20/10/2015

La troisième force, l'Entente et le sourd-muet.

Le second tour des élections sénatoriales de la République et Canton de Genève et ses travers moraux promet quelques joutes verbales des plus exquises. Forte de sa victoire, la droite élargie a ouvert les festivités.

Non content de surargumenter, leurs effets de manche continuent de nous distraire. Par exemple, nous entendons dans un même souffle le PLR conditionner un deuxième siège UDC au Conseil fédéral et nous dire combien il serait regrettable qu'une formation minoritaire représente leurs intérêts à la Chambre haute de notre parlement.

Depuis 1848, l'Assemblée fédérale à comme mission première d'élire notre Exécutif fédéral. L'équilibre de notre parlement ne peut être garanti par un seul parti. C'est pourquoi la pluralité des courants nous permet d'assurer un équilibre saint et serein afin de garantir un avenir à l'ouvrier ou au capitaine d'entreprise.

Au National, Genève a propulser l'image de son exécutif cantonal à cette fin. Chaque formation gouvernementale de notre République a remporté sa part de représentation. Mais, l'ivresse du pouvoir déclenche chez le vieux parti un élan que seul son cousin de l'Entente peut réfréner.

Pourtant, il n'est pas inutile de rappeler que la volonté de nos concitoyens est de préserver une nation forte et indépendante, tout ce que le PLR ne garanti pas, en soutenant la réforme de l'armée ou en galvaudant la souveraineté de notre migration.

Fort d'un candidat aguerri aux arcanes électorales, le vieux parti prétend que la gauche ne mérite qu'une place aux états et désigne naturellement quel candidat adverse il faut préférer.

Je l'admets sans détour, je suis séduit par la maitrise des affaires politiques du PLR, je suis pétri de fierté par l'électeur helvétique qui se démène pour que son confort se maintienne à un niveau respectable mais durable, mais je suis encore plus admiratif par la capacité des tribuns prolétaires à s'éloigner des craintes de leur électorat.

Dans un dernier souffle opportuniste, il serait utile de se rappeler que pour pour défendre la classe moyenne il faut soutenir l'action positif de l'économie ET les intérêts des personnes non-actives. 

Les 7 élus de la droite élargie sont parfaitement compétant pour garantir les attentes économiques et migratoires de Genève. Face à un parlement résolument à droite, il faudra tout le talent des 4+(2) élus de l'Alternative pour influencer et soutenir le développement social et durable de notre canton.

 

Antonio Gambuzza

 

20/11/2014

Quand la droite pleure, c'est Künzler qui rit

 Il m’est difficile de lire à quel point le partenariat social est fragile. Il ne faut pas moins d’une victoire de la gauche pour que, d’un irrespect d’une loi  approuvée par le peuple, les pouvoirs en place décrètent ennemis d’état celles et ceux qui réclament une application strict du texte approuvé deux fois par les genevoises et les genevois. 
Rappel des faits :

Au siècle dernier (il y a 14 ans), les TPG recevaient 70% de subvention de la part de l’Etat. La majorité du Gouvernement était alors de… Droite. De contrat quadriennal en contrat de prestations sur 4 ans (sic) ce montant a atteint l’équilibre avec 51% de subvention et une augmentation de l'offre de 100%.

Le prix du billet sans subvention quant à lui n'a jamais bougé. C'est la baisse de cette manne qui a induit une augmentation spectaculaire, le faisant passer de 2.50.- à 3.50.- au nez et à la barbe des clientes et des clients.

Pourtant, la garantie du maintient des emplois représente 1,5% du budget annuel des tpg, rallonge refusée net par la commission des transports du Grand-Conseil.

Tout porte à croire que ce gouvernement souhaite inclure dans son enveloppe actuelle les coûts d’exploitation du CEVA, avec pour cible une part de sous-traitance qui passerait de 10 à 20%. De quoi nourrir quelques appétits d'entrepreneurs très Libéral (reSic).

 

http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11547.pdf

 

Et Künzler me direz-vous? En 4 ans, elle n'a jamais subit de préavis de grève de la part des services dont elle répondait. Elle ne devait pas y connaitre grand-chose mais elle fut fidèle aux principes de gouvernance, tout en oeuvrant selon ses promesses électorales.

La Droite n'en a pas voulu.

 

Antonio Gambuzza

 

18:56 Publié dans Genève, Humeur | Tags : barthassat, tpg, tdg, le temps, le courrier, grève, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |