13/10/2013

La dérive des incontinents

A Genève, trois visions d’un même monde s’affrontent ; les bobos-intello-culturels, les carriéristes et les mercantiles.

Si les mercantiles usent et abusent des ficelles du markéting, leur coup le plus réussi est de réinventer le concept de la blonde poitrinaire interchangeable. Celles-ci, fidèles à leur légendaire blondeur, servent la soupe aux leaders de leur mouvement avec dévotion et passion. Sous leurs airs de femmes libérées, je ne peux m’empêcher de remarquer leur côté soumise et craintives, guidées par leur à priori et leurs besoins de se camoufler derrières des mâles protecteurs au discours patriotique et, si tout sonne faux dans leur propos, rien n’est inventé. Une preuve? Le succès est au rendez-vous !

Les carriéristes, comme avec la désertion des églises, ne savent guère plus convaincre. Hormis leur électorat historique qui s’érode année après année, le peuple craint pour son emploi, pour sa mobilité, pour son autonomie, sa sécurité et le délivre de sa confiance. Personne ne souhaite plus recevoir leur sermon. Dans la course au Conseil d’Etat, ils jouent la carte de l’union masquant la réalité de leur avance du premier tour qui sonne comme un baroud d’honneur tant l’écart entre le premier et le cinquième est grand.

Les bobos-intello-culturels sont à la ramasse et pour cause. La pression géopolitique tant sur l’Europe continentale que dans l’UE auront eu un effet pavlovien sur des sujets devenus secondaire comme la provenance des aliments et leur qualités, la dominance des pharmas sur notre santé et les promesses d’un retour au jardin d’Eden. Ce qui importe le citoyen c’est le présent.

Si dans leur discours rien n’est inventé non plus, la réflexion sur leurs thèmes est reçue comme une vente en ligne des forces du canton, laissant sur le côté de la route les jeunes sans emplois et nos aînés vivant dans la solitude. Les promesses de logements sont tellement molles que personne ne les entend.

 

Trois blocs s’affrontent. Les deux premiers sont unis dans leur mot d’ordre et leurs électorats se rangent alignés couverts rendant leur victoire palpable. Le troisième bloc n’a jamais su se fédérer et s'accepter. Si la fin justifie les moyens, il passe son temps à se critiquer, se houspiller et s'annihiler pendant que le plus faible est oublié, livré à lui même, justifiant de fait une justice qui ne puni plus et qui s’occupe des agresseurs en oubliant les victimes, ne sachant même plus bouffer du clergé.

 

Vous avez dit joué d'avance? 

 

Antonio GAMBUZZA 

13:18 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/10/2013

Les raisons internes au parti.

Si je dissèque la volée de bois vert que l’écologie s’est mangée en ce 6 octobre, je m’aperçois que son discours en faveur de thématiques qui ne lui sont pas historiques lui aura été fatal, tout comme ses thèmes de campagnes habituels.

 

La vision financière de nos conseillers d’Etats sortis est très souvent jugée comme étant trop à droite, ce qui nous aura coûté le soutien d’une gauche qui refuse de voir une économie se libéraliser par crainte de ne pas opposer de réponses convaincantes à une complexité économique toujours plus préoccupante.

 

La mobilité aura eu raison de bien des élus verts. Jugés trop dogmatiques, les allégations de nos adversaires sont sans arguments convaincant mais constituent une somme de reproche très importants. Personne n’a su expliquer pourquoi les changements aussi mauvais du réseau de transport public étaient indispensables pendant la durée du chantier du siècle. Dans le bal du report des voix, le coût en est salé. Peu importe d’avoir raison ou tord, ceux-là même qui ont fait durer la guerre des transports n’auront pas remporté cette guerre mais la bataille du développement de notre métropole au cœur de son bassin économique semble avoir quelques soucis à nourrir. 

 

Le discours tiers-mondiste est aussi la raison de ne plus recevoir des voix de droite. En effet, l’immigration de masse, la misère qui frappe à nos portes et dans nos rues, le chômage des jeunes comme des séniors rend ostensiblement les idées fraternelles ringardes et dépassées. Le multikulti est mort sous la promesse de voir des mosquées envahir les nouveaux quartiers ou les repas scolaires se conformer à de nouvelles coutumes.

Ce n’est pas en avivant des relents de haines que je souhaite combattre la montée d’un nouvel obscurantisme religieux. Mais il faut croire que le choc identitaire ne se préoccupe pas de la manière et se borne à justifier sa finalité. A croire que religion et politique sont résolument incompatible dans le landernau genevois.

 

Au final, Les Verts ont un discours qui ne séduit plus non par lassitude mais par la diminution de l’attention portée à celui-ci. Faut-il alors imaginer que le peuple s’est trompé ? Il y a là un  pas que je ne suis pas prêt de franchir. La démocratie ne sort peut-être pas grandie de cet exercice, j'ose espérer que c'est un recul pour mieux reprendre son élan. En ce 6 octobre, le peuple a eu le dernier mot et celui-ci se traduit ainsi :

Ne touche pas à mon emploi ni ma bagnole et retourne faire la loi chez toi !

 

Antonio GAMBUZZA

14:27 Publié dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

16/09/2013

L'appel du loup

Autant que faire ce peut, je garde le silence sur le drame qu’est la mort de celle qui symbolise la pureté de l’innocence, celle qui pour un temps est devenue l’amie de tous, Adeline.

 

Ce n’est pas tellement les conditions de son décès qui me choquent. Les informations diffusent, semblable à des gorges chaudes, alimentent les communiqués de presse relayés par une profession en quête d’audience.

 

Toujours et encore, complice de la communication débridée, les commentaires fusent, exprimant le manque de transparence, comme si les éléments d’une instruction judiciaire étaient publics, comme si tout devait se figer autour de ce drame social.

 

Pour ma part, j’aimerais accompagner dans le recueillement la famille de la victime dans un contexte serein, clore mes paupières un instant pour être en pensée avec Adeline, avec sa famille.

 

Alors, « politiques » de tous bords, femmes et hommes publics, commentateurs des réseaux sociaux, s’il vous plait, fermez là !

 

 

Antonio GAMBUZZA

13:30 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |