06/09/2013

Droit dans le mur.

Je suis abasourdi par le style rédactionnel de la TdG. Quotidien des jours ouvrables, voilà qu’elle se permet de remettre en cause la bonne foi d’un Magistrat œuvrant pour la mobilité de tous. Incapable de donner son opinion, tant l’édito que l’article d’une pleine page compilent les avis de tous, se veillant bien d’y noyer les commentaires de Mme Künzler, pourtant incontournable dans cette évolution.

De plus, afin de prolonger la ligne 18 par la Corraterie, lorsque le tracé est (enfin) validé par l’OFT après 24 mois, il vous reste à obtenir une autorisation de construire pour aménager le parcours de sa signalisation lumineuse ferroviaire, garante de la sécurité de toutes et tous. Qu’à cela ne tienne, c’est une accusation de pisse-froid qui est déclamée en prétextant de la prudence politique.

Les enjeux son clairs. Pour le retour d'un réseau de proximité prévalent un réseau primaire en service tel que le CEVA, un réseau secondaire tram avec son dépôt construit et enfin une politique constante en matière budgétaire.

 

Et la mobilité individuelle me direz-vous? Là aussi, l'action en faveur de toutes et tous est limpide et se base non sur des promesses mais sur des faits et des autorisations concrètes. Après avoir gesticuler autour de la commission fédérale des transports, la méthode est claire; inscrire la traversée du lac comme priorité dans le calendrier fédéral et quelque chose me dit que le dossier sera béton.

 

Sur ce simple constat qui se veut être un coup de gueule, je souhaite ardemment que la deuxième formation politique du canton se trouve un nouveau souffle rassembleur car le combat sera rude et la concurrence féroce. Les Verts savent désormais sur qui compter pour leur appuyer sur la tête. Que la sagesse leur commande de ne pas se sacrifier.

 

Antonio Gambuzza

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22/07/2013

La messe est dite.

Alors que le petit moineau sur la branche compte fleurette à la rue des Noirettes, la TdG nous rapporte que des gabelous européens travaillant pour le compte d’une nation voisine, auraient espionné l’entrée du parking de la prestigieuse banque Pictet. En jouant la carte de l’investigation, ce merveilleux journal se met enfin dans la peau du 4ème pouvoir sans état d’âme.

 

Le creux de l’été se fait sentir et les canicules annoncées permettront une investigation sans fard pour une affaire déterrée du fond de corbeille du MPC. Notre système juridique est déjà court-circuité par la diplomatie qui doit se sentir pousser des ailes. L’étendue de leur compétence sera utilisée afin de faire entendre raison à un pays qui ne fera que ce qui lui est coutumier.

 

C’est poliment que nos diplomates et leur ministre de tutelle seront reçus par une commission de haut rang qui classera sans suite le cahier de nos doléances, à tout le moins, jusqu’à ce que nous revenions à la charge. Pourtant, en traquant les puissants sur notre territoire, c’est notre capacité à nous autodéterminé qui est remise en cause. Chaque fonctionnaire chargé de la sécurité Nationale française le sait ; c’est d’un coup d’épaule que les contreforts helvétiques seraient vaincues.

 

En signant des traités de coopération dans le domaine de la sécurité en Europe, les chambres fédérales ont pris le pari de diminuer notre facture militaire. Nos officiers généraux ont optés pour des choix tactiques basés sur la formation de moins d’hommes mais sur des armes plus sophistiquées. Tout ronronnait pour qu’une réforme soit ne soit nécessaire avant l’horizon 2030 au moins. Il semble que ces même chambres devraient reconsidérer les options qui s’offrent à elles afin d’assurer l’autodétermination des suissesses et des suisses pendant ces trois prochaines décennies.

 

Nos  deux nations partagent une histoire dense mais, au fond, cherchent leur point d’équilibre à leurs frontières. En rendant le statut de frontalier moins attractif, la France pourrait bien réussir à diminuer le coût de la vie dans les régions limitrophes de la capitale du Léman. Par effet de domino, il faudrait alors construire du logement sur des terres fertiles et nous exposer d’avantage aux importations alimentaires.

 

Ce petit miracle que vit Genève est au fond un sortilège auquel nos considérations ne sont que politique et économique. A quand un retour de la géographie dans l’enseignement des branches principale ?

 

Antonio Gambuzza

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19/03/2013

Mais quel sujet pour un blog.

Entre la défaite du PLR au Conseil d’Etat valaisan, la volonté de retirer l’exploitation du réseau ferroviaire suisse aux CFF, l’élection du Pape François, le congrès des Verts, des Socialistes, le psychodrame du budget genevois ou le drame humain qui se déroule en Syrie, mon cœur balance...

C’est pourtant le Pape qui retient mon attention. Non que j’aille un regain d’amour pour le clergé universel mais cet homme humble, fils d’immigré, sachant qu’il sera plus utile vivant que mort a fait face à ses responsabilités en se confrontant aux dictatures les plus féroces du continent sud-américain. Combien de cardinaux peuvent se prévaloir d'un tel acte?

Cet homme réclame l’attention des fidèles pour déclarer le message de l’église qu’il représente. La meilleure manière de manipuler l’opinion ? Une volonté immédiate et sincère pour se démarquer ? Une invitation à communier ensemble et se tourner vers les valeurs humanistes de ces deux derniers siècles?

Personnellement je penche pour la dernière possibilité.

 

Pourquoi choisir l’érudition d’un homme proche des gens, qui vit selon un plan d’existence calqué sur l’humilité et la pauvreté d’un homme ou d'un mythe qui a lui-même tout abandonné, qui s’inspire des difficultés de sa condition humaines pour dépasser ses instincts alors que, lâchement, il aurait pu sauver sa peau en demandant l’exil! Tout porte à croire qu’il aurait rencontré l’Agneau dans sa vie physique.

Hormis la nouveauté du courant religieux qui investi pour la première fois la charge pontificale, je me réjouis de constater que cet homme ne renonce pas à sa simplicité et encourage les fidèles à le suivre. Les prières qu’il réclame sont autant de soutiens que de chemins de montagnes sur lesquels se déversent les pluies de nos espoirs. N’est-ce pas le rôle d’un chef de convaincre par ses actes?

Alors si je n’avale toujours pas les couleuvres de la profession de foi traditionnelle, cet homme me donne envie. Envie de lire, de partager, de rencontrer, de pardonner, de prendre des risques, de me surpasser mais surtout d’être fier de mon histoire, de ma culture, fier de mes erreurs et de mes réussites. Et l’envie de les multiplier, pour le bien commun.

 

 

Antonio GAMBUZZA

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