon celles en vigueurs dans les cantons, il n’y aurait aucun avantage pour un parent de rester sans emploi après la scolarisation de son enfant.

 

Si j’étends ma réflexion au revenu universel, qui rassemble en sa faveur bon nombre de parlementaires de gauche, je nourri quelque perplexité sur leur rejet de cette initiative. A droite en revanche, les contradictions sont toujours coutumières.

 

Le prétexte le plus inattendu vient de Mme Claudine (j’adore ce prénom) Esseiva, secrétaire des femmes PLR. Elle affirme que l’on ne peut défiscaliser un revenu qui n’existe pas. Pour le contribuable que je suis, défiscaliser consiste à sortir un montant payé à un tiers de son revenu imposable alors que pour elle, c’est carrément le revenu.

 

Je lis dans les commentaires recueillis par la TdG  que Mme Amaudruz, candidate au Conseil d’Etat, soutien sans condition le développement des crèches. Mais ne soutien-t-elle pas non plus une baisse de la fiscalité pour les entreprises et les hauts-revenus ? Son avis en faveur des crèches s'appuie sur quelle ressource financière ? Une taxe sur les voitures ou un péage urbain sur le pont de la rade ? La question est lancée !

 

Mme Chevaley témoigne avantageusement au nom d'une droite modérée et nous rappelle que Mr Blocher comparait les femmes dont le choix est de rester en emploi à des coucous, nichant dans le nid de ses voisins alors que Mme Roth Bernasconi nous révèle que le combat féministe ne supporte pas du tout ce qui aurait trait à un retour aux fourneaux de la ménagère.

 

Je tente de rester rationnel mais je constate un profond malaise dans l’esprit de nos décideurs. Les hommes, grands absents de cette enquête en pensent quoi? Si je prends la plume, c’est pour relever combien il est difficile qu’un avantage pour la majorité des citoyennes et citoyens soit accepté par l’élite de notre Nation. Il y a toujours une raison pour que cette majorité paye et ferme son clapet!

 

Si le 24 novembre cette initiative passe la rampe, le peuple n’aura pas plébiscité la droite de la droite, il aura saisi l’opportunité d’améliorer son quotidien. Et si elle ne passe pas il aura mérité alors son qualificatif de mouton.

 

 

Antonio GAMBUZZA

 

12:35 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : udc, plr, roth-bernasconi, esseiva, amaudruz, les verts, les socialistes, tdg | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

15/10/2013

Tell est pris aux bas résilles

La culture de la provocation ne fonctionne que sur les autres. Le quotidien le Courrier du 14 octobre 2013 nous apprenait que certains hommes étaient scandalisés par la Marche des Salopes, leur susurrant même un risque pour leur intégrité.

Dans la lecture des idéologies qui ont cours, faut-il y lire les propos d’intégristes de la femme au foyer, plus petit commun dénominateur entre les extrémistes homophones et allophones? Sans doute aucun. 

Pourtant, quand deux cents jeunes femmes revendiquent leur droit d’exister, d’avoir des loisirs et de vivre en sécurité, la lecture binaire de l'échiquier politique vol en éclat. Quel est leur degré de motivation ? Le thermomètre du 12 octobre témoigne de cette dernière à un point tel que toute femme qui voterait pour une politique sécuritaire plus forte le ferait en toute légitimité tant les témoignages recueillis pendant le walk sont bouleversants.

La sécurité n’est pas une affaire de préjugé mais d’anticipation. Et si pour garantir la sécurité de celles qui souhaitent vivre et profiter des loisirs qu’offre notre belle République il faut plus de gendarmes, de police des transports, de médiateurs culturels et de place de prison, alors je crois sincèrement que ce n’est pas le moment de baisser les impôts mais de se donner les moyens de lutter contre le grand banditisme qui s’instille chaque jour sous la forme de larcins à la petite semaine.

Puisque la gauche montre des signes d’impuissances face à la montée de l’insécurité et que la droite préconise carrément des baisses d’impôts et un diminution des prestations, sachant que sur le volet sécuritaire, aucune explosion de coût est à prévoir tant la formation de gendarmes ne permet pas d'endiguer les départs naturels. La droite de la droite elle, s’accorde sur un tir de barrage contre la politique de gouvernance, favorisant les alliances de circonstances et la politique du pire. En effet, comment concilier baisse d'impôt et maintient des prestations?

Une solution se dessine avec la politique des finances de la gauche et un projet sécuritaire viable. Pour le mettre en place il faut, avec les candidats actuels, un Vert, deux Socialistes, deux PDC et deux PLR. Aussi, je me demande si pour la majorité silencieuse et le 69% des voix exprimées le 6 octobre 2013, il ne serait pas préférable de voir une solution du moindre mal émerger le 10 novembre, ralliant une majorité en faveur de nos traditions, de nos emplois et de notre avenir.

 

Antonio Gambuzza

http://www.youtube.com/watch?v=4wNknGIKkoA

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13/10/2013

La dérive des incontinents

A Genève, trois visions d’un même monde s’affrontent ; les bobos-intello-culturels, les carriéristes et les mercantiles.

Si les mercantiles usent et abusent des ficelles du markéting, leur coup le plus réussi est de réinventer le concept de la blonde poitrinaire interchangeable. Celles-ci, fidèles à leur légendaire blondeur, servent la soupe aux leaders de leur mouvement avec dévotion et passion. Sous leurs airs de femmes libérées, je ne peux m’empêcher de remarquer leur côté soumise et craintives, guidées par leur à priori et leurs besoins de se camoufler derrières des mâles protecteurs au discours patriotique et, si tout sonne faux dans leur propos, rien n’est inventé. Une preuve? Le succès est au rendez-vous !

Les carriéristes, comme avec la désertion des églises, ne savent guère plus convaincre. Hormis leur électorat historique qui s’érode année après année, le peuple craint pour son emploi, pour sa mobilité, pour son autonomie, sa sécurité et le délivre de sa confiance. Personne ne souhaite plus recevoir leur sermon. Dans la course au Conseil d’Etat, ils jouent la carte de l’union masquant la réalité de leur avance du premier tour qui sonne comme un baroud d’honneur tant l’écart entre le premier et le cinquième est grand.

Les bobos-intello-culturels sont à la ramasse et pour cause. La pression géopolitique tant sur l’Europe continentale que dans l’UE auront eu un effet pavlovien sur des sujets devenus secondaire comme la provenance des aliments et leur qualités, la dominance des pharmas sur notre santé et les promesses d’un retour au jardin d’Eden. Ce qui importe le citoyen c’est le présent.

Si dans leur discours rien n’est inventé non plus, la réflexion sur leurs thèmes est reçue comme une vente en ligne des forces du canton, laissant sur le côté de la route les jeunes sans emplois et nos aînés vivant dans la solitude. Les promesses de logements sont tellement molles que personne ne les entend.

 

Trois blocs s’affrontent. Les deux premiers sont unis dans leur mot d’ordre et leurs électorats se rangent alignés couverts rendant leur victoire palpable. Le troisième bloc n’a jamais su se fédérer et s'accepter. Si la fin justifie les moyens, il passe son temps à se critiquer, se houspiller et s'annihiler pendant que le plus faible est oublié, livré à lui même, justifiant de fait une justice qui ne puni plus et qui s’occupe des agresseurs en oubliant les victimes, ne sachant même plus bouffer du clergé.

 

Vous avez dit joué d'avance? 

 

Antonio GAMBUZZA 

13:18 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |